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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 14:41

INTRODUCTION

Définition de personnalité: «(...) organisation dynamique au sein de l'individu de systèmes psychophysiques qui déterminent ses comportements caractéristiques et ses pensées » (Allport).
Dynamique car la personnalité ne demande qu'une chose c'est de changer et on changera que si on vie des situations favorisant le » changement.
Derrière la stabilité il y a des facteurs psys, biologiques, il suffit que l'un des facteurs bouge..

Exemple: Quelqu'un de très consciencieux voir obsessionnel prend sa voiture et à la suite d'un accident il aura un trauma crânien qui a des conséquences au niveau cognitif ( la personne sera beaucoup plus impulsif plus de mal à réguler les comportements) donc après cela il aura pu voir sa personnalité évolué. Il serait resté le même sans l'accident. Donc les dés ne sont pas jetés à la naissance ni à la fin de l'adolescence. On peut toujours changer tout au long de la vie.

 

Actuellement , consensus pour définir la personnalité selon 6 points:

- Elle est une organisation et non une juxtaposition de pièces

- Processus dynamique à l'intérieur de l'individu

- Concept psychologique dont les bases sont physiologiques

- Force interne déterminant comment les individus vont se comporter

- Constituée de patterns de réponses récurrents

- Elle se reflète dans les comportements, les pensées et les sentiments

La personnalité attention aux "faux amis"
La personnalité à une définition mais a des déclinaisons. En psychologie on emploie le terme de personnalité qui renvoie à de multiples définitions.
- Personnalité dans le langage sémiologique (DSM) : Conception catégorielle (décision diagnostique: « il présente tel tableau clinique? »Oui ou non: par exemple « Absence de trouble de la personnalité ».
- Nous verrons la personnalité dans le langage « psychologique »


Elle renvoie à une conception dimensionnelle: à la personnalité que nous avons tous et ici la personnalité va être définie comme l'expression du développement des différentes dimensions de personnalité (ou traits de personnalité) du sujet. On est « plus ou moins telle ou telle personnalité ».

Exemple de l'état anxieux. On va postuler que l'état clinique reflète un exacerbation d'un trait normal.
Ici la « pathologie » est potentiellement au fond de nous. On a tous des profils de personnalité. Et cette personnalité va être un « facteur » de risque dans la manière de réagir. Certains troubles sont associés à certains types de personnalité.

La personnalité se caractérise alors par le niveau respectif d'un ensemble de traits prédisposant le sujet à réagir d'une manière particulière dans différentes situations

Il est possible de faire des profils de personnalité à l'aide de tes psychométriques.

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I. Pourquoi des modèles de personnalité?

Approche dynamique: développement chez un individu d'un nombre de traits.

La singularité de la personnalité est le développement particulier de chacun de ces traits.

Les chercheurs ne vont pas avoir les mêmes critères selon la démarche employée. Ce qui explique cette multiplicité des modèles.

 

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Cela sera fournit par:

 

Sélection statistique des dimensions de personnalité: on distribue en masse les questionnaires de Catttel pour étudier la personnalité. Donc une démarche de laboratoire où on soumet les sujet à des questionnaires.

 

Exemple: Les temps de réaction plus rapides pour des stimuli congruents que pour des stimuli non congruents. On mesure le temps de réaction (court si information congruente).

 

Une personnalité évitante répondra plus vite aux stimuli anxiogène.

On utilise des données verbales pour les stimuli et on mesure des réponses motrices.

 

II. Modélisation des dimensions de la personnalité

II.1> Modélisation psychométrique

A partir de ces 2 sources d'infos on va faire des analyses factorielles (psychométrie).

Avec 20 phrases d'un questionnaire (20 items) est ce que nous pouvons regrouper les scores où est ce que les items sont indépendants? Et si on  les regroupe en combien de groupe? C'est là que l'analyse factorielle rentre en jeu.

Les auteurs ont constitués leur modèle sur cette base statistique.

 

1)Combien de facteurs sont nécessaires pour regrouper tout ça? Cattel a observé statistiquement le nombre de 16 facteurs qui correspondait à 16 traits de personnalité.

On va essayer de voir en quoi cette quantité de données peut se résumer à ces facteurs (traits de personnalité) =>Donc il en faut 16.

 

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2) La sélection des dimensions de personnalité précède les traitements. Les recherches on fait des hypothèses sur le nombre de traits qu'on va rechercher.

En gros c'est la démarche inverse de précédemment:

 

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A partir des résultats de psychophysiologie Eyzenck a postulé que les traits de personnalité qui devaient être présents chez tout le monde devaient s'observer par un set de comportement particulier.

On vérifie les liens entre dimension et comportement avec les analyses statistique.

 

Et donc  Eyzenck  prend en compte 3 facteurs.

En pratique il va falloir choisir un modèle selon la démarche diagnostique les possibilités des personnes, la population clinique.

 

II.2>Modèle biopsychologique (Cloninger)

II.2.1> Personnalité et psychopathologie clinique

Un modèle de personnalité correspondant à la seconde approche (il avait posé des hypothèse sur le nombre de traits de personnalités ).

Repose sur des données physiologiques, cognitives et sociales. Il y a des traits de personnalité renvoyant à des processus cognitifs automatiques (niveaux simples), Les facteurs sociaux (dans son développement l'enfant va prendre de la personnalité selon ses impressions son développement de maturité en rapport avec l'environnement social cela va donc permettre le développement d'autres traits).

 

II.2.2> Dimensions du modèle biopsychologique: tempérament et caractère

Formation particulièrement utilisée en psychopathologie pour distinguer:

 

- D'une part les traits de personnalité influençant la forme du trouble psychopathologique. D'autre part des facteurs de personnalité qui vont influencer l'expression du trouble.

 

- Recourt aux notions de tempérament et de caractère: Cloninger reprend des notions assez anciennes dans le champ de la personnalité il va parler de tempérament (regroupement des traits de personnalité influençant la forme du trouble) et le caractère (traits de personnalité influençant l'expression du trouble).

 

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Cloninger postule que le psychisme à des bases physiologiques (épigénèse, donc pas stables), les traits de personnalité auraient des bases génétiques plus importantes que les autres. Cela renverait au tempérament du sujet.

Pour le tempérament il y a 4 traits de personnalité plus ou moins marqués:

 

- Recherche de la nouveauté (NS): Comportement d'approche active face à la nouveauté

- Dépendance de récompense (RD): Activation de comportements face à des comportements familiers dont on a eu un renforcement positif

- Evitement du danger (HA): Inhibition des comportements

- Persistance (P): Poursuivre une action sans prendre en compte les conséquences de ce comportement

 

 

Mais donc également il y a le caractère, un ensemble de traits qui se développe au cours de la vie en lien avec l'apprentissage (sommes nous stable? Sommes nous spirituels?).

Tout cela s'acquiert au cours de l'expérience puis devient un ensemble de références identittaires stable.

On va dénombrer trois traits de personnalité:

 

- Autodétermination (SD): Capacité à s'identifier comme un individu autonome

- Coopération (C): Capacité à s'identifier comme un individu appartenant à un groupe social

- Transcendance (ST): Capacité à s'identifier comme un élément d'une unité transcendante (exemple: univers).

 

II.2.3> Dynamique du modèle de Cloninger

 

Un modèle dynamique où les traits de personnalité s'influencent mutuellement.

 

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Ce modèle est mesurable par le TCI (236 items)

Il peut aider en complémentarité du DSM pour poser un diagnostic.

 

Exemples:

 

- Les faibles niveaux de SD et C prédisposent à l'expression d'un trouble de la personnalité.

- Un haut niveau de HA est un facteur de risque pour l'anxiété et l'évitement mais cela ne fige dans une perspective psychopathologique.

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 13:20

I. Perception du stress

I.1> Modèle de Pearlin & Schooler

 

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Le modèle de Pearlin & Schooler décrit le stress perçu comme un processus psychologique combinant 2 grandes catégories de sources qui sont sources chroniques et épisodiques du stress et 3 domaines conceptuels qui sont les sources du stress + contexte, les médiateurs (exemple: croyances auto-référées) et la sémiologie du stress (modifications comportemlentales, émotionnelles, physiologiques) .

 

I.1> Sources du stress

• Sources épisodiques: Sources ayant un début et une fin (sources bornées dans le temps, comme l'année scolaire par exemple commençant le premier jour scolaire et terminant le dernier en théorie).
Sources chroniques: sources qui vont se chroniciser (durer jusqu'à la fin de notre existence comme le rhumatisme).

 

I.2> Contexte

ll y a un contexte (ou « paysage ») où les stresseurs apparaissent, et surtout dans le contexte on fait potentiellement face à d'autres stresseurs. Ca peut être l'environnement familial ou au contraire la solitude, l'environnement scolaire ou professionnel...et ce contexte va déterminer une orientation de l'attention vers certains aspects du stresseur!

 

I.3> Interprétation de la situation

Donc l'interprétation de l'événement est une construction cognitive globale de la situation et fonction de l'environnement.

 

I.4> Stress perçu: une convergence temporelle entre l'événement et les autres stresseurs

L'évaluation de l'événement est moins fonction de ce dernier que la recherche d'une convergence dans le temps entre lui et les autres stresseurs.

 

Quelle journée épuisante! Ca ne vas pas au travail, en plus tout ce travail qui m'attend et mes 2 heures d'embouteillages que je viens de traverser. Enfin s'effondrer dans son lit et finir le chapitre de son bouquin.

Mais en aécoutant le répondeur:

"Chéri je ne reviens pas ce soir, tu gardes les enfants? merci".

La réaction de jeter le répondeur (et crier peut-être..) ne dépend pas du répondeur mais que le système cognitif cherche à faire converger une info nouvelle avec les expériences passées (si je suis dans un état de distress élevé mon système cognitif va essayer de rendre congruent tout événement avec l'état actuel). TOUT DEPEND DU CONTEXTE: je vais être content de voir les enfants si je suis reposé  (et là je ne jeterais pas le répondeur par terre) mais si j'ai beaucoup de travail et que je suis très fatigué ça risque de ne pas le faire...

 

 

I.4> Description du stress perçu

Selon Pearlin pour décrire et investiguer le stress perçu on doit décrire la qualité du stresseur (chronique ou épisodique) + contexte (support social + coping + croyances auto-référées)  + Aspect sémiologiques du stress (modifications biologiques, comportementales et émotionnelles).

 

II. Processus du stress

II.1> Généralités

Le stress a un effet sur les médiateurs (contrôle perçu et stress perçu) qui ont un impact sur la maitrise de soi et l'estime de soi.

 

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Là où on peut travailler en psychologue ça va être sur les médiateurs et les conséquences psychologiques des médiateurs. Faire évoluer la perception de la situation.

 

 

II.2> Principaux médiateurs en jeux dans la perception du stress

Stress perçu: peut engendrer un coping passif-évitant si perçu de manière trop intense

Auto-efficacité:Permet une bonne adaptation au stress, on compare en général son efficacité à celle d'autrui

Satisfaction/Soutien social: favorise le bien-être et la santé

 

 

II.3> Exemple d'application pratique en psychologie de la santé: la satisfaction au travail

On a fait une étude sur des salariés pour modéliser (modélisation statistique: manière de concevoir les déterminants) les déterminants psychologiques de l'adaptation au travail.

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Sur la partie gauche on a certains médiateurs (support social, stress perçu, contrôle perçu), au milieu les formes de coping et sur la droite la satisfaction au travail.

Les médiateurs interagissent entre eux (exemple:support social & stress perçu).

Pour illustrer: Un salarié en stress au travail qui considère que son environnement social lui donne une aide satisfaisante (cela favorise une répulsion de stress perçu).

 

On va essayer de favoriser un type de coping à un autre pour favoriser le bien être psychologique.  En général le coping actif est bon prédicateur (sauf dans certaines situations où un coping passif est adapté).

Tout dépend de la contrôlabilité de l'événement (« vous avez 99% de chances de vous en sortir, vous allez mourir", mieux vaut privilégier un coping passif et ne pas se focaliser sur sa maladie si on veut profiter encore un peu de la vie).

 

III. Modèle transactionnel du stress

 

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Ce modèle recherche dans quelle mesure ces médiateurs peuvent être efficaces pour faire face aux pathologies chroniques.

Ces médiateurs (ressources psychologiques) médiatisent vraiment l'impact de l'événement sur l'impact psychopathologique.

On ne peut pas travailler sur uen maladie létale en elle même, et quand bien même si on peut c'est le travail des médecins. En clinique psychologique pour favoriser la santé psychique il convient de travailler sur les médiateurs.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:07

I. Evaluation d'un événement et coping

I.1> Principe

L’évaluation primaire c’est analyser, étudier et prendre conscience les facteurs environnementaux (la réalité:  c'est à dire caractéristiques de la situation, soutien social) . Puis l’évaluation secondaire c’est l’évaluation des ressources personnelles (croyances, LOC, traits de personnalité). Cette transaction, ou évaluation de l’environnement face aux ressources personnelles donne lieu aux stratégies de coping.

 

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Le sujet pour faire son évaluation confronte donc l'environnement à ses ressources personnelles.


Environnement (évaluation primaire): L'environnement. J'évalue le niveau de familiarité de la situation (est elle nouvelle ou familière?), le soutien social (qui est là autour de moi pour me soutenir? Pour m'aider?)
Ressources personnelles (évaluation secondaire): Quels sont les moyens dont je dispose pour résoudre cette situation?
On y trouve les croyances (est ce que je crois pouvoir résoudre le problème ou non?) ,le LOC (est ce que je contrôle la situation ou elle m'échappe?), la satisfaction que je vais tirer du soutien social ou autre (par ex: puis je compter sur mon entourage quand je rencontre des évènements difficiles?), la méta-cognition.

Quand le sujet fait la transaction on est dans une prise de décision. Le coping est un modèle de prise de décision.

 

I.2>Quelques exemples de stratégies


Des stratégies qui vont modifier l'attention (ressource cognitive): l'attention est focalisée et on alloue donc cette ressource cognitive à une autre situation. Selon la perception de la situation (désespérante, on peut la résoudre) on va soit se focaliser sur le problème (vigilance) ou engager l'attention ailleurs (évitement). On va focaliser l'attention pour réduire la tension.

Des stratégies altérant la signification de l'évènement: l'objectif est de modifier la perception. Il y a la prise de distance. Je rentre du travail,je rencontre ma femme, mon boss m'adonné trop de dossiers à remplir et je n'en peux plus. Je risque d'être désagréable. Je vais me dire soit « je me calme, je prend du recul sinon je vais ne pas bien évaluer cognitivement la situation et je risque d'engager une discussion houleuse avec ma femme» et c'est la prise de distance. La surévaluation des aspects positifs: je vais mettre en avant les aspects positifs de la source de stress pour mieux la vivre ("Finalement avec tous ce travail supplémentaire que m'a donné mon patron je ne vais pas tarder à avoir une augmentation")

Des stratégies qui modifient activement la situation. Il y a la confrontation (je peux résoudre ce problème et donc je m'y confronte) ou l'élaboration de plans d'action (avant de me jeter dans la gueule du loup je réfléchis aux différentes étapes à mettre en oeuvre afin de réussir au mieux..

 

I.3>A retenir aussi/A ne pas oublier


Mais il y a aussi un processus de réévaluation une fois qu'on a opéré une transaction ("Je pensais avoir une augmentation avec tout le travail supplémentaire que je fais mais ce n'est pas le cas"), finalement je perçois la conséquence (mauvaise stratégie: "jamais mon boss ne me donnera une augmentation je rêve") donc je la réintègre dans l'évaluation de l'évènemen ("tiens pourquoi je changerais pas de job?")

Donc dans un processus de coping plusieurs évènements peuvent se suivre. Il peut y avoir un coping de vigilance suivi d'une confrontation ou d'un évitement.

Donc on distingue un processus (quelque chose qui évolue dans le temps étape par étape) du coping (moment où le problème apparaît jusqu'au moment de sa disparition) et ce processus de coping va être jalonnée de plusieurs stratégies de coping (je mets en place un coping, je réévalue et je dis je maintiens la stratégie ou je la modifie).

Un processus de coping n'est jamais vraiment le même cependant il peut être plus ou moins semblable quand on rencontre une situation très similaire à une autre.

 

II. Variables explicatives
II.1> Modérateurs

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La variable Z modère le lien direct de X à Y.

 

Exemple: par rapport au coping disons X une situation (situation dangereuse à cause de voyous quand je passe sur le trottoir) qui va induire Y (coping évitant). Imaginons variable Z (des copains vont arriver dans 30 secondes) il y a de fortes chances que cette variable viennent modifier le lien et réduire le lien (moins de réponse évitante).

II.2> Médiateurs

 

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Maintenant Z ne fait pas qu' accentuer ou diminuer ce lien, il le médiatise. Il n'y a pas de lien direct entre X et Y.
Ici X n'a jamais touché Y, cette force X on lui donne de l'énergie qui se transfère sur Z puis sur Y. Le mouvement de X va avoir une effet sur Y via Z (exemple des dominos, le premier active le deuxième qui active le troisième, sans le deuxième le premier ne peut activer le troisième directement.) En fait il n'y a jamais de contact direct entre X et Y mais Z le médiatise.

Que prédit cette logique? Elle prédit que même si on fait face à un nombre d'évènements difficiles. Malgré la difficulté du problème X stressant, en z il y a le stress perçu qui est médiateur du comportement qu'on va adopter. Donc z est la perception du stress (fort ou faible). Une personne peut évaluer les conséquences différemment que nous. Donc le stress perçu va médiatiser les conséquences de X sur Y.
Le coping serait Y, le Z le stress perçu et X le stresseur.

 

II. Deux types d'approches
II.1> Approche des prédicteurs (ou modérateurs)
II.1.1> Principe

Un modérateur est un facteur à risque. Modèle interactionniste (personnalité * environnement).
Dans quelle mesure certains facteurs interagissent ensemble et vont s'influencer?

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            Prédicteurs

 

L'approche des modérateurs (qui seront dits aussi prédicteurs) va voir si le sujet ne va pas rehausser les conséquences de ceux-ci. Une personne vieillissante sera d'autant plus émotive qu'elle sera de type « anxieux ».

Ici alors, on ne peut pas inverser l'âge comme modérateur (on ne peut pas lui redonner 20 ans) mais regarder les facteurs psychologiques qui viennent expliquer l'ajustement. On va chercher et essayer de résoudre du côté de la personnalité. Bien que toutes les variables (âge , sexe) ont une influence les une sur les autres.

Dans l'absolu tout cela peut s'étudier empiriquement (questionnaires), donc on peut opérationnaliser tout ceci, on verra si le sujet à plus ou moins de risque de se focaliser ou non sur les aspect  émotionnels.
On saura comment le sujet va réagir mais pas comment il fonctionne.

II.2.2> L'approche des prédicteurs (modérateurs) : une approche descriptive


La mise en évidence d'une interaction statistique n'est pas suffisante pour expliquer l'origine dans la fonctionnement psychologique de cet effet. Ces variables déterminent dans quel cas les effets de certaines VI apparaissent. Par exemple l'isolement et le fait d'avoir un premier enfant constituent un facteur de risque de dépression postpartum.

Montrer dans quel cas une variable influence un phénomène psychopathologique. On n'explique pas, on décrit.



II.2> Approche transactionnelle: approche des médiateurs

Pus tard on a aussi basculé sur l'approche des médiateurs sur le fait que Tout individu est un agent actif car il peut interpréter la situation, agir sur elle, se modifier en retour. => Les médiateurs modifient la première évaluation de la situation.

II.2.1> Principe


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Avec l'approche des médiateurs on considère donc qu'un individu est actif, on va percevoir activement, interpréter et agir activement. Le but est d'étudier et opérationnaliser ces facteurs.

On l'a vu les variables modératrices seront des prédicteurs. Ces modérateurs viennent affecter les comportements VIA LES MEDIATEURS (ce qui va concerner perception, évaluation subjective de l'événement comme STRESS  PERCU, contrôle PERCU.

Selon le stress perçu et le contrôle perçu on devra adopter les stratégies de coping (émotionnels,, cognitifs, comportementaux) qui nous semblent les plus efficaces.
L'approche transactionnelle du stress est une approche des médiateurs. Des variables médiatisent les impact d'un événement...

II.2.2> Approche transactionnelle: une approche exploratoire

Cette approche renvoie à l'intervention d'une variable active de l'organisme entre le stimulus et la réponse ( pour reprendre le même exemple:  Les médiateurs comme l'isolement peuvent prédire la dépression post partum ce sont des prédicteurs, mais elle serait expliquée par la représentation que la femme se fait de la maternité qui serait le médiateur).
Les variables médiatrices expliquent le COMMENT ou POURQUOI les effets des VD (comportements) apparaissent...

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 22:28

Tout au long de notre existence nous devrons faire face à des problématiques spécifiques ("je voudrais faire ça plus tard, mais je dois gérer cet intervalle, de maintenant à plus tard, en faisant face à des difficultés immédiates ou ultérieures).

Exemple: Vais-je être sélectionné à mon concours?  Le fait d’y penser me fait frissonner (tension) mais je devrais mettre en œuvre des stratégies pour atteindre mes objectifs et réduire ce stress.

Une grande part de conscience : je pense à la situation, aux caractéristiques du problème, ais-je les ressources ?

Soit on fuit le concours, soit on travaille 3 fois plus.

 

Comment nous psychologues pouvons nous-conceptualiser ce processus ? Comment le sujet résout ses problèmes (existentiels ?).

Donc, voici le modèle du coping!

 

I. NOTION DE STRESS:

« Stress »= tendre (ou mettre en tension).

Ce terme n’est pas en soi pathologique et n’est pas psychologique à la base (mécanique : un corps physique peut manifester une force interne de résistance à une force contraire qui tend à le déformer).

Au niveau psychologique : c'est un phénomène déclenché par toute émotion, impliquant des changements biochimiques et des facteurs psychologiques .

 

I.1>SGA: Syndrome général d'adaptation (Selye, 1956)

Il a étudié le stress .

 

Il a mis expérienté sur des souris de diverses manières dont l'injection de puissants allergènes (comme l'haptène) Aussi voyons comment interprète Seyle la réaction des souris fac à des chocs élecriques aléatoires.

 

Réaction d’alarme : l’animal ressent le choc électrique (ignorer ce « 24heures »). La défense (chercher à fuir, sortir) se caractérise par la haute montée de la courbe jusqu’à atteindre un certain pallier maximum ou il sera stressé au maximum.

Phase de résistance : On subit la situation stressante, on essaye de mettre en oeuvre tout ce qu’on peut faire pour fuir survivre, l’animal saute, s’arrête, cherche à s’enfuir jusqu’à…

Phase d’épuisement : réaction de soumission, l’animal ne tente plus de fuir la source de stress.

 

Ce modèle des années 50 est pertinent sur un plan physiologique mais pas tellement psychologique.

 

I.2>Eustress & Distress

Seyle modifie son modèle en intercalant la perception du stress entre le stress et le comportement. Quel sens va-t-on donner au stress ? Positif ou négatif ? 

« Eustress » : stress transformé, utilisé de manière positive (perçu positivement, challenge), générateur de comportement d’affrontements. (je pense évaluer la pression universitaire comme positive car elle me permet de bien travailler)

« Distress » : stress comme affect négatif (frustration, sentiment d’impuissance, « ce n’est même pas la peine que j’essaye »). Générateur de comportement de fuites et d’évitement.

 

II. LE COPING

II.1> Généralités

(Lazarus & Folkman) : « l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux destinés à maîtriser, réduire ou tolérer les exigences internes ou externes qui menacent ou dépassent les ressources d’un individu (to cope= faire face) ».

Modèle général:

 

001.jpg

 

Qui dit stress dit stresseur. Un stresseur est par exemple : « réussir ses examens ». C’est un évènement source de stress. Ce stresseur on va le percevoir, l’analyser, prendre conscience des conséquences de l’évènement c’est la « perception du stress », ou « stress perçu ».

Selon cela il va y avoir une différence d’interprétation de la situation. 2 personnes différentes peuvent percevoir différemment la situation, certains plutôt positivement d’autres plutôt négativement. On va donc mettre en place notre manière d’y faire face ou « stratégies de faire face » ou « coping ».

Puis on va développer un comportement pour mettre en action notre plan ça peut être : « j’affronte » ou « je fuis ».

 

II.2> Apports et intérêts du coping

 

Rappel du modèle comportemental:  Stimulus>???>Réponse.
Le psychisme étant la variable intermédiaire (la boite noire des béhavioristes), on va tenter d’étudier la transaction entre le stimulus (l'environnement) et la réponse (ensemble des comportements) par un modèle qui va tenter d'expliqer ce qui se passe dans epsychisme (boîte noire des béhavioristes).

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Ce modèle permet d'envisager la relation sujet/environnement comme une transaction. Réaction subjective selon chaque individu (critique modèle S-R)

L'ego psychology: base élaboration des processus de transaction mais limité par sa focalisation sur la conscience ( mécanismes de défense?)

II.3> Formes et stratégies de coping

003.jpg

 

II.3.1> Fomes (ou natures) de coping 

De nature cognitive: elles vont avoir pour objectif de réduire l’état de tension interne:  avant de résoudre le problème on cherche comment se calmer (stratégie de coping interne où on est l’objet) Cette stratégie de coping visant le « monde interne » va modifier nos représentations. Volontairement on utilise nos ressources cognitives pour modifier nos contenus mentaux donc modifier la signification qu’on donne aux événements.

De nature comportementales: Mettre en œuvre des comportements visant à résoudre les problèmes. Agir pour modifier la situation.

 

II.3.2> Stratégies de coping

 Il y a le « fight » (affrontement) ou le « fligh » (fuite).

Le choix entre ces 2 formes de stratégies (fight ou flight)  dépend du niveau de contrôlabilité de la situation stressante. Il n’y a pas de « meilleure stratégie » le but étant de résoudre le problème en restant en vie (adaptation).

Dans certains cas il vaut mieux « fuir » (danger), même si on a l’habitude d’agir (si on est "bagarreur") pour maximiser les chances de rester en vie. Ce qui va contribuer à influencer notre choix c’est notre niveau de contrôlabilité de la situation (LOC : Locus of control, interne ou externe).

 

Illustration LOC/Stratégie de coping

Je veux rentrer chez moi mais il y a des voyous sur le chemin  si je considère quela situation est sous mon contrôle (LOC interne) stratégie de fight: je les ignore car je dois rentrer chez moi et je suis pressé. Ou alors je considère que la situation n'est pas sous mon contrôel et que je ne peux rien faire face à ces voyous (LOC externe)stratégie de flight: je fais un détour. Il n'y a pas de « bonnes » ou « mauvaises » stratégies.

 

=> Selon le LOC  s’il est externe cela va favoriser les stratégies de fuites (je contrôle rien, je ne peux rien faire, rien n’est sous mon contrôle) et s'il est interne cela va favoriser les stratégies d'affrontement.

 

 

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