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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 20:41

INTRODUCTION:
La voix humaine:

voixhumaine
La parole est un signal acoustique continu et variable. La voix humaine se distingue des autres sons et les sons produit par cette dernière se distinguent entre eux.
Il n'y a pas de repères physique pour déterminer qu'un mot commence ou se finit, ce qui varie c'est l'amplitude (faible ou élevée)

Disciplines concernées par l'étude du traitement de la parole:
- Acoustique (sciences physique)
- Phonétique: propriétés acoustiques des langues
- Phonologie: étude fonctionnelle du langage parlé

Unités du langage parlé:
- Phonème: plus petite unité de la parole dont la moindre modification entraîne un changement du sens du mot (ex de voisins phonologiques: "hier" vs "bière" vs "fier"...)
- Syllabe: unité phonologique organisée autour d'une voyelle (le plus souvent encadrée, précédée ou suivie par une ou plusieurs consonnes).

Paradigme de l'écoute dichotique:
I11.jpg
Technique qui consitse, à l'aide d'écouteurs le plus souvent, à présenter des sons à chaque oreille. Ces sons peuvent être identiques ou différents et être présentés consécutivement ou simultanément.

Hypothèse:
Existence d'un mode de traitement spécifique pour les sons de parole distinct de celui des sons strictement acoustiques.

Résultats:
Meilleure identification des sons parlés présentés à l'oreille droite comparée à l'identification des mêmes sons présentés à l'oreile gauche.
->Supériorité de l'hémisphère gauche (relié au canal auditif droit) dans le traitement du langage
->Supériorité de l'hémisphère droit pour les autrres sons acoustiques (musique...)

Parole et segmentation:
- Les modèles de la reconnaissance des mots parlés doivent tenir compte du décours temporel de la parole auquel doit s'adapter l'auditeur (alignement du traitement sur le rythme de la parole). Exemple: celui parle s'entend aussi parler et peut de par ce fait réguler phonologiquement (différent pour suivre les sous-titres avec rythme imposé : on en a pas l'habitude contrairement à la parole).

I. Modèle de la cohorte (Marlsen-Wilson)
- Objectif: expliquer comment un mot parlé est reconnu en tenant compte du décours temporel de sa prononciation.
- Rendre compte des possibles interférences phonologiques au cours de l'analyse de la parole.
- Phase d'activation de la cohorte: l'auditeur sélectionne les premiers phonèmes et ainsi tous les mots de son lexique qui partagent les mots sons initiaux.
- Phase de sélection: chaque phonème entrant élimine les candidats qui ne correspondent pas au signal acoustique.
      kotkot.jpg
                                                                                                                                                  
        "Ma"........................................... "mar"......................."mari"....................."marit""Maritime"

      Réduction séquentielle du nombre de candidats lexicaux qui ne correspondent pas au fur et à mesure que l'information est traitée

Activation des mots:
cohorte2.jpg
  Le point d'unicité est le moment ou le signal acoustique ne peut plus être confondu avec les autres mots , on l'appelle parfois « point d'identification »

Le moment où le mot est reconnu est le point où en partant du mot, ce mot diffère de tous les autres mots (qui ont été sélectionnés dans notre lexique mental)  faisant partie de la cohorte.
Ce modèle est mis en difficulté dans une langue que l'on ne maitrise pas.
Rappel : le moment où le mot devient unique est appelé point d'unicité (ou d'identification).

Plus un nombre comporte de syllabes plus cela va retarder le point d'unicité et donc la reconnaissance : pour les mots courts, le point n'est atteint qu'en fin de mot.

exemple:

MARI         (les 3 premiers phonèmes ne sont pas suffisant pour la reconnaissance)
       ↑

Et pour les mots longs, le point d'unicité peu se trouver avant la fin du mot:

OBSTACLE
          ↑

Un mot est reconnu lorsqu'il ne reste qu'un candidat.
C'est à dire que l'input sensoriel correspond parfaitement à l'information acoustique en cours de traitement: processus d'appariement (lien entre ce qu'on perçoit auditivement et ce qu'on a en même phonologique sur le mot). Un manque d'attention peut perturbe le système.
Modulation par le contexte dans lequel les mots sont insérés (sélection du bon candidat).

II. Modèle de Trace (Mac Clelland & Elhman)
II.1>Introduction
- Inspiré du modèle d'activation interactive (Mac Clelland & Rumelhart)
- Trois niveaux de traitement:
Les unités acoustiques de base (trait): /b/ vs /p/ (2 consonnes bilabiales)
Les unités phonémiques: /ba/ vs /pa/ ils se confondent facilement en raison de la coarticulation
Les unités mots

Ici on parle d'activation mais aussi d'inhibition (ceci en plus par rapport à la cohorte).

II.2>Simulation par programme informatique
- Les unités se transmettent de l'information (activation ou inhibition) de la même manière que dans la modalité visuelle (cf modèle activation interactif)
- Contrairement à la cohorte, les candidats activés sont alignés à partir du partage de leurs segments sonores initiaux mais ceci s'opère a chaque moment du traitement.

nardin.jpg
A chaque moment du traitement, les items compatibles avec l'information sont effectivement activés.
Lors du traitement du mot « cartable », on peut activer « car », « carte », comme le prévoit le modèle de la cohorte, dans une première phase.
Mais ensuite on peut activer art, table, tableau (il a laissé son car tableau vestiaire), comme le prévoit le phénomène d'activation de traits acoustiques et phonémiques dans le modèle trace.

II.3>Exemple:
Activations possibles à différents moments de l'audition du mot cartable.

one.jpg


Mots activés:


two.jpg


III. Paradigmes expérimentaux de la reconnaissance des mots parlés
III.1>L'identification perceptive
- Tâche: faire entendre un mot au sujet et lui demander de le reconnaître.
- VD: Réponse orale ou écrite (précision des réponse et temps de réponse).
- Procédure:  Faire varier le rapport signal/bruit (musique par ex)
- Erreurs:  les réponses incorrectes sont souvent des mots formellement proches. En cas d'erreur, la fréquence du mot fourni comme réponse est plus élevée que la fréquence du mot stimulus. (à la place de « val » (rare) on peut entendre « bal » (fréquent)).

III.2>La décision lexicale auditive
- Tâche: décider le plus rapidement possible si la séquence sonore constitue ou non un mot de la langue.
- VD: temps de réponse depuis le début de la prononciation du mot jusqu'à sa prononciation complète.
- Procédure: On entend un son et on doit répondre « oui » ou « non » si on pense que ça appartient à la langue
- Résultats: Temps de réponse (sensible à la fréquence orale des mots et à la densité phonologique du stimulus).
- Plus un mot a de voisins phonologiques et plus sa reconnaissance est ralentie (ex: droiture, voiture, toiture, etc...)

III.3>La répétition
- Tâche: faire entendre un mot au sujet et demander de le répéter le plus rapidement possible.
- VD: temps de réponse (souvent les sujets répètent le mot avant de l'avoir entendu complètement)
- Procédure: le sujet à un casque et un micro (très sensible); le temps est calculé entre le début de la séquence et le début de la prononciation du mot calculé sur les premier phonèmes.
- Résultats:
Temps de dénomination: sensible à la complexité phonétique du mot et à sa fréquence dans la langue.
Effet lexical: les mots sont plus vite prononcés (donc reconnus: assemblage phonologique) que les non-mots.

III.4>Le dévoilement
- Tâche: faire entendre un mot au sujet et lui demander de le reconnaître (appui sur un bouton).
- Procédure: les mots sont présentés par fragments de plus longs (30 ms chacun), jusqu'à présentation complète du mot; ex:« ou » puis « oub » puis « oubli » puis « oublier »
- Permet de mesurer la quantité d'informations sensorielle nécessaire pour reconnaître un mot.
- Résultats: permet de repérer le point d'identification du mot qui varie en fonction de la structure phonémique et syllabique des mots.

III.5>La détection de phonèmes
- Tâche: faire entendre un mot ou un non-mot. Le sujet doit reconnaître un son particulier du mot. (ex: son « A » dans le mot rivage).

requi-copie-1.jpg
C'est plus efficace quand on connaît une langue (faciliterait l'apprentissage d'une langue par la discrimination phonologique).
- VD: Vitesse de détection d'un phonème en fonction de sa place dans le mot
- Procédure: équivaut à une tâche de recherche de lettre dans une séquence écrite (cf cours sur reconnaissance des mots écrits, Reicher etc...)
- Résultats: le sujet se base sur les propriétés infralexicales du mot (effet de supériorité du mot); permet de montrer dans quel segment du mot les phonèmes sont le mieux reconnus (antérieurs au point de vue de l'unicité, mieux reconnus...)


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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 15:02

             la_lecture.jpg

INTRODUCTION:

Comment reconnaît-on les mots quand on lit?
Si on lit a peu près vers 150 mots/min c'est car on dispose de processus automatiques.

Exemple: chronométrez- vous en lisant ce texte:

« Nous arrivons à lire en moyenne 5 mots par seconde quelquefois plus, ce qui veut dire que la lecture repose sur des processus très automatisés. Pourtant expliquer comment on reconnaît un mot n'est pas simple, justement car il s'agit d'une activité très automatisée. Ainsi, les adaptations de texte sur les écrans d'ordinateurs et de télévision se basent sur les recherches en perception visuelle surtout lorsque le texte défile sous nos yeux, en bas du journal TV ou quand il y a des sous titres."


=>120 mots/min approximativement
: activation des codes sémantiques très rapides. C'est un exploit dans la reconnaissance des formes pour le cerveau!

Exemple 2
: Faites la même expérience avec un texte (contenant à peu près le même nombre de mot que le texte français précédent) mais avec une langue que vous maîtrisez moins bien ou peu (en la connaissant un minimum cependant).
=>
La lecture est beaucoup plus lente!
=>Les recherches dans le lexique mental sont plus difficiles (car ils y occupent moins de place).

Quand on ne connait pas le mot on fait des recherches physiques (et non mentales puisqu'on ne connait pas) ce qui ralentit. La lecture dans une langue qu'on maitrise peu est très couteuse car non automatisée.
I. Mesurer l'actvité de lecture
I.1>Techniques électrophysiologiques:

retine.jpg
  Figure 1: techniques de mesures de l'activité rétinienne en laboratoire

Mouvement des yeux (rétiniens) pendant la lecture: l'oeil se déplace par saccades (un point à un autre) de façon non régulière.
001ok.jpg
002ok.jpg
Figure 2 et 3: Activité de l'oeil à la lecture de ces phrases.


I.2>Variables dépendantes mesurées:
- VD1:les saccades (les arcs de cercles sur le papier) est définie par son amplitude et sa hauteur.
- VD2: fixation (traduit par l'antisommet d'une saccade)
-  VD3:Retour en arrière (exprimé par flèche dans figure 3)

II. Processus impliqués
- processus automatiques (identifier lettres et mots)
- processus stratégique (chercher mot dans un journal)

III. Traitement et codage de l'information
Saisie de l'information par les organes récepteurs (codage sensoriel), puis transformation.
Pour etre traitée, l'info doit nécessairement être codée:
Toute info a un certain degré d'ambiguité, le travai mental va etre de la résoudre de n'importe quelle manière. Par exemple les mots polysémiques (vers, verts, verre....). Autre exemple: décodage d'un "K" atypique.


K               KK.jpg


K<---Oeil--->Codage sensoriel+ codage mnésique (donc memoire necessaire absolument):

III.1>Principe général valable aussi pour la lecture:
Schema-memoires-signos-2-copie-1.png
                           Figure 4 : Rappel sur  l'encodage et la récupération de l'information

III.2> Facteurs à prendre en compte:
- Performance liées aux limitations de l'organisme, à la tâche, aux stratégies du sujet, au degré de familiarité de l'information.


pererequ.jpg

Figure 5: Shannon, C.E, & Weaver, W. The mathematical theory of communication. Urbana.

- Le « bruit » est toute source d'interférence susceptible de détériorer le signal et donc d'affecter la communication (le sous titrage:  par exemple: blanc sur fond blanc par ex). Le bruit est introduit par le contraste entre la couleur du fond et la couleur des lettres:

hello1.jpghello2.jpg

Figure 6 : exemple d'un mot écrit sur un fond sans bruit puis avec bruit.

III.3>Niveaux de communication
Weaver introduit les problèmes de communications a 3 niveaux:
- Technique: précision de la transmission des symboles de la communication.
- Sémantique: les symboles véhiculent ils la signification désirée?
- Efficacité: Influence sur le comportement  et les attitudes: titre de l'article de journal

journal.jpg
        Figure 7: Article de journal

IV.Résultats expérimentaux:

IV.1>Effet de supériorité du mot:
"Dans quelle situation les lettes sont les mieux reconnues et dans quelle condition la lecture est elle facilitée?"
On penserait intuitivement que c'est que quand on a pas de brut qu'on reconnaît mieux la lettre.
Mesure du temps de détection de la lettre (Reicher,1969):

tableau.jpg
Figure 8: Illustration de l'expérience de Reicher,1969.

Résultats:
- Les temps de réponse sont plus courts quand la lettre est à l'intérieur d'un mot (plus que dans les deux autres conditions): la lettre bénéficie du mot: l'activation du mot aide la reconnaissance de la lettre.
C'est l'effet de supériorité du mot : une lettre est mieux reconnue quand elle est insérée ds un contexte par rapport a la situation ou elle est présenté seule: la lettre bénéficie du contexte!!! (Reicher, 1969).
On peut déduire des mots de textes à trou car l'activation du mot permet l'activation des lettres manquantes.

IV.2>Identification des mots écrits
IV.2.1>Encodage
Encodage de l'information sensorielle (perception visuelle des éléments constitutifs des mots comme les traits, lettres et mots eux mêmes)
Contact entre le mot imprimé sur la rétine et les différentes représentations des mots en mémoire (appariement dans le cerveau). Comparaison entre un ensemble de traits physiques extraits du mot écrit et les multiples représentations en mémoire.

arbr.jpg

 ===> Activation en mémoire.
On peut reconnaître un mot en 150 ms.
Apparition du mot « ville » en amphi en 150 ms et tout le monde (ou presque) est arrivé à le lire.

IV.2.2>propriétes:
- Quand on connaît la forme on l'active plus vite (donc rôle prépondérant de la mémoire), exemple:

                                   BUREAU       VS       LINCEUL


- Des processus ascendant (papier ou écran--->oeil)
- Des processus automatiques et irrépressibles.
- Mise en correspondance entre la forme physique (visuelle), de ce mot imprimé sur la page et une représentation abstraite de cette forme en MLT.

V.Modèles théoriques:
V.1>Modèle des logogenes de Morton

NB: Ce modèle est aussi valable pour la reconnaissance des mots parlés

- Modèle de reconnaissance: interface perception-mémoire (pour chaque mot qu'on connait on a un correspondant en mémoire).
Le « logogène » est le correspondant hypothétique en mémoire, une entité mnésique hypothétique donc.
Autant de logogène en mémoire de que de mots connus. Chaque mot à son logogène.

- Chaque logogene est caractérisé par son niveau d'activité au repos (activation résiduelle). Plus le mot est utilisé plus ce niveau (trace des traitements précédents) est élevé.
exemple du niveau d'activité de deux logogenes d'un étudiant en informatique.

smalllogogene.jpg               biglogogene.jpg
                   Figure 9: mot "cognition"                                                       Figure 10: mot "seveur"

Le logogène peut recevoir de l'activation (augmenter le niveau)
- par une source visuelle ou sonore
- par le contexte (cadre global dans lequel les mots sont présentés) : analyse visuelle, auditive et contexte.
Dès que le seuil d'un logogene donné est atteint, le logogene se déclenche et le mot est reconnu:

logogene-activation1.jpg logogeneactivation2.png
            Figure 11:Atteinte du seuil d'activation                                          Figure 12: Activation


Notion de seuil: il n'est pas suffisant pour un mot subliminal, ou un certain contexte (perceptif par exemple). D'où les résultats mots fréquents vs mots rares.

V.2>Le modèle de recherche sérielle de Forster:
La fréquence des mots est déterminante pour évaluer leur vitesse de reconnaissance:

schema.jpg
                                   Figure 13:  Reconnaissance d'un mot à partir d'un lexique (ou module) orthographique.

Les étapes:
- Création d'un code d'entrée à partir des données sensorielles ("lire"= Code d'accès)
- Comparaison de ce code d'entrée (code d'accès) à tous les codes qui lui sont proches dans le module approprié (module orthographique pour la lecture). L'ensemble des codes proches du code d'accès est appelé un BIN.

exemple: "LIRE"
- BIN1: Rire
- BIN2:Dire
- BIN3:pire
- BIN4: cire
- etc

- Consultation du BIN (mots proches orthographiquement) par ordre de fréquence puis appariement:
>Le BIN est caractérisé par sa taille (nombres d'unités)
>Le BIN est consulté en mémoire en fonction de la fréquence des unités qui le composent (du code le plus fréquent au code le plus rare).
>Dès qu'un appariement se produit, l'information est transmise à l'aide d'un POINTEUR au fichier central:

ooo.jpg


V.3>Modèle d'activation interactive: Mac Clelland & Rumelhart (1981)
NB: Ce modèle est aussi valable pour la reconnaissance des mots parlés. Aussi il permet de bien mettre en évidence l'effet de supériorité du mot.
- Processus de reconnaissance d'un mot, trois étapes qui opèrent entièrement en parallèle:
1> Détection des traits visuels distinctifs (lignes horizontales, verticales, diagonales et courbes)
2>Identification des lettres  par une structure dite alphabet mental.
3> Identification des mots par le lexique mental.
Ces 3 niveaux agissent simultanément quand on lit un texte par exemple. Mais comment sont organisés ces niveaux entre eux?

model.jpg

I. Stimulus; 2>Features detector; 3>Letter detectors;4>Words detector
Tous les noeuds communiquent entre aux à travers des connexions qui peuvent être facilitatrices ou inhibitrices:

     activ.jpg

- Interaction entre perception et mémoire
- Le flux d'information pour l'identification des mots est continu et bidirectionnel (ascendant et descendant) traits<----->lettres<----->mots
- L'activation (valeurs de 0 et 1) au niveau des détecteurs produite par un stimulus visuel est transmise à l'alphabet mental.
- L'alphabet mental transmet l'activation à son tour au lexique mental.

CONCLUSION DU MODELE:
"Combinaison entre l'activation ascendante et descendante au niveau de l'alphabet mental représente l'interaction entre les processus mnésiques (connaissances lexicales stockées à long terme) et les processus perceptifs."

VI.Tâche de décision lexicale
- Tâche particulièrement adaptée à l'étude du lexique mental
- Décider le plus rapidement possible si une suite de lettres (présentées visueellement) constitue ou non un mot de la langue.
- Tâche binaire (2 types de réponses), le matériel expérimental est constitué de mots réels et de non-mots.
- Lorsque la personne connait plusieurs langues et que le mot s'écrit de la même manière dans les n langues le temps de réaction est encore plus rapide (ex: taxi), il faut aussi qu'ils veulent dire la même chose si on ne veut pas observer de perturbations.

                                  MARQUIS

la réponse OUI indique que le sujet considère que la suite de lettres M+A+R+Q+U+I+S constitue un mot. Elle appartient donc à son lexique.
                                     APNED

la réponse NON indique que la suite de lettres A+P+N+E+D n'est pas un mot. Ele n'appartient pas à son lexique.

Exemples:

- JULDO : non
- AVIS: oui
- SATUV: non
- etc
- On suppose qu'à chaque fois que le sujet répond OUI, il a accédé à son lexique mental.
- Le temps de reconnaissance d'un mot est en moyenne de 200ms (+ pour les mots rares)

VI.1>Facteurs qui influencent le temps de décision lexicale

Fréquence des mots:             Fréquents> rare                                   « dire » reconnu plus rapide que «cire»
Longueur des mots:              Courts> Longs                                      «as» plus rapidement que «passerelle»
Complexité syllabique:         Mots simples reconnu + vite                  «requin» plus vite que « redire »
Enveloppe du mot                 Mots majuscules/min + vite qu'alterné  «partir» + vite que «PaRTiR»
Voisinage orthographique    Nombre de voisins et taille                    "Lire"  "Dire"  "Rire"

VI.2>Facteurs qui influencent la reconnaissance

- Facteur d'ordres perceptifs (Luminosité, couleur, fond, contraste, forme des lettres, police de caractère)
- Aspects formels: La forme des lettres peut modifier la vitesse de reconnaissance des mots:

Psychologie         Psychologie               Psychologie     Psychologie          Psychologie          Psychologie
C'est pour cela que sur les ordinateurs et dans les livres certaines poices de caractères sont plus utilisées que d'autres. Inutitle d'expliquer pourquoi.


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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 18:45

        

            CerveauLangage.jpg

I.Distinction langage oral/langage écrit
- Il n'existe pas de société humaine sans langage oral (LO) aussi loin que l'on puisse reculer historiquement..
- Apparition du langage écrit ( alphabétique) il y a  environ 5300 ans au moyen orient.
- Pas de corrélation entre complexité culturelle et complexité grammaticale pour le  LO : le langage Oral des sociétés dites «  primitives » n'est pas plus primitif que l'anglais ou le français.
- Histoire des langues orale mais sans progrès cumulatif alors qu'il y a amélioration croissante des systèmes d'écriture ( alphabétique ou idéogrammatique) en fonction des progrès techniques.
- Equipotentialité complète inter-langue et interindividuelle dans la capacité à acquérir le langage oral : aucune langue n'est plus difficile à acquérir qu'un autre tant qu'il s'agit de la langue maternelle orale.
- Pas besoin d'un QI élevé ou d'une CSP favorisée pour acquérir le langage oral => Tous les sujets développent leur langue maternelle ( les corrélations entre ce genre de facteur et la performance linguistique ne concernent que des aspects mineurs, par rapport à la compétence linguistique commune).
- En revanche tous les sujets n'apprennent pas le langage écrit et il existe de ce point de vue d'importantes différences interindividuelles.
- L'acquisition du langage est un développement spontané/génétique :il suffit que l'environnement linguistique soit normal : que l'on parle au sujet ( feedback positif).
Le langage écrit est appris et enseigné = c'est un apprentissage qui nécessite feedback positif et négatif.

II.Bases physiologiques:

                 gen.jpg

- Il existe des prédispositions biologiques spécifiques à la parole liée à l'évolution des structures corticales  (aire de Broca) tandis qu'il n'y a pas de spécialisation biologique particulière pour l'écriture et la lecture.
- Le langage est un signal perçu auditivement (la voix à une spécificité acoustique). Tandis que l'écriture est perçue visuellement (images, mots).
- Les propriétés sémantiques des mots comme celles du langage sont dans notre mémoire.

Compréhension:
- Lecture: une activité automatique+ stratégique (selon l'objectif), qui est rapide (à peu près 5mots/s).
- Parole: Reconnaissance naturelle malgré des distorsions ou déformations (on reconnait tout de suite une voix) et ce rapidement (à peu près 5 mots/s).

Quelques définitions:
- Langage: Capacité propre à l'humain qui consiste à communiquer avec des signes vocaux ou écrits.
- Langue: Système (complexe) abstrait où sont organisés tous les signes vocaux et écrits utilisés par une même communauté linguistique.
Système permettant de produire des énoncés basés sur des règles (syntaxiques, combinatoires, syntagmatiques...) qui permettent de communiquer et de comprendre/se faire comprendre.
- Parole: C'est la réalisation physique de la langue parlée par la production de sons articulés laryngiens (voisement....).
C'est la manifestation concrète du système abstrait que représente la langue. C'est la parole qu'on "observe" (ou plutôt entend) à proprement dit.

Caractéristiques et généralités du LO:
- parole: signal continu et signal acoustique très variable (exemple de phénomènes suprasegmentaux comme la coarticulation: un phonème n'est jamais répeté à l'identique, ce qui nécessite un ajustement à l'autre, à l'environnement..).
- Pas de repères physiques pour savoir quand un mot commence ou termine.
- Comprendre c'est décrypter la suite sonore émise.

Les facteurs qui influencent la reconnaissance des mots parlés sont donc:
- liés au locuteur (accent, débit de parole, timbre de voix, prosodie, age, sexe....)
- liés à l'environnement (contexte, qualité sonore...)

Compréhension du langage:
- Parlé:  décrypter de manière perceptible la suite sonore émide dans le but de comprendre
- Ecrit: Textes composés d'unités simples (les mots) qui sont délimités par des marqueurs (les espaces : rôle facilitateur de lecture).

Notion de lexique mental
- on pourrait l'appeler "mémoire des mots".
- Ensemble de connaissances qu'un lecteur/auditeur possède sur les mots, ce qui lui permet de reconnaître ou produire des mots écrits ou parlés.
- Mémoire des mots et organisation du lexique mental: les mots sont l'unité de base de la lecture et de la parole.

3 aspects pour la reconnaissance d'un mot:
- la forme sonore (lexique phonologique: représentation mentale des séquences sonores qui correspondent aux mots parlés.
- la forme écrite (lexique orthographique): représentations des formes écrites qui correspondent aux mots écrits
- la signification (lexique sémantique): représentation de la signification des mots parlés et écrits.

Le lexique mental possederait des informations sur les règles d'agencement des items lexicaux.

Activation des différents codes en mémoire lors de la lecture:

O: représentation orthographique
P: représentation phonologique
S: représentation sémantique


OSP-copie-1.gif

On a la représentation du mot écrit (O→S) pendant lecture. Puis on se le représente phonologiquement (O-->P)?
- le vocabulaire passif: le nombre de mots connus (à peu près 60 000 pour un adute)
- le vocabulaire actif: nombre de mots suceptibles d'être produit (on dit en général plus "triste" que "morose" qui pourtant est synonyme), à peu près 30 000 pour un adulte.

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