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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 12:08

I.Le modèle de la reconnaissance des visages de Bruce & Young.

                                

il y a deux mécanismes
: un mécanismes de reconnaissance  proprement dit(c'est à dire reconnaissance et la dénomination) (ligne verticale de droite: on dira ligne A), et un mécanisme dédié à l'expression et au langage du visage(permettant une identification stricte de la personne familière en fonction de ses émotions et du langage du visage).(ligne verticale de gauche: ligne B).
le structural encoding est valable pour les 2 mécanismes.

II.Le modèle de Farah:
II.1>Une reconnaissance principalement holistique

Selon Farah, ces observations montrent qu'il existe deux modes d'analyses représentationnelles  sous jacente:

  
 
II.2>RDV Vs tache de lecture
- la RDV s'appuierai sur une analyse holistique (globale)
- La tache de lecture exigerait une analyse locale (compréhension d'une phrase requiert la reconnaissance de lettres constituant chaque mot, puis la reconnaissance de chaque mot formant la phrase):

        

- En ce qui concerne la prosopagnosie, les patients ont des difficultés dans la perception globale (holistique) donc ils ne reconnaissent pas les visages mais les objets ou les mots oui:  car bien que ces derniers soient globaux, ils sont AUSSI ET SURTOUT LOCAUX!
- pour les patients agnosiques (qui ne reconnaissent pas les objets mais pouvant reconnaître les visages) : les processus d'analyse locale sont endommagés; mais ils ont conservés une bonne perception globale
- Les sujets alexiques ne reconnaissent pas les mots écrits mais comprennent le langage oral et ont une bonne RDV et RDO...: bien qu'ils aient une forte atteinte locale, les objets sont reconnus globalement ainsi que les visages; cependant c'est plus difficile pour les mots écrits.

III.Modèle de la reconnaissance des visages de Schweinberger & Burton


  

 
                                                           Modèle de "Schweinberger & Burton"


L'illusion de Capgras est l'existence d'une reconnaissance manifeste (consciente) des visages familiers, mais ils sont considérés comme des imposteurs, des doubles ou des étrangers (« que faites- vous dans ma voiture madame?" dit le vieux monsieur à sa femme. Dans ce syndrome il y a une reconnaissance cachée:
-Au niveau comportemental: existence d'un effet d'amorçage (« priming ») non conscient puis après conscient
-Indices physiologiques: il n'y a pas d'existence de réponse électrodermale lors de la présentation de visages familiers. (émotions)
Syndrome de Capgras:« Je reconnais mais j'identifie pas. » (voie B du modèle relative à l'identification des émotions, qui est défectueuse)
Et dans la prosopagnie alors? C'est la voie A (relative à la reconnaissance proprement dite) qui est défectueuse.




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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 11:47

 "Comment essayer de comprendre les mécanismes impliqués dans la perception et RDV?"


Rappel: Reconnaissance vs identification:
- Reconnaissance: une des premières étapes mnésiques c'est à dire : je reconnaît ou pas (reconnaissance perceptive):" j'ai déjà vu ce visage ou je l'ai jamais vu, ou je l'ai vu qu'une fois" (sentiment de déjà vu, de familiarité..)
- Identification: "j'ai déjà vu ce visage et je connais cette personne."
Donc Les erreurs de reconnaissance et identification des visages et leur implication
Chaque jour on voit des visages.. peut-on faire des erreurs de reconnaissance et si oui de quel type?


I.Les erreurs de reconnaissance et identification des visages rapportées par les sujets dans le cadre de leur vie quotidienne. (Young & Ellis 1985)
On de demande au sujet de noter les visages qu'il reconnaît ou pas (une sorte de journal ); après qu'on lui ai fait un "apprentissage" (ce qu'il devait noter, comment etc..)..

les problèmes de reconnaissance étudiés:
- l'origine ou la source de l'incident (les détails visuels disponibles)
- les détails généraux (conditions, état du participant, durée de l'incident etc.)
- les personnes impliquées
- la façon dont l'incident s'est terminé

Résultats:

 on a relevé a peu près 1000 incidents avec:
- erreurs de non-reconnaissance (114 incidents)
- erreurs de fausses reconnaissance (314 incidents)
- problème de familiarité (233 incidents)

Ces 3 types d'incidents impliquent la reconnaissance des visages.

Maintenant voyons ce qui concerne l'identification:
- Difficultés pour retrouver tous les détails concernant la personne (190 incidents)
- Problème de décision (cette personne je  crois la connaître mais j'en suis pas sur) (39 incidents)
- Attribution d'un nom incorrect (9 incidents)

A partir de là:

II>Les erreurs de reconnaissance et identification en situation de laboratoire: proposition d'un modèle: Hay & Young (1982), puis Young & Ellis (1985)
Ils ont proposé un modèle de fonctionnement cognitif de la reconnaissance d'une personne:
  

- une reconnaissance perceptive (visuelle)
- une classification sémantique (catégorisation biographique : "elle c'est un étudiante je la connais", + catégorisation contextuelle: "elle fait partie du groupe des cheerleaders")

Ca peut donner à peu près ça:

              

--->restitution du nom
--->une décision éventuelle (ex: "je vais lui parler car elle c'est une bone amie" ou "je vais l'ignorer car les pom-pom girls elles se la pètent").

III.Les erreurs de reconnaissance et identification des visages observées après une atteinte du cerveau. (d'après ces erreurs on va inférer le traitement normal)
((parenthèse: la Neuropsychologie prouve 95% des hypothèses de psychologie cognitive)
Les différentes atteintes neuropsychologiques semblent rendre compte des différents types d'erreurs
Young & al ont développé des tâches de « line up » sur des patients atteints de pathologies neurologiques:
==>des visages ou des noms étaient présentés à la suite (un à la fois)
==>On demandait aux sujets d'évaluer leur familiarité et de fournir des infos sur l'identité de la personne et..... donner les noms seulement.

III.1>Patient "PH
"
PH (un patient atteint de lésions occipito-temporales causées par une blessure à la tête, il avait une « prosopagnosie classique ») par de Haan, Young & Newcombe.
PH reconnaissait les personnes familière par leur noms.

III.2>Patient « ME »
- Il avait eu un AVC,
- le sens de la familiarité des visages  étaient préservée, mais l'accès aux informations sémantiqes était très affecté: il pouvait reconnaître son père sans savoir qui c'était (pb de catégorisation sémantique donc)
- Il n'accédait pas au nom à partir du visage, mais si on lui donnait la voix il reconnaissait le nom.

III.3>Patient « EST » (opération chirurgicale lui ayant retiré une tumeur du lobe temporal)
Ce patient reconnaissait les visages:
- Il était aussi capable de donner des informations pour 85% des personnes très familières
- Cependant il ne pouvait rappeler les noms de ces visages très familiers que dans 15% des cas. (problème de restitution des noms).

III.4>Patient "SP"
(sévères atteintes dans une tâche de reconnaissance de visage  donc prosopagnosique mais qui ne pensait pas avoir de problème de reconnaissance des visages; il n'était donc pas conscient de sa prosopagnosie--->anosognosie)
SP montrait une conscience conservée concernant les autres déficits cognitifs produits par sa maladie.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 21:01

INTRODUCTION
La perception des visages de fait-elle:
A partir de caractéristiques isolées (nez, bouche, yeux sourcils etc...): une perception locale?
à partir de relations entre les traits importants du visage (configuration des traits du visage): une perception globale?

I. Une perception locale ou globale?
I.1>Une perception locale

On peut se demander par exemple si dans les portraits-robots cette démarche soutient l'idée que percevoir s'apparie sur la reconnaissance de chaque élément.
    
« Il a un nez comme ça, sa bouche est plutôt petite, de gros sourcils... »

Shepard & al. montrent que:
- en ce qui concerne les visages non familiers: ça dépend plus des caractéristiques externes du visage (contour, forme, coupe de cheveux)
- en ce qui concerne les visages familiers: ça dépend surtout des caractéristiques internes (par ex on aura du mal à reconnaître la photo d'un homme célèbre s'il a les sourcils épilés).
Ces caractéristiques sont variables selon le degré de connaissance.

I.2>Une perception globale
C'est la configuration des visages qui est reconnue en premier:
    
                             "Mona Lisa"                                                                    "Don Quichotte"

- Haig (1984) montre que la reconnaissance des visages connus est moins aisée si on modifie le contexte ou des éléments du visage,en général cela induit des difficultés de reconnaissance pour le sujet:
   

-Young & coll ont pris eux, des chimères de visage d'homme spolitiques de l'époque (Giscard d'Estaing et Mittérand), moi j'ai trouvé ça c'est rigolo (il parait que la bouche n'est pas celle de Nico):

                        
                                            "un président multifonction?"

Dans ce cas-ci c'est assez facile, mais dans la condition "Giscard-Mittérand", les sujets  reconnaissaient des visages assemblés mais avaient d'énormes difficultés pour les visages imbriqués.

Conclusion: Local ou global?

Bien que le traitement des traits caractéristiques soit important, de nombreux résultats montrent que le traitement d'une configuration est au moins aussi important pour la RDV.
===>Donc indices globaux et indices locaux.

II.Critique méthodologique
Les mouvements des visages: les expériences faites on portées sur des photographies de visage, mais quand on regarde quelqu'un on s'attache aussi aux mouvements expressif des visages.
Bruce & cooll. ont mis un jeune homme dans une chambre noire et on fait entrer quelqu'un qui le connaissait et ce jeune homme était souvent reconnu par ses proches et ceux qui ne le reconnaissait pas, reconnaissait les mimiques émotives ainsi que son sexe.
La façon d'exprimer les émotions renseignent sur le sexe de la personne et aussi quelque part sur son identité.
Donc c'est la "RDV dynamique" qu'il va falloir  étudier.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 19:39

INTRODUCTION:
un rôle adaptatif: l'homme dépend des interactions sociales pour s'adapter au monde, et doit identifier les individus familiers, peu familiers, ou non familiers.
le meilleur vecteur de reconnaissance: Bien que nous identifions un individu en tant qu'entité selon divers paramètres (visage,voix, allure, habits, contextes, etc), la RDV est l'indice de reconnaissance qui nous permet d'identifier une personne sans ambiguïté.
C'est aussi une compétence qui va nous fournir de précieux renseignements relatifs aux émotions des individus et ce quelle que soit la culture.
Une habilité typiquement humaine (l'intelligence artificielle ne sait pas ou très peu distinguer les émotions), se faisant malgré une infinité de possibilités de configurations (barbe, grand nez, petit nez, lèvres pulpeuses ou fines, maquillage... et ce quel que soit le contexte.

I.Complexité et spécificité des mécanismes de  la RDV
«Searne» considérait qu'il n'y avait aucun intérêt  à étudier la RDV car celle-ci mettait en oeuvre des processus automatiques peu complexes (donc simples).

I.1>La dissociation RDV/RDO (reconnaissance des visages vs reconnaissance des objets).

Bruyer (1983) étudie le cas d'un patient prosopagnosique (prosopagnosie = non reconnaissance des visages). Ce dernier était un fermier qui malgré qui ne reconnaissait pas les visages, même les plus familiers (femme, enfants... il les reconnaissait à la voix), savait reconnaître toutes ses vaches!
===>Dissociation donc entre RDV/RDO (désolé d'apparenter ces pauvres vaches à des « objets »).

I.2>Mis en oeuvre de plusieurs mécanismes dans la RDV.
Toujours Bruyer: mais cette fois-ci il observe autre chose: un patient atteint de prosopagnosie est capable de faire de l'appariement de visage face/profil ou profil/face...
Malone & al eux trouvent des sujets non atteints de prosopagnosie mais incapables de faire de l'identification face/profil ou profil/face.

         

===>Reconnaissance et identification dépendant des paramètres de points de vue....

I.3>Le visage est un "objet" mais il nécéssite une discrimination élaborée.

Ellis & Young (1989) Le visage est un objet nécessitant en fait une discrimination très fine... on ne peut pas parler de prosopagnosie mais d'agnosie discriminatoire fine.
« Si on parle de prosopagnosie on évoquera alors un trouble de la discrimination fine. »

II.Localisation
II.1>les expériences de Derenzi
-Tâche discriminatoire de 2 tableaux de Monnet:
  
--->Le patient prosopagnosique discrimine certains détails des deux tableaux !!! (je n'ai pas trouvé les originaux donc ne pensez pas que vous avez des troubles de la discrimination si vous ne différenciez pas ces 2 tableaux...)
Derenzi en supposant que le RDV est un processus relatif à une tâche de discrimination fine fait l'expérience suivante (on verra ensuite pourquoi):

II.2> Gauthier & Tarr
II.2.1>expérience expert «voiture» vs expert «oiseaux»
Il prend un expert en voiture et un expert en oiseau:

Dans la condition «voiture» (où on présente de nombreuses voitures) : l'expert «voiture» a son gyrus fusiforme activé.
Dans la condition oiseaux (où on présente de nombreux oiseaux): l'expert «oiseau» a son gyrus fusiforme activé.

Conclusion préliminaire
: Il est probable que les visages ne soient pas traités d'une manière si différente des objets, tout dépend de l'expertise discriminatoire que l'on possède, car:
- le gyrus fusiforme peut aussi être activé par les objets sur lesquels on a développé une expertise
- le processus de traitement des configurations apparaît aussi avec des objets familiers.

II.2.2>Expérience des greebles
Ils ont démontré que le gyrus fusiforme n’était pas spécifique des visages, mais des reconnaissances expertes (dont les visages font parti)


               

                                    

                                                
On observe que les l'aire fusiforme (ou gyrus fusiforme) (qui est une aire impliquée dans la RDV) est activée pour le processus consistant à discriminer des «Greebles».
--->Après apprentissage l'aire des reconnaissance des visages des sujets est « devenue » une aire des Greebles!
Conclusion: Il est possible que les visages ne soient pas traités si différemment que les objets, tout dépendrait du niveau d'expertise avec les objets.

II.3>expérience de Sergent & coll (1992):
- Sur un écran on présente aux sujets des objets de la vie courante et ils doivent dire si ce sont des objets de la nature ou des objets industriels.
   


- On présente des visages célèbres (hommes politiques, acteurs...) ou inconnus. Et on enregistre les activations cérébrales à l'IRM.

  


Hypothèse: Si les mêmes zones du cerveau sont impliquées dans la RDV et RDO alors les mécanismes de la RDO sont assimilables aux mécanismes de RDV et si ce sont des zones différentes alors les mécanismes de RDV sont différents de ceux de RDO.
Résultats: Des zones communes et des zones différentes dans RDV/ RDO
Conclusion: Ceci tendrait à montrer que la prosopagnosie n'est pas réductible à un problème de discrimination fine car il faut distinguer au moins partiellement les mécanismes impliqués dans la RDV et la RDO. 

II.4>Tong & coll.
Tong & coll ont montré qu'il existe une aire plus activée dans le gyrus fusiforme pour la RDV que pour la RDO:
===>Il existe une aire dédiée à la RDV dans le gyrus fusiforme!

II.5>Haxhy (2001):

Il montre que le traitement des visages et celui des objets se font tout deux dans le gyrus fusiforme mais invoquent chacun des mécanismes différents; ainsi ils ont des signatures typiques à l'IRM.
--->Donc localisation des deux processus dans le gyrus fusiforme? OUI
--->Mêmes mécanismes impliquées? NON

        

                                     RDO                                                                                          RDV

===>2 signatures IRm différentes

II.6>Pour finir:
Villeumier & coll montrent que dans le gyrus fusiforme quand on présente un objet c'est l'aire parahippocampique qui est activée et que quand on montre un visage c'est l'aire fusiforme droite.
===>L'aire de traitement des visages se situe dans l'aire fusiforme droite du gyrus fusiforme (qui est localisé lui-même dans le lobe temporal).

III. Complexité et spécificités des mécanismes de la RDV
Bruce (1988) montre qu'on doit différencier les spécificités sociales des visages ( les émotions) des mécanismes cognitifs simples
exemple: les émotions des visages ( cf:Paul Ekman)

                             

Ce sur quoi Bruce insiste c'est qu'il y a deux problèmes dimensionnels à prendre en compte dans la prosopagnosie:
- la non reconnaissance des visages proprement dite
- La non-reconnaissance des émotions (même quand il y a RDV).

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