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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 13:12

I. L e développement moral à l'adolescence

 

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  Etudier le développement moral c'est étudier comment la personne apprend à se situer par rapport aux normes sociales.

Commentaire 1:

- Un aspect comportemental : comment la personne agit en société vis à vis d'autrui?

- Un aspect réflexif: quels jugements la personne porte sur les situations sociales et les comportements sociaux?

 

Commentaire 2:

- On distingue traditionnellement la « morale » (les règles d'actions effectives) et l' »éthique » (le système de valeur sous-jacent aux règles d'action)

 

Commentaire 3:

- « se situer » , cela signifie que la personne peut être en accord...ou en désaccord avec l'idéologie dominante.

 

I.1> Choix méthodologiques théorisés

Origine historique: Jugement moral chez l'enfant (Piaget, 1932)

L'évolution de l'enfant va de l'héteronomie (norme de par les autres, prend les normes à l'extérieur donc il prend les normes sociales, par ex dans les jeux: se conformer aux règles en les respectant de manière absolue) vers l'autonomie (il définit ses propres normes, il décide par lui même).

 

Puis Kohlberg:

- Les « dilemmes » de Kohlberg, comme celui de « M.Heinz », où l'on suscite une opposition entre des critères moraux et des critères légaux.

 

M.Heinz dont la femme a un cancer et va mourir, il entend parler d'un nouveau médicament et monnaye son invention très cher et M.Heinz n'a pas les sous après avoir rassemblé les sous. Il volerait éventuellement les médicaments. L'important ce sont les arguments que l'enfant va donner. Donc cela oppose des critères moraux (une vie humaine est en jeu) à des critères légaux (il ne faut pas voler).

 

Le MJI (Moral Judgment Interview) : passation individuelle; jugements exprimés à propos de dilemmes comme celui de M.Heinz.

Le DIT (Defining Issues test) , développé par Rest .

- La passation (« papier-crayon ») peut être collective;

- Un dilemme; une décision; une décision une évaluation d'arguments possibles pour se décider.

- Certains arguments réfèrent directement aux stades de Kohlberg (les ados se réfèrent plus à ce qui est important) On demande de les ordonner les 3 critères les plus importants.

- Pour pallier le caractère jugé artificiel des dilemmes « fictifs », on a utilisé des dilemmes dits de « vie réelle » (proposés par les participants à partir de leur vécu).. Mais ces dilemmes se sont révélés assez proches des premiers et ils suscitent des niveaux de moralité en moyenne moins élevés, selon les stades de Kohlberg.

Le SRM-SF (Sociomoral reflexion measure, short form):

- pas de dilemme présenté

- Questionnaire à questions ouvertes, par ex: pourquoi faut il tenir une promesse, dire la vérité, aider les autres, etc... (NDRL: un peu « téléphoné non?)

- L'analyse est proche de Kohmberg,mais selon un autre système de stades. 

 

Le PROM (Prosocial reasonning), proposé par Ainsenberg & al.

- Ici des dilemmes opposent le confort personnel au soucis d'aider les autres

- Ex du dilemme de Mary

 

 

I.2> Une analyse en stades: les six stades de Kohlberg

Niveau pré-conventionnel

- Stade I:aximiser son intérêt personnel (éviter les sanctions)

- Stade II: décentration intéressée (profiter des autres)

 

Niveau conventionnel

- Stade III: les normes du groupe proche (être approuvé par les personnes importantes)

- stade IV: l'utilité de respecter les lois (obéir aux règles)

 

Niveau postcoventionnel

 

- Stade V, des lois? Quelles lois? Pour quoi faire? (préserver le bien commun)

- Stade VI: Des principes éthiques guident les jugements (se conformer à des principes éthiques abstraits qui seraient universels.

 

Cohérence des systèmes de stade

 

Attention il ne s'agit pas d'un développement de la délinquance ni d'un achèvement, aux stades 5 et 6, sur des positions idéologiques antisociales.

Cohérence donc et validation de l'aspect séquentiel.

A la période de l'adolescence:

 

- les stades 4 et 5 progressent en fréquence

- Le stade 3 reste relativement fréquent

- Le dépassement du stade 4 peut s'accompagner d'une attitude anti-institutionnelle (voir le DIT) et de régressions apparentes..

 

La  pertinence d'une évolution développementale ne peut être invalidée par le fait que les stades ultimes (ici 5 et surtout le stade 6) restent systématiquement peu fréquents. Ils sont donc valide sur un point développemental et restent pertinents

 

I.3> Variabilité intraindividuelle

On ne change pas d'un stade d'un seul coup: c'est progressif et dépend de situations limitées

Selon les situations, les contextes, une personne pourra présenter des réponses relevant de stades différents: c'est normal! Et cela n'invalide pas la description en stades.

En général, une personne présente fréquemment des réponses relevant d'un stade « x » (exemple: le 3), des réponses moins fréquentes relevant encore du stade précédent et des réponses, peu fréquentes également, relevant déjà du stade suivant.

Se représenter les changements individuels comme un glissement de la fréquence des stades en suivant la progression des stades.

 

 

I.4> Variabilité interindividuelles

Les jugements moraux ne diffèrent pas selon le sexe (contrairement à ce que l'on a pu penser)

Importance du niveau éducatif (scolarité)

Importance des différences d'intégration au groupe de pairs

Importance des différences familiales (mais influence qui peut ne pas être directe: on apprend pas aux enfants à décider.

 

 

I.5>Recherche de déterminants; ce qui peut influencer la progression selon les stades

Expérimenter des situations analogues oblige à dégager des invariants (« Euh..la voisine, il la connait bien? ») et donc des principes.

On prenait une voisine de M.Heinz qui allait mourir du cancer à la place de sa femme et il fallait voler les médicaments. Les ados répondaient la plupart du temps: "Mais il la connait bien la voisine?"

 

Participer au fonctionnement des groupes d'appartenance et prendre des responsabilités incite à réfléchir sur les problèmes sociaux et les solutions possibles.

Etre informé sur le fonctionnement de la société (cf le stade 4)

Expérimenter d'autres références culturelles : Au Kenya Edwards des jeunes scolarisés dans des écoles publiques multiculturelles

Avoir construit une théorie temporalisée et cohérente de soi-même (identité).

 

I.5> Pour conclure 

Importance de l'adolescence dans l'évolution idéologique (croyances, valeurs, principes). C'est une période déterminante pour cela.

Il faut distinguer les jugements des décisions effectives

Importance des émotions dans les décisions:

- exemple fictif et farfelu des tramways fous: (Un tramway roule et va écraser 5 personnes, si on tire sur le levier on va éviter l'accident sauf que le tramway va tuer une personne mais on en sauve 5. Ou alors on est sur un pont le tramway va toujours écraser 5 personnes et si on pousse un homme ça sauve les 5 personnes.

- Quatre grandes catégories d'émotions morales (indignation, satisfaction/insatisfaction spéculaire par rapport à nos actes, empathie, admiration

- Les jugements permettent de mieux contrôler les émotions (classique!) lorsqu'il s'agit de décider d'agir..

 

II. Délinquance et adolescence

 

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La délinquance n'est pas obligatoirement liée à un défaut de jugement moral (Jurkovitch, 1980). 

 

Certes, en moyenne, les jugements moraux des jeunes délinquants sont moins élevés.

Mais certains jeunes délinquants présentent des niveaux de jugement moral analogues à ceux des non-délinquants.

Et donc: des niveaux conventionnels de jugement ne garantissent pas contre l'incidence de comportements délinquants.

 

Chercher à mieux comprendre comment les comportements délinquants

 

II.1> Les évaluations de la délinquance adolescente

La signification du terme de délinquance est variable selon les pays

- critères juridiques comme en France

- Critères sociaux (pays anglo saxons): « l'ensemble des conduites antisociales exprimant l'inadaptation d'un individu à al société »)

- …. mais l'adaptation à la société est-elle une obligation morale ou philosophique?

 

Le critère juridique est lui même variable selon les pays

- Par exemple en Belgique un mineur + un majeur = un viol

 

II.1.1> Délinquance officielle et délinquance auto révélée

 

La délinquance officielle est appréciée par les mises en examen et les condamnations

- Variable selon les pays

- Variable selon les délits

La délinquance est moins importante en milieu scolaire que non scoalire (Debarieux)

"Les incidents sont de 0,08%"

Il convient d'être prudent avec ces chiffres, la réalité est plus tranquille qu'on peut le croire, mais le sentiment d'insécuité est à prendre en compte. Il y a de grandes variations de l'insécurité réelle entre les établissements d'un même milieu (les profs peuvent interagor avec les enfants plutôt que d'aller se réfugier dans la salle des professeurs).

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 12:33

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I. Mieux définir l'adolescence

L'idée naïve (l'adolescence comme phase de transition entre l'enfance et l'âge adulte) n'est pas suffisante en psychologie du développement.

- Elle présuppose que l'enfance et l'âge adulte seraient des états stables et ce n'est pas le cas, il ne peut pas y avoir de « transition » entre des « transitions ».

- Or toutes les périodes de la vie, y compris l'adolescence, sont à la fois des périodes de changements et de relative stabilité.

La définition de l'adolescence comme une période d'âge déterminée (12 à 18ans) n'est pas totalement fausse.... mais elle n'est pas satisfaisante non plus car:

- A  cause des variabilités interindividuelles dans son début et son achèvement

- A  cause du manque de critère pour caractériser le début et la fin de cette période

  L'adolescence n'est pas un stade (au sens des développementalistes), car il ne faut pas assimiler « stade » et « âge ».

Il est faux également de relier l'adolescence à la puberté.

- Inhelder & Piaget s'y refusaient déjà car ils définissaient l'adolescence sur des critères sociaux (« l'insertion de l'individu dans la société des adultes »). En effet il y a des « adolescents psychologiques » qui ne sont pas encore pubères.

Définir l'adolescence par les évolutions qui s'y déroulent (à la suite de Avighurst, vers le milieu du XX ème siècle qui parlait des « tâches de l'adolescence »):

- Adaptation aux transformations corporelles

- Construction identitaire

- Apprentissage de nouveaux rôles sociaux (y compris les rôles sexuels)

- Modification des interactions sociales (perception par les autres, « comment nous voient les autres? »)

- Acquisition de nouvelles compétences intellectuelles (cognitives, donc des changements psy)

Ces évolutions ne sont pas toujours synchrone (ne se font pas toutes en même temps) donc certaines sont diachroniques (cf « théorie focale » de Coleman) et parfois ça vaut mieux que quand tout arrive en même temps où ça peut être difficile à gérer.

On estime à 20% la proportion d'adolescents qui éprouvent des difficultés réelles de développement.

Peut-on définir l'adolescence de façon plus « intégrée » (sans en rester à une liste de domaines de changements)?

 Oui, essayons! L'adolescence correspond au déroulement de processus d'autonomisation (on peut dire aussi « désaliénation », ne plus être « autre »):

- C'est le cas au niveau intellectuel (le « stade formel » de Inhelder et Piaget, peut être entendu comme une désaliénation,  - Le stade formel situe une logique dans un ensemble d'autres logiques, on es plus prisonnier de la première structuration logique qui vient., les ados aiment la science fiction car ça envisage une autre société)

- Au niveau affectif et identitaire (dépasser les identifications de l'enfance, l'enfant s'identifiait aux personnes de son entourage, et à l'adolescence remise en cause de cette identification et recherche active d'autres identifications.)

- Et au niveau social (trouver une place dans la société, une place qui soit moins médiatisée par la famille).

 

II. Rechercher des explications

Rechercher les déterminants du changement

Trois directions qui sont toutes « développementales » (cognitif, social et affectif)

 

II.1>Le point de vue développemental en psychanalyse

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L'adolescence est la « Cendrillon » de la psychanalyse. Les psychanalystes s'occupaient des adultes et inféraient sur la très jeune enfance.

- L'origine des transformations est somatique (puberté)

- Comment chercher à satisfaire la pulsion génitale nouvelle?

- « Tabou de l'inceste »; les objets de l'enfance sont insatisfaisants. On peut pas satisfaire cette pulsion génitale dans le cadre familial. Donc nos objets libidinaux dans l'enfance ne le sont plus au moment de l'adolescence.La pulsion a besoin d'un autre objet que la famille.

- La pulsion génitale tend à se satisfaire, mais les identifications de l'enfance (issues de l'Oedipe) sont devenues insuffisantes.

- Et pourtant (c'est ça le noeud du problème), les identifications de l'enfance, c'est l'individu lui-même, c'est ce qui constitue sa personnalité. Les identifications sont donc pour lui le seul moyen d'aborder la satisfaction génitale, alors qu'en réalité elles ne peuvent pas suffire...

- Conséquences: la problématique Oedipienne doit être réactivée pour être dépassée. 

En attendant... l'adolescent est amené à élaborer des mécanismes de défense qui selon Anna Freud sont de deux sortes:

- Contre le lien avec l'objet infantile (haine des parents)

- Contre les pulsions elles-mêmes, c'est à dire contre la sexualité génitale (d'où un dégout un en pas vouloir par certains genre « non moi j'ai pas l'âge » ou « je suis catholique donc pas avant le mariage » ou « je veux pas en entendre parler »).

 

Selon la théorie psychanalytique, l'adolescence s'accompagne de crise personnelle (pour les raisons citées au dessus).

Voilà pourquoi il est conseillé aux familles d'adopter une systémique de l'adolescent si elle veut garder de bons rapport moins conflictuels, lui laisser expérimenter sa sexualité, sortir etc.

Et donc la résolution de la crise passe par une socialisation hors de la famille.

 

II.2> Le point de vue socio-développemental

 

Ici l'origine des transformations se situe directement dans les interactions sociales et dans le jeu des identifications (groupes de pairs; lieux de socialisation comme l'institution scolaire, etc)

Deux concepts (élaborés en psychologie sociale mais utilisées en DVPT) pour mieux comprendre ce qui se passe:

- Le « statut »: comment une personne est perçue par les autres, en tant qu'appartenant à un groupe social; cela génère des attitudes comportementales de la part des autres.

- Le « rôle » (ou les rôles): ce que l'individu doit faire pour valider son statut, c'est à dire son appartenance à tel ou tel groupe; une manière de répondre non aux attentes.

Or au moment de l'adolescence, il y a une modification non quelconque du statut et par conséquent une évolution obligatoire des rôles à jouer.Mais cette évolution n'est pas toujours facile:

- Possibilité de désaccord entre divers rôles (ex: dans la famille ou avec les amis)

- Discontinuité développementale des » nouveaux » rôles à jouer (sexualité, insertion professionnelle).

- L'incongruité de certains rôles: on me pousse à faire ça... mais vraiment ça ne me convient pas (ex: lors d'une forte incitation à certaines formes de réussite sociale).

 

II.3> Le point de vue cognitif

 

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L'origine des changements est situé dans le progrès des compétences intellectuelles, l'adolescent raisonne, discute et réfléchit

Changements décrits par Inhelder et Piaget, puis par les posts-piagétien:

- Une pensée plus abstraite

- Un raisonnement hypothético-déductif (on peut même raisonner à partir d'une hypothèse fausse)

- Une manière de situer le réel (la société actuelle par exemple) parmi d'autres possibilités.

Tous ces changements se manifestent dans les divers domaines de fonctionnement... Pas seulement dans les domaines qui relèvent des connaissances scientifiques! Attention aussi à ne pas se tromper sur l'architecture du psychisme (comment organiser le cognitif par rapport aux autres aspects, il n'y a pas de domaines privilégiés même celui de Piaget permettant d'évaluer des compétences à l'état pur vu qu'il y a des décalages horizontaux aussi donc les niveaux de compétences sont distribués dans tous les domaines... et ils ne sont pas forcément les mêmes selon ces domaines pour une même personne: décalages horizontaux)

Au lieu de présenter des épreuves Piagétienne en pensant évaluer « le niveau cognitif » atteint pour une personne, il est préférable d'analyser les aspects cognitifs domaines par domaine...

 

III. Une approche générale et différentielle de l'adolescence. L'exemple de la puberté.

Toute analyse développementale recherche à la fois:

- Des processus et mécanismes généraux (communs à un grand nombre d'individus, ou même à tous; c'est ce qu'on fait en psychanalyse)

- ET des variabilités interindividuelles.

 

III.1> Quelques points de repères descriptifs

 

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- Le pic de croissance en taille et ses variations interindividuelles... et intra-individuelles (toutes les parties du corps ne grandissent pas en même temps).

- La différenciation sexuelle, pas tout en même temps et pour certains aspects cela peut durer longtemps.

La croissance en taille (squelette et muscles) ne se situe pas toujours de la même manière, temporellement, par rapport à la différenciation sexuelle; comparer à ce sujet garçons et filles.

Donc des mécanismesuniversels, des facteurs de différenciation, des processusindividuellement analogues (pas « identiques »).

La variabilité se manifeste en particulier:

- Dans l'âge de déclenchement des séquences

- Dans la durée des séquences et du processus global (plusieurs années de différence interindividuelle).

 

III.1> Illustration: garçons et filles

 

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Il y aune symbolisation du pic de croissance. Chez les filles il est plutôt vers la gauche et les garçons plutôt vers la droite. Chez les garçons il peut y avoir un développement génital au début mais moins intellectuel et ça peut être l'inverse chez les filles. Chez les filles règles entre 10 et 16 ans.

 

III.2> L'esprit et/est le corps

Tous les phénomènes psychiques qui se passent dans le cerveau se passent aussi dans le corps.

Une observation surprenante difficile à expliquer:

 

Des conflits familiaux en l'absence du père se trouvent liés à une démarche (premières règles) plus précoces chez les filles.

 

Une question de phylogenèse? Invérifiable. Mais voici des hypothèses.

Cela a été utilise que quand il y ai stress la jeune fille ai des règles précoces car elle peut se reproduire plus vite. Les enfants ressentent le stress dans les familles.

Question d'hérédité? Invérifiable.

Une femme qui a des règles précoces a des chances d'en avoir une qui en a aussi.

Une question d'interaction stimulante?

On peut mettre en liaison la précocité des règles avec le nombre d'année d'un beau père dans la famille.

 

L'adaptation psychologique aux transformations corporelles

- S'identifier à sa propre image; pas toujours facile (dysmorphophobie).

- Une puberté précoce est plutôt favorable pour les garçons et plutôt défavorable pour les filles. (la fille se trouve marginalisé par rapport aux autres filles et aux garçons si immatures au même âge).

 

 

 
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 11:33

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I. Rappels «identitaires» (mais que sont/font les développementalistes?)

Ils s'intéressent à l'ontogenèse psychologique individuelle sous tous les aspects (affectifs, sociaux, cognitifs). Leurs spécialités c'est la recherche et la pratique clinique (dans le sens de « professionnel), une « clinique développementale ».

 

Pas de psychologie de l'enfant et de l'adolescent sans approche développementale. Car:
- Le présent dépend du passé: Quand un enfant présente des difficultés à un certain moment les explications de ces difficultés viennent de son histoire, de son développement.
- Le particulier et le général: Quand un enfant a des difficultés on doit situer cette difficulté par rapport à des grilles d'analyses générales. Comparaison à un développement général.
- Il faut justifier les choix d'intervention: auprès du responsable, quand on fait un bilan, permet d'orienter, proposer d'intervenir selon une théorie (développementale) justifiée

La temporalité du développement: fonctionnement, macrogenèse (observation du développement à long terme), microgenèse (observation du développement à court terme genre 3 à 6 mois en général en longitudinal). Un fonctionnement dans le présent (on observe un fonctionnement à un moment donné mais en revanche on n'observe pas un développement).

 Il faut distinguer stade et âge!!! Un stade n'est pas un âge!!

 

Trois concepts essentiels:

 

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- Processus de développement: déroulement d'un fonctionnement, d'un stade, quand on suit l'évolution d'un ou des enfant(s).

- Mécanismes de développement: Ce qui provoque l'évolution de l'enfant, d'ordre psychologique et neuropsychologiques. Sans être nativiste il semblerait que ces mécanismes se mettent en place d'eux même. (Rappel: constructivisme: construction de l'enfant en interaction avec l'environnement et empirisme c'est l'environnement qui fait tout). Donc les mécanismes sont propres à l'espèce.

- Déterminants du développement: sollicitations de l'environnement ce sont des facteurs de différenciation; dimension sociale de ces facteurs).

 

II. Analyse de processus développementaux (comment relier les moments de la genèse?)
On va essayer de relier les moments de la genèse. Faire des liens entre différents moments de la genèse.

II.1> Fonctions développementales et architecture du système psychique (Wohlwill, 1973).
Les fonctions développementales au sens mathématique (comme y=f(t)). Une variable en fonction d'une autre. Comme la vitesse de croissance en fonction de l'âge (c'est une fonction développementale!).

 

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Présupposé 1: on peut distinguer des domaines de développement relativement indépendants:

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MAIS CES DOMAINES NE SONT PAS TOTALEMENT INDEPENDANTS!!!! Et il faudrait donc pouvoir se donner une représentation de l'architecture d'ensemble du système psychique (intégration individuelle/soutien d'un domaine pour le développement d'un autre comme par exemple le développement moral soutient il le développement identitaire? Tout est relié en fait!
Présupposé 2: Il est possible d'évaluer concrètement l'évolution (indices pour les valeurs de « y »).

II.2> Types de séquences développementales (en s'inspirant de Flavell, 1972).
Parler de séquence suppose que l'on ait repéré au moins deux moments successifs dans le développement (A puis B...)
Toute la question ensuite est de savoir comment ces moments se trouvent reliés
D'où la distinction de plusieurs types de séquences, et donc de plusieurs processus développementaux (déroulement).

 

Addition:

 

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Substitution:

 

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Modification:

 

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Inclusion/Intégration/Réunion: « Le tout est différent de la somme des parties »

 

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Médiation:

 

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II.3> Les prérequis et les précurseurs
Prérequis: idée de nécessité développementale:
Quelque chose doit se construire, s'établir avant une autre (ex: pour Piaget, les connaissances sensorimotrices sont des prérequis et doivent se construire avant les représentations sémiotiques.
Chez Piaget le symbole et acquisition du langage est le résultat de l'évolution sensorimotrice (un prérequis)

Les précurseurs: Nécessité et anticipation:
Il y a des moyens fonctionnels chez les enfants et qui RESSEMBLE à ce qui va suivre, et ça
prépare à ce qui va suivre. Spitz avait vu l'identification à une personne référente : l'objet « précurseur » à 3 mois se manifeste par le sourire social (l'enfant sourit à tout le monde).
Un précurseur est un prérequis.

II.4> La dynamique du développement
Inclure la dimension du temps dans les modèles: la variable temps est prise en compte
On parle de système dynamique quand un processus d'évolution temporel est tel que le futur dépend d'une manière déterministe (quand quelque chose se passe il y a forcément une cause).
Mais « déterministe » ne signifie pas « prévisible » de façon simple. De multiples variables sont en jeu à chaque moment du développement et les évolutions à long terme peuvent avoir des formes très diverses pour des enfants différents.... tout en étant modélisables par une même équation (avec des paramètres spécifiques à chaque individu).
Les évolutions à long terme peuvent avoir des trajectoires très différentes avec des équations qui sont les mêmes mais des paramètres différents.

 

Systèmes (variables) Dynamique (dans le temps) non linéaires (pas une droite), exemple de la vitesse de croissance des adolescents. Attention aussi à la variabilité interindividuelle. Voir la courbe La démarche développemenetale en psychologie (Van Geert) pour un enfant (Peter)

 

III. Ouvertures méthodologiques

Les principes méthodologiques de la psychologie du développement sont les mêmes que ceux en vigueur dans les autres spécialités de la psychologie.
Mais il y a quelques pratiques spécifiques sur lesquelles il convient de réfléchir (genre transversal et longitudinal)

III.1> La méthode des entretiens cliniques piagétiens, ou la « méthode d'exploration critique »
Piaget avait travaillé dans la standardisation des test avec Binet vers 1920, mais il était décude ne pas pouvoir parler avec l'enfant de ne pas savoir le « pourquoi » de son comportement.
Inhelder: « Le diagnostic du raisonnement chez les débiles mentaux ». Elle a utilisé la méthode Piagetienne pour s'entretenir avec les enfants
En pratique : on a un plan d'entretien prévu mais avec des ouvertures qui permette de ne pas suivre exactement le plan prévu. Ces ouvertures sont fait en raison d'hypothèses (« si l'enfant m'a dit ça c'est peut être que » et on vérifie immédiatement l'hypothèse qu'on vient de faire. Aussi on va « dialoguer », éprouver les réponses, « contre-suggestions »(Ton copain m'a dit que...) dans une ambiance ludique, maximum de réflexion (d'où le terme de « méthode critique »).
Possibilité d'une intégration de la méthode à des plans d'expérience.

II.2> L'évaluation d'un niveau de développement
Il va falloir situer l'enfant par rapport à une population générale (un niveau de base)

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Donc deux risques d'erreurs de diagnostic de la part du psychologue:
- Oui mais non (en réalité l'enfant n'y est pas)
- Non mais oui (l'enfant y est et on dit non).

 

On n'est jamais absolument certain de sa conclusion, mais on sait si la procédure utilisée augmente un type de risque plutôt qu'un autre.
Un exemple: Quand l'enfant donne une réponse le codage de stade ne s'appuie pas juste sur la réponse brute mais aussi la justification qu'une donne l'enfant.
Dans le cas de Piaget on renforce le risque non mais oui. Avec un autre système où on se base juste sur les réponses brute son renforce le risque oui mais non (l'enfant peut répondre au hasard).

 

III.3> Ouvertures méthodologiques
Chercher les séquences et donc chercher les successions ordonnées.
L'analyse hiérarchique :Observer si des acquisitions se font toujours dans le même ordre.
En longitudinal...c'est long...il faut attendre.
En transversal, il suffit d'observer si , lorsque N items sont réussi, ce sont toujours les mêmes...facile! Il vont réussir toujours soit numéro 1 puis 2 mais pas numéro 1, un autre 3 un autre 8 etc.

 

III.4> L'exemple des décalages horizontaux
Voir, au verso de la biblio l'exercice. On y retrouve diverses séquences (à la Flavell) et une utilisation de l'analyse hiérarchique.
Quand on a un même traitement, une même logique.
 

Décalage horizontal: Les réussites ne sont pas synchrones elles ne se produisent pas au même moment du développement psychologique...

 

 

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