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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:54

Objectif: Apprendre à coder des données issues de différents type de variables et d'échelles enfin de savoir construire une matrice de données indispensable à toute analyse statistique descriptive et inférentielle.

 

matrix.jpg

 

INTRODUCTION

Le codage des données consiste à classer en catégories numériques, les diverses modalités de réponses des sujets.

Etapes:

- Etablir un code spécifique pour désigner chaque variable ou modalités

- Réfléchir aux types d'échelles auxquelles on a à faire
- Créer le tableau de données ou matrice générale.

 

I. Les différentes échelles de mesure

I.1> Les échelles nominales

Elles correspondent à des valeurs qualitatives (les modalités sont qualitatives), les modalités sont disjointes (masculin/féminin). Les modalités de réponses sont une série de catégories, de classes non hiérarchisées (êtes vous favorable à l'euthanasie?)

La mesure utilisée est une valeur arbitraire qui correspondent au fait de posséder ou non la propriété (homme ou femme).

 

Exemples

 

Sexe: Masculin Féminin

Codage: 1 pour masculin et 2 pour féminin

Etes vous pour l'euthanasie?

Codage: 1 pour « oui » et 0 pour « non ».

 

I.2> Les échelles ordinales

Les modalités de réponses sont des catégories ordonnables logiquement

Ces catégories sont également par des valeurs numériques ou des lettres, non arbitraires et ordonnées.

Exemple: Comment envisagez vous votre avenir professionnel?

 

Très précis Précis Assez précis Peu précis Imprécis

    1                2                3                 4               5

 

Les échelles d'opinion, d'attitudes (Likert) sont les plus connues des échelles ordinales.

 

I.3> Les échelles d'intervalles

Les modalités de réponses sont des catégories, des classes ordonnées logiquement et qui présentent en plus des distances, des intervalles clairement définis entre les catégories.

Il s'agit de variables quantitatives (ou numériques).

 

II. La nature des variables (VD)

II.1>Les variables quantitatives

- Elles prennent des valeurs numériques

- Elles peuvent être discontinues ou discrètes (nombre d'enfants par femme) ou continues (taille, poids)

 

II.2> Les variables non métriques (qualitatives: nominales et ordinales)

- Elles prennent des modalités non numériques (sexe, région etc)

- Les échelles ordinales et nominales sont des variables qualitatives

- Les opérations autorisées sur ces variables sont donc des calculs d'effectifs et de %.

 

II.3> Variables métriques et non métriques

Transformer des variables métriques en non métriques

en constituant des classes

 

exemple: On a fait passer un questionnaire où on demande le revenu brut. On nous répond en chiffre. On va avoir des infos quantitatives précises mais il est possible de transformer cette variable quantitative en qualitative de façon arbitraire en regroupant les modalités dans des classes.

Transformer des variables non métriques en métriques

En remplaçant chaque modalité ou item par un chiffre . Mais il faut 2 conditions: la hiérarchie des items doit avoir un sens et les distances entre items doivent être égales (l'écart entre grand et moyen doit être le même qu'entre petit et moyen)

 

III. Les tableaux de données (matrices générales) et de résultats

III.1> Le tableau de données ou matrice générale

A partir de cette matrice on peut faire des résumés statistiques.

Dans la matrice, il doit apparaître en ligne les individus et en colonnes les variables:

Individus/var

Var1

Var2

Var3...

S1

 

 

 

S2

 

 

 

 

III.2>Le tableau statistique

Tableau dans lequel on ne verra plus de données brutes mais des statistiques descriptives

Il permet de résumer et présenterles données.

 

IV. Graphiques

Ils servent à représenter interpréter les informations. Chaque graphique correspond à un type de variables.

Cf cours de statistiques.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:34

I. Présentation de deux grands modes d'enquête: auto-administration et interview

 

02_gavroche_etudiant.gifinterview.gif

 

Le sujet répond seul à son questionnaire (envoyé par la poste par exemple) pour l'auto-administration et pour l'interview il possède un interviewer.

Pour l'auto-administration l'avantage est le coût de l'étude (pas besoin de payer les interviewers) et on a pas d'effet différentiel dû à un interviewer et le sujet n'a pas de contraintes temporelles pour répondre Mais les inconvénients c'est que c'est dur de convaincre les sujets à répondre à l'étude et vérifier qu'ils ont répondu de manière méticuleuse et on n'est pas certain qu'elle ai répondu seule.

Donc finalement c'est incertain.

Pour l'interview l'avantage c'est qu'on peut motiver le sujet quand il a du mal à répondre, on peut vérifier s'il répond sérieusement et l'éclairer quand il comprend pas. Mais l'enquête va couter plus chère et on peut trouver une influence directe ou indirecte de l'interviewer sur les réponses (il est une variable intermédiaire)

 

Schobert & Connad (2008) ont beaucoup travaillé sur l'enquête et proposent que les nouvelles technologies ne placent plus l'interview et auto-administration en opposition mais comme un continuum.

Trouvons un compromis...

- interview par chat

- interview par téléphone
- la webcam (skype) : intéressant pour les agoraphobes

- système automatisés (une voix qui pose les questions et on répond à l'écrit ou des questions écrites et on répond à l'oral où alors on entend les questions et on répond par l'oral)

- les logiciels qui permettent de rendre un questionnaire plus interactifs mais sans interviewer (Chatbots de Turing, test de Turing en 1950: tenir la conversation avec un humain sans que ce dernier s'aperçoive qu'il parle avec une machine).

 

 Internet a un grand intérêt pour cela!

- La distinction de l'enquête via interviewer et auto-administration apparaît de plus en plus obsolète avec les nouvelles technologies. En effet, les enquêtes en ligne se situent quelque part entre les 2 pôles du continuum.

 

 

           Mod3-1.jpg

 

II. Quel intérêt d'un point de vue psychologique de tout cela?: « Les effets de contexte »

On parlait du contexte à l'intérieur du questionnaire. Mais avec les nouvelles technologies ça déborde de ce contexte.

Voyons en quoi ces nouvelles enquêtes peuvent changer le contenu des réponses des sujets.

 

II.1>Sur l'honnêteté et le mensonge

Les travaux de Hancok & al (2004) ont montré que les sujets mentaient moins par téléphone qu'en face à face et encore moins par mail que par téléphone.

Et Johnson a montré que les sujets avaient beaucoup plus tendance à exprimer des choses intimes sur Internet (CMC) plutôt qu'en face à face.

 

II.2>Les informations contre-normatives

Les enquêtes touchent à des objets sensibles (exemple: juif) et donc si le répondant se sent plus en confiance et anonyme ça ca permettre plus d'honnêteté sur des infos contre-normatives, intimes ou embarrassantes pour la personne. Cette sécurité on peut l'avoir sur internet. On peut avoir plus d'infos sur les pratiques sexuelles, criminelles, alcools, symptômes.

 

II.3>Pour l'interviewer

Pour l'interviewer en lui-même il n'y a pas de biais d'interviewer (Céline VS Djamina : les deux prénoms ne seront pas interprétés de la même manière si on interroge une communauté raciste) et il est standardisé. La standardisation étant par excellence les chatbots.

 

I.4> Sur les effets de contextes

Ces effets de contexte peuvent avoir un effet sur les personnes vulnérables (prisonniers, personnes suicidaires). On pourrait penser que suivre un patient en face à face est la meilleure façon d'obtenir ses pensées suicidaires mais on a montré qu'on les décelait plus facilement sur Internet.

On parle plus facilement à un étranger paradigme du « stranger on the train phenomenon » ou aujourd'hui « stranger on the internet phenomenon ».

 

I.5> Expériences

Expérience de Johnson & Downing

 

Une modalité de sujets étaient déguisés en Kukusclan d'autres en infirmières et ensuite en normal (tous les sujets étaient des femmes).

Les Kukusclanclan donnaient le plus de choc et les infirmières en donnaient moins et étaient altruistes...

=> on s'identifie à son avatar!

 

Penas, Merola & Hancock (2006)

Dans une première condition on avait des avatars Kukusclan puis toujours pareil mais avec des avatars.

Les histoires imaginés par le Kukusclan mettaient en avant des scénario sanglants de guerres, et les docteurs des scénario altruiste.

Alors l'avatar influencera nos réponses.

 

Loftus a fait un questionnaire a fait un questionnaire sur:

Avez vous souvent des maux de tête? 2,2

Avez-vous parfois des maux de tête? 0,7

 

Attention donc à la formulation de la question!!!

Au niveau des questions fermées le contexte module les réponses.

Compatibilité entre les médiums. Dans l'idéal les questions devraient être les mêmes et comparables. Quand le téléphone est apparu ils ont testé le média.

La fidélité dépend aussi du contexte.

 

III. Conclusion:

Pourquoi utiliser les nouvelles technologies en psychologie?

Parce que c'est dans l'air du temps: la société se transforme et passe de plus en plus par les CMC et la psychologie ne peut que suivre le mouvement, une phase se doit d'être en phase avec son époque et plus particulièrement la psychologie.

Permet de maîtriser les facteurs liés à la présence de l'interviewer: standardiser l'interviewer (programmes)

Permet d'atteindre des populations qui seraient non accessibles dans un nombre suffisant

Permet d'appréhender les individus dans des espaces en phase avec de nouveaux comportements sociaux.

Les nouvelles technologies de la communication se situent quelque part entre l'interaction en face à face et la communication écrite asynchrone, la vidéo rapproche du face à face mais en supprimant la co-présence, de plus différents indices liés à l'interviewer masqués dans une communication textuelle online (exemple: l'accent) peuvent conduire à des inférences par téléphone. De même que l'apparence, le look et les expressions faciales ne sont pas visibles par téléphone mais peuvent conduire à des attributions en face à face ou en visioconférence. La question des effets de contexte constitue donc un maillage complexe, même s'il est impossible de tous les maîtriser il est fondamental d'être à minima sensibilisé en tant que psychologue utilisant ou étant amené à utiliser des dispositifs online.

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:28

Avertissement


Faire attention à la logique interne du questionnaire (qu'il n'y ai pas de biais de construction comme par exemple un effet de Halo c'est à dire quand les questions et les réponses peuvent se contaminer entre elles, si on pose au début une question qui irrite le sujet ça peut influencer sur un plan émotionnel ses réponses).

Il faut donc essayer de disséminer les questions susceptibles de se contaminer entre elles!

Mais aussi les types de questions (question fermée où on donne les possibilités de réponses au sujet, semi-ouverte où on ajoute un « Autres, précisez », les questions fermées dichotomiques où il y a deux possibilités de réponses, les questions ouvertes. Chaque type de questions à ses avantages et inconvénients (pour les questions fermées c'est le codage statistique l'avantage).

Il y a aussi les échelles de mesures (échelle de Likert pour les attitudes).

Il faut faire attention à la formulation des questions (mots, termes, biais de formulation).

Les différents types de questions (éviter un outil lassant pour le sujet en faisant par exemple des compromis entre questions fermées/ouvertes).

Exemple:

loadimg.php-copie-2.jpeg

 

I. Deux grandes catégories de questions.

Portant sur des faits, des comportements ou des niveaux de connaissances (recueil des données sociobiographiques par exemple)

 

- Le recueil des données environnementales (le milieu de vie)

- Le recueil de données comportementales (quels sont les habitudes des sujets)

- Le recueil des connaissances

Portant sur les opinions, les attitudes, les motivations...

- investigation des attentes, projets, valeurs

- opinions, représentations sociales

 

II. Opérationnalisation des variables

D'après une hypothèse générale on va concrétiser avec une hypothèse opérationnelle la variable. C'est passer d'un concept abstrait à quelque chose de concret, du général au précis en identifiant des dimensions et les indicateurs qui permettront de mesurer le concept/la variable. On pourrait dire « concrétiser » la variable afin de l'observer, la mesurer.

 

req1.jpg

Exemple avec la variable "Le soutien social"

req2.jpg

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:20

INTRODUCTION

Psychométrie:Science de la mesure en psychologie, peut être considérée comme une sous-discipline adapté à chaque domaine de la psychologie.
Ici nous la verrons dans le cadre de la psychologie sociale et étudierons plus particulièrement les questionnaires...

 


Questions de la psychométrie 

Première question: Quels sont les critères scientifiques qui permet de dire si un test est valide sur le point de vue scientifique?

Validité: on va se demander si l'outil utilisée va bien rendre compte de ce qu'il doit rendre compte (un outil d'évaluation de l'iintelligence mesure-t-il bien l'intelligence?)

Fidélité (le test est il cohérent en fonction de la situation/du moment auquel on le fait passer un QI de 100 le lundi et de 130 le mardi impliquera que le test n'est pas fidèle)

Sensibilité


Deuxième question:
Quelles sont les différentes catégories de tests utilisés en psychologie? Comment choisir un test et comparer les tests entre eux?

Les tests basés sur les questionnaires (MMPI II)

Les test projectifs 

Troisième question: Comment interpréter les résultats bruts à un test, dresser un profil psychologique et faire un diagnostic?

Standardiser les données.

 

Quatrième question: Quelles sont les différentes techniques de mesures utilisées en psychologie et les premières étapes de conception d'un outil standardisé. Comment déterminer les items?

  Les techniques d'expérimentation: une situation expérimentale est une situation crée pour confronter deux variables pour mesurer un lien de cause à effet. On introduit une VI et on mesure une ou plusieurs VD.

 

Technique des mesure implicites :on détecte les préjugés sans demander directement l'avis comme par exemple « êtes vous raciste? », par des techniques sophistiquées.

L'observation . Une finalité heuristique, on a les entretiens (directifs, semi directifs, non directifs).

L'enquête

L'analyse des traces (technique où on va examiner des documents pour détecter les problèmes dans les archives) puis il y a des tests qui sont en général des questionnaires standardisés.

 

Test BSRI (Bem Sex Roles Inventory):

 

Avant ce test apparu en 1970, qui mesure les rôles sexués, les échelles de genre étaient opposés sur un continuum en mettant deux dimension parallèles (on peut être très masculin et féminin à la fois selon la situation, ou ni l'un ni l'autre).

Un test reflète l'idéologie de l'époque! Donc attention.

 

 

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