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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 15:23

Un chercheur dispose de la description de la ville fictive "Ethna". Il fait lire une description de la ville dans une perspective dite "survol" (exemple: au nord-est de la ville il y a une montagne) et dans une perspective "route" (exemple: la fontaine est en bas à gauche de la mairie) il souhaite comparer 2 versions de cette description: quelle est la perspective la plus favorable à l'apprentissage de l'environnement? Pour cela il fait lire un énoncé évoquant la ville dans une perspective "survol" et un autre énoncé dans une perspective "route".


Les résultats que voici ne révèlent aucun effet de la perspective mais une différence en terme d'accessibilité:

resres.jpg 


I.> Combien de groupes de sujets convient-il de constituer?
II.> Décrire le plan expérimental
III.> Quelle(s) hypothèse(s) opérationnelle(s) pose le chercheur?



I.> Il convient de constituer 2 groupes de sujets, dans chaque groupe on testera l'influence de la perspective descriptive selon le type de consigne de restitution.

II.> Plan expérimental:

VI1 (inter) : "Type de perspective descriptive" :perspective survol vs perspective route

VI2 (intra) "Type d'énoncé": Enoncé route vs Enoncé survol

 

VD1: "Nombre moyen  de réponses correctes à la tâche de jugement d'énoncé."

VD2: "Temps de réponse (en ms)"


III.> Hypothèse(s) opérationnelle(s):
Il est possible ici de formuler deux hypothèses opérationnelles sauf qu'on en connait pas par avance le sens de variation.

 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 19:25

                        
    
             parl.jpg

                                         MATERIEL EXPERIMENTAL ICI (on s'intéressera à la liste 1)

Méthode:
Hypothèse opérationnelle
Le nombre de paralogues correctement résolus sera plus important quand la première moitié de la liste comportait une règle de résolution que quand elle n'en comportait pas et le temps de résolution des paralogues devrait être plus court en deuxième partie qu'en première partie.

Participants
les étudiants du TD du mardi 13h15-15h15 (D005a), répartis en 2 groupes. (en temps normal, c'est à dire pas en classe, on a le même nombre de participants).

Matériel utilisé/présentation des stimuli

- 2 listes de 30 paralogues chacune:
une liste avec des paralogues basés avec une règle de construction identique (3-4-5-2-1), pour retrouver le mot, on ne peut retrouver le mot que par l'application de cette règle,pour les 15 premiers mots (première partie), et pour les  les 15 mots suivants (deuxième partie), pas de règle précise de paralogue.
une liste de paralogues basés  sur une règle de construction identique (3-4-5-2-1) pour la première partie (15 premier mots), et pas de règle de construction pour la deuxième partie.

Procédure
les participants sont informés qu'ils vont devoir retrouver les mots mélangés. La tâche doit être réalisée le plus rapidement possible sans se tromper. Il est indiqué qu'il ne doivent pas tenir compte des accents, que les mots sont fournis au singulier. Il est précisé que le participant doit noter l'heure a laquelle il commence, le temps écoulé à la résolution de la première partie puis le temps écoulé à la résolution de la deuxième partie.

Plan expérimental
VI (inter) :le type de liste (m1: avec règle de construction de paralogues en première partie de liste, vs m2: pas de règles de constructions en première parti de liste).

VD1: nombre de paralogues  correctement résolus sur deuxième moitié de la liste
VD2: temps moyen écoulé pour la résolution de la première partie et pour la résolution de la deuxième partie.


Résultats

res.jpg


D'après les résultats on peut observer une accélération du temps de réponse (suite à l'apprentissage de la règle). Le nombre de paralogues correctement résolus en condition 1 (liste 1)> condition 2 (liste 2).

Critique

Il y a ici un mot qui peut s'écrire avec un « s » à la fin et c'est pas anodin puisqu'il s'agit du premier mot.
En terme de fréquence les mots ne sont pas sur un pied d'égalité.
On peut trouver plusieurs solutions en deuxième partie qui vont s'imposer d'elles mêmes (fréquence du mot) et ce sans utiliser la règle. Il faudrait que le mot à trouver en l'application de la règle soit le plus fréquent pour inciter l'individu a trouver la règle.

Discussion
L'apprentissage d'une règle préalable semble favoriser la performance de restitution des paralogues.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 22:48

                              MATERIEL EXPERIMENTAL ICI

Méthode
Participants:

Les 38 étudiants de L2 psychologie du TD du mardi à 13h15 en salle D001.

Matériel:
2 listes comprenant chacune 28 mots cibles sachant qu'on a une liste comprenant des mots homographes et une liste ne comprenant pas d'homographes. Pour chacune des listes, les mots cibles sont précédées d'un indice (les indices correspondent soit à de courtes phrases soit à des mots) et ces 2 listes différent de par ce qu'elles contiennent ou non des homographes.
A partir de la liste homographe vs non homographe 2 autres listes ont été construite.
pour les mots homographes la liste on a changé l'indice de récupération, pour les autres mots on a conservé le même indice.
pour les mots non homographes on a changé l'indice de récupération

La différence majeure entre ces deux dernières listes c'est que quand on a changé l'indice qui précède le mot, dans la condition homographe le sens est modifié et dans la liste non homographe, l'indice est changé mais le sens du mot aussi.
Dans la liste des mots homographes, c'est toujours le sens le plus fréquent du mot qui est amorcé.

Pour récapituler, on a trois situations de restitution:
indice préservé + sens préservé , ex: jour de la semaine: mardi et jour de la semaine: mardi
indice modifié (condition non homographe) + sens préservé ex: Aliment sucré: orange, et fruit: orange
indice modifié+ sens modifié (condition homographe), ex:  cerceuil: bière et boisson de houblon: bière

Pour chacune des listes, on a une succession, une alternance de « A » et de « B » (c'est à dire alternance entre indice préservé et indice modifié) ceci pour la liste 1 homographe et non homographe. Et pour la liste 2 les indices sont présentés de manières aléatoires.

Procédure:
Il y a deux groupes de sujets, la procédure est identique sachant qu'on a une présentation orale des indices suivit des mots correspondant avec la consigne explicite qui est de porter grande attention sur chaque couple ,indice+ mot et que ce sont les indices  uniquement dans la deuxième phase qui servira à restituer. Les participants sont invités à restituer les mots correspondant.

Plan expérimental:
- VI: liste de récupération (m1: Condition restitution mots non homographes; m2: Condition restitution mots homographes).
- VD: Moyenne de mots correctement restitués (selon la condition).

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 18:36

MATERIEL EXPERIMENTAL ICI

Hypothèse
On devrait observer une meilleure performance de restitution en condition de reconnaissance (familiarité) qu'en condition de rappel libre (recherche en mémoire) en raison du contexte (les items sont présentés par blocs).
Le nombre de mots correctement restitués en condition reconnaissance > nombre moyens de mots correctement restitués en condition rappel libre

Méthode:
Participants: les 45 étudiants (en général plutôt étudiantes) de mon TD d'expé du mardi

Matériel/stimuli :

- liste de  10 suite de lettres
- 10 liste de 10 suites de lettres VS une feuille vierge (selon le groupe)
Les stimuli sont des  suites de 4 lettres en majuscules, au format VCVC (prononçable pour faciliter la répétition mentale pour mémoriser, ceci pour tous les stimuli au total de 10) les uns à la suite des autres en colonnes. Il sont séparés d'une longueur verticale d'environ 1 cm.
On a volontairement fait attention à ce que ces suites de lettres ne renvoient pas à des sigles ou abréviations connues (exemple: SNCF).

- Pour le matériel de rappel : une feuille vierge
- Pour le matériel de reconnaissance: l0 blocs de 10 stimuli chacun ( présentés en colonnes). Les stimuli sont composés de  4 suite de lettres où dans un bloc on retrouve parmi d'autres suite de lettres (où il n'y a  que la dernière lettre qui change pour conserver le sentiment de familiarité) le stimulus à reconnaître.

Procédure:
2 feuilles ont été distribuées aux étudiants sans qu'il puissent les retourner. Ils pouvaient consulter le première feuille uniquement, la consigne étant de lire très attentivement les suite de lettres pendant deux minutes. Une fois ce temps écoulé on demandait aux étudiants de retourner la feuille pendant 5 min avant de retourner la deuxième feuille (feuille de reconnaissance dans un groupe, feuille de rappel libre dans l'autre).
les participants tache de reconnaissance doivent entourer parmi les 10 blocs et ceux en tache de reconnaissance doivent restituer de mémoire les suites de lettres retenues sur une feuille vierge.

Plan expérimental:
VI: condition de restitution (« rappel » vs « condition reconnaissance »): VI intersujets (il y a 2 groupes: chaque groupe de sujet voit une modalité de la variable)
VD: nombre moyen de suite de lettres correctement restitués

Résultats:
Nombre moyens de mots correctemenst restitués selon la condition:


VI Rappel Reconnaissance
VD 2,8
5,13




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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 19:19

Hypothèse générale:
On devrait observer une influence de l'activité d'organisation sur la capacité mnésique et un effet de primauté et de récence au moment de la restitution.

Hypothèse opérationnelle

Les participants devraient restituer plus de mots dans la première liste avec catégorie que dans la deuxième sans catégorie.

Méthode:
- Participants: 45 étudiants de L2 psychologie de l'université Montpellier III.
- Présentation du matériel/ des stimuli: dans la première liste on trouve 4 catégories de mots contrairement à la deuxième.

            LISTE1                                                                                         LISTE 2
aaaaaa-copie-1.jpg
60  carotte                                  n                      30                                    60 passerelle                                10

4 catégories sémantiques:

 - animaux (a)
- aliments (n)
- vêtements (v)
- professions (p)


- Procédure:
Dans un premier temps on présentait aux sujets la première liste de 60 mots avec catégories. La présentation se faisait à l'oral avec intervalle de temps régulier entre chaque mot. A la fin de la lecture de la liste, les sujets devaient restituer sur papier en rappel libre, sans ordre précis, les mots dont ils se souvenaient sous forme de liste, directement les uns après les autres. Il leur était accordé 6 minutes.

Dans un deuxième temps: Pareil sauf que cette fois-ci on fait ça avec la liste 2.

Variables induites et mesurées:
VI: nature de la liste de mots (avec catégories vs sans catégories)
VD: nombre de mots correctement restitués

- Critique:
Dans la manière de procéder on a introduit un biais: le sujet ne ressent-il aps le besoin de catégoriser malgré lui dans la deuxième phase.
Il aurait fallu faire 2 groupes de sujets et intervertir l'ordre de présentation des listes.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 17:09

                                       DOCUMENT ICI

INTRO:


Il s'agit de lire un article scientifique (en français pour l'instant), afin d'en dégager sa structure (ou son « squelette »), puis ensuite il faudra être capable dans un travail de mémoire ou de recherche de respecter les conventions exigées dans la publication d'un article scientifique.

L'article suivant traite de l'effet Stroop.
En psychologie l'effet Stroop désigne l'interférence observée entre une tâche principale et un processus cognitif interférant. Par exemple entre le fait de devoir nommer une couleur (tâche principale) dans laquelle est écrite un mot, et le mot lui-même qui est le nom d'une autre couleur, l'interférence étant provoquée par un processus mental de lecture automatique. Cette interférence se manifeste par un temps de réaction plus long lorsqu'on demande de nommer la couleur dans laquelle est écrit un mot alors que la couleur qu'il désigne est différente (par exemple, le mot rouge écrit en bleu) par rapport à une situation dans laquelle le mot et la couleur sont congruents (le mot rouge écrit en rouge).

Illustrez-le vous par vous-même:

 

TRAVAIL SUR L'ARTICLE:
I. Introduction

I.1>Présentation des travaux antérieurs
Avec les travaux sur l'effet Stroop il a longtemps été suggéré que l'encodage d'un mot en mémoire sémantique était effectué de manière automatique et irrépressible. Plus de 600 articles présentant des recherches depuis Stroop (1935) confortent cette idée.

Toutefois, des travaux plus récents ont remis en cause l'interprétation classique sur cet encodage immédiat. En particulier Besner & coll. (1997) Ont montré une élimination totale de l'effet Stroop dans leurs expériences avec des items incongruents (« rouge » écrit en vert) vs des items neutres (« roube » écrit en vert). Ils étaient soit unicolores comme à l'usage habituel, ou bicolore de façon à ce qu'une seule lettre (peu importe la position dans le stimulus) apparaissent en couleur (ici verte donc) et le reste de l'item en gris.

conditon A:        ROUGE                 ROUBE

condition B:       ROUGE                 ROUBE

Les résultats montrent que si l'effet Stroop reste présent dans la condition unicolore, il disparaît dans la condition bicolore.
Besner & coll. suggèrent donc que le traitement explicite de la couleur d'une lettre serait associé avec une activation du niveau des lettres et du niveau des représentations orthographiques lexicales. En revanche, l'activation se propageant du niveau orthographique lexical vers le niveau sémantique serait temporairement bloqué (cf: illustration document).

L'expérience de besner & coll. reste cependant critiquable car non conforme pour la mesure de l'effet Stroop (réponses manuelles) et en raison d'un possible recouvrement phonologique.

Neely & Kahan (2004) proposent pour pallier à cela de  produire une interférence par des mots simplement associés aux couleurs (ex:  « ciel » écrit en vert).

Appliqué rigoureusement en 2004 par Manwell, Roberts & Besner avec utilisation de réponses orales. Ils ont mis en compétition des mots incongruents classiques (« jaune » écrit en bleu), des mots incongruents associés (« soleil » écrit en bleu), et des mots neutres (« table » écrit en bleu) en condition unicolore ou bicolore:

                                                          condition unicolore                  condition bicolore

                                                                                                                 ↓
- conditon incongruente simple   :           JAUNE                                 JAUNE
                                                                                                              ↓
- condition incongruente associative:       SOLEIL                                SOLEIL
                                                                                                                     ↓
- condition neutre:                                  TABLE                                  TABLE



Dans cette nouvelle expérience il y a maintien de l'effet Stroop dans n'importe quelle condition (unicolore vs bicolore), cependant et c'est très important, le temps de latence est significativement réduit en condition bicolore pour la condition incongruente simple.

En revanche pour la condition incongruente associative, les résultats sont similaires à ceux de Besner & coll. (1997).
Si dans la situation incongruente associative dans la condition unicolore, l'effet Stroop est maintenu, il disparît dans la condition bicolore.

I.2>Problématique

Les données de Neely & Kahan semblent rester à ce jour, demeurer  la seule démonstration publié de l'élimination de l'effet Stroop associé.
L'article soulève la robustesse d'un tel effet. Cette question est essentielle, dans la mesure où l'élimination de l'effet Stroop associé remet en cause le caractère automatique et irrépréssible de la récupération de la signification des mots écrits.

I.3>Hypothèse:
Dans le sens des anciennes considérations, il y a activation automatique et irrépressible en mémoire sémantique à la lecture d'un mot.

II.Description de l'expérience
- Description et nombre des participants (cf document)
- Matériel et stimuli utilisés (cf document)
- plan expérimental et description des variables:
VI1: Type de stimulus à 3 modalités (neutre, incongruent, incongruent associé)
VI2: Condition de présentation du stimulus (unicolore vs bicolore)
VD mesurée : temps de réponse

- Procédure et appareillage (cf document)
-Résultats:

Il s'agit de présenter les données statistiques qui ont été recueuillies au cours de l'expérience (cf document).
"Quel a été le traitement statistique éffectué?" Test de corrélations, d'indépendance...
"Qu'observe-t-on?"
"Seuil de significativité"?"
..................

III.Discussion
- rappel bref de l'objectif de l'expérience
- données recueuillies et analysées statistiquement: qu'est-ce que cela permet-il de conclure à la communauté scientifique?
- quel est l'apport de cette étude par rapport aux travaux antérieurs.

IV.Bibliographies
Cela permet d'effectuer une sélection de revues et d'aller faire des recherches supplémentaires sur le sujet.

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