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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 19:04

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L'hypnose suggera à Freud avant même la découverte des résistances que le sujet possède en lui des souvenirs, des réminiscences, qu'il pensait avoir oublier. Cela peut être des souvenirs précis, des comportements refaisant surface..
Mais Freud constata de lui même les limites de l'hypnose (de plus il n'aimait pas ce procédé "mystique"). Il continua donc la méthode cathartique de Breuer persuadé qu'on pouvait faire ressurgir des souvenirs à la conscience.

Freud fait donc le pari de ramener les souvenirs inconcients en laissant le sujet dans son état normal: 

J'agis de même avec mes malades. Lorsqu'ils prétendaient ne plus rien savoir, je leur affirmais qu'ils savaient, qu'ils n'avaient qu'à parler et j'assurais même que le souvenir qui leur reviendrait au moment où je mettrais la main sur leur front serait le bon. De cette manière, je réussis, sans employer l'hypnose, à apprendre des malades tout ce qui était nécessaire pour établir le rapport entre les scènes pathogènes oubliées et les symptômes qui en étaient les résidus. Mais c'était un procédé pénible et épuisant à la longue, qui ne pouvait s'imposer comme une technique définitive.


Je ne l'abandonnai pourtant pas sans en avoir tiré des conclusions décisives : la preuve était faite que les souvenirs oubliés ne sont pas perdus, qu'ils restent en la possession du malade, prêts à surgir, associés à ce qu'il sait encore. Mais il existe une force qui les empêche de devenir conscients. L'existence de cette force peut être considérée comme certaine, car on sent un effort quand on essaie de ramener à la conscience les souvenirs inconscients. Cette force, qui maintient l'état morbide, on l'éprouve comme une résistance opposée par le malade.

 

On peut voir dans cet extrait Freud mettre en évidence le processus de résistance quand un sujet essaie d'amener un élément refoulé à la conscience.

Pourquoi Freud abandonne-t-il la méthode cathartique?

 

 

Incapable d'en sortir, je m'accrochai à un principe dont la légitimité scientifique a été démontrée plus tard par mon ami C. G. Jung et ses élèves à Zurich. C'est celui du déterminisme psychique, en la rigueur duquel j'avais la foi la plus absolue. Je ne pouvais

pas me figurer qu'une idée surgissant spontanément dans la conscience d'un malade, surtout une idée éveillée par la concentration de son attention, pût être tout à fait arbitraire et sans rapport avec la représentation oubliée que nous voulions retrouver.

Qu’elle ne lui fût pas identique, cela s'expliquait par l'état psychologique supposé. Deux forces agissaient l'une contre l'autre dans le malade ; d'abord son effort réfléchi pour ramener à la conscience les choses oubliées, mais latentes dans son inconscient ; d'autre part la résistance que je vous ai décrite et qui s'oppose au passage à la conscience des éléments refoulés.

Si cette résistance est nulle ou très faible, la chose oubliée devient consciente sans se déformer; on était donc autorisé à admettre que la déformation de l'objet recherché serait d'autant plus grande que l'opposition à son arrivée à la conscience serait plus forte. L'idée qui se présentait à l'esprit du malade à la place de celle qu'on cherchait à rappeler avait donc elle-même la valeur d'un symptôme. C'était un substitut nouveau, artificiel et éphémère de la chose refoulée et qui lui ressemblait d'autant moins que sa déformation, sous l'influence de la résistance, avait été plus grande. Pourtant, il devait y avoir une certaine similitude avec la chose recherchée, puisque c'était un symptôme et, si la résistance n'était pas trop intense, il devait être possible de deviner, au moyen des idées spontanées, l'inconnu qui se dérobait. L'idée surgissant dans l'esprit du malade est, par rapport à l'élément refoulé, comme une allusion, comme une traduction de celui-ci dans un autre langage.

 

Ce que Freud nous dit ici c'est que rien ne se fait par hasard dans la cure (puis dans les actes et le langage par extension..), les idées du sujet sont déterminées: déterminisme psychique.

Il nous dit aussi que le plus la résistance sera importante, plus le refoulé sera déformé. Mais il y a toujours une ressemblance du symptôme à l'idée refoulée.

Lacan dira plus tard que "L'inconscient est structuré comme un langage".

Avec le mot d'esprit et sa métaphore des deux commercants malhonnêtes, Freud nous explique que l'idée refoulé fait son retour de manière déformée pour passer la barrière de la résistance (ou censure) et ne pas être refoulée à nouveau. Les idées substitus des sujets surgissent à la place des souvenirs refoulées et en sont le déguisement.

 

 

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La méthode des associations libres

 

Suivons l'exemple de l'école de Zurich (Bleuler, Jung, etc.) et appelons complexe tout groupe d'éléments représentatifs liés ensemble et chargés d'affect. Si, pour rechercher un complexe refoulé, nous partons des souvenirs que le malade possède encore, nous pouvons donc y parvenir, à condition qu'il nous apporte un nombre suffisant d'associations libres. Nous laissons parler le malade comme il lui plaît, conformément à notre hypothèse d'après laquelle rien ne peut lui venir à l'esprit qui ne dépende indirectement du complexe recherché. Cette méthode pour découvrir les éléments refoulés vous semble peut-être pénible; je puis cependant vous assurer que c'est la seule praticable.

 

Il arrive parfois qu'elle semble échouer : le malade s'arrête brusquement, hésite et prétend n'avoir rien à dire, qu'il ne lui vient absolument rien à l'esprit. S'il en était réellement ainsi, notre procédé serait inapplicable. Mais une observation minutieuse montre qu'un tel arrêt des associations libres ne se présente jamais. Elles paraissent suspendues parce que le malade retient ou supprime l'idée qu'il vient d'avoir, sous l'influence de résistances revêtant la forme de jugements critiques. On évite cette difficulté en avertissant le malade à l'avance et en exigeant qu'il ne tienne aucun compte de cette critique. Il faut qu'il renonce complètement à tout choix de ce genre et qu'il dise tout ce qui lui vient à l'esprit, même s'il pense que c'est inexact, hors de la question, stupide même, et surtout s'il lui est désagréable que sa pensée s'arrête à une telle idée. S'il se soumet à ces règles, il nous procurera les associations libres qui nous mettront sur les traces du complexe refoulé

 

Freud explique qu'un complexe est un ensemble de représentations liés ensemble et chargées d'affects. Toujours suivant le principe du déterminisme psychique, si on fait l'hypothèse que tout ce que dira le malade ne sera pas du au hasard mais à la dynamique de son inconscient, alors il est possible par le biais d'associations librement définies par le sujet ( d'où le psychanalyste qui insiste : "et ça vous fait penser à quoi?") de redécouvrir le complexe qui a été refoulé.

Les jugements critiques ("c'est asurde" ou "ça n'a rien à voir") forment par excellence les résistances du sujet on l'encourage donc de ne pas tenir compte de cela.

Le plus intéressant c'est que là ou il y a résistance, il y a retour du refoulé qui essaie de se frayer un chemin!  Quand il y a résistance on touche à quelque chose. Plus il y a résistance plus on touche à quelque chose!

 


 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 18:10

Les termes qui seront en bleus sont importants et rien de mieux pour les intégrer qu'un bon dictionnaire de psychanalyse ou Wikipedia (se voulant plus "simple" mais étant parfois plus compliqué à vouloir trop simplifier). 

La psychanalyse est une technique d'investigation des processus mentaux inconscients inventée par Freud. Ce dernier la revendique aussi comme méthode de traitement des névroses ainsi qu'une théorie renvoyant à des concepts métapsychologiques (que nous détaillerons au mieux).


 

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On ne peut pas parler de psychanalyse (et de métapsychologie!) sans parler de Freud. Ainsi quand on commence à s'intéresser à la psychanalyse, on commence à s'intéresser à la psychanalyse Freudienne (avant d'aborder éventuellement autre chose). Je ne reprendrais pas l'histoire de Freud, je ne la connais que trop bien et de plus elle n'est pas indispensable pour en venir à l'essentiel. Disons juste que Sigmund Freud était neurologue et s'intéressait aux névroses: des « troubles nerveux ». Le plus spectaculaire à l'époque étant l'hystérie.

 

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Hystérie est un terme inventé par Hippocrate qui pensait que les troubles nerveux des femmes était intimement lié à l'utérus (déplacement dans le corps). Aussi il était commun il n'y a encore pas si longtemps de penser que l'hystérie était une maladie uniquement féminine (les hommes ne possédant pas d'utérus). A l'époque de Freud  cette idée  de déplacement d'utérus ne demeurait plus de mode, mais tout de même on remarquait la présence de cette affection essentiellement chez des femmes.

 

Freud s'intéressait beaucoup au travail que le professeur français de neurologie JM Charcot effectuait sur les hystériques grâce à l'hypnose: on pouvait suggérer aux hystériques des symptômes sous hypnose (catalepsie, léthargie, somnambulisme...) et en supprimer certains, du moins temporairement.

Après ce stage convaincant, Freud préfèrera traiter ses malades par suggestion hypnotique plutôt que par électrothérapie.

 

 

                                 hypnose_39213.jpg

 

Il retournera de nouveau en France (à Nancy chez Bernheim et Liébault) où il s'instruira sur les limites de la suggestion hypnotique.

Après quelques travaux où il mettra en exergue certaines observations (occurrence de l'hystérie chez des hommes, les symptômes hystériques sont bien réels mêmes s'ils ne s'expliquent pas anatomiquement=> Les hystériques ne sont pas des simulateurs), il finit par trouver son égal, le Dr Breuer qui travaille déjà avec une hystérique (restée célèbre: "Anna O" ou Bertha Pappelheim de son vrai nom), qui lui fait le récit de son travail avec elle et de l'utilsation de la   "méthode cathartique", qui s'y j'ai bien compris ne diffère pas énormément de la méthode hypnotique employée par Charcot.

 

 



 

Ils seront conduit à écrire ensemble l'ouvrage « Etudes sur l'hystérie » en 1895.

 

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Cet ouvrage qui rassemble plusieurs études de cas qu'il a écrit en collaboration avec Breuer ne sera pas un ouvrage déterminant sur la psychanalyse et la théorie Freudienne, mais il permettra néanmoins de mettre en évidence que:

 

- « Les symptômes hystériques sont déterminés par des scènes traumatiques dont ils figurent les résidus mnésique ».

 

Traduction: Cela veut dire que les symptômes (manifestations somatiques morbides) des hystériques expriment quelque chose de psychique, quelque chose qui est encore « vivant » dans l'esprit et qui a été causé par une scène traumatique (violence, dégout, honte, plaisir, pleins de possibilités...)

 

- «La plupart du temps ce n'est pas une seule expérience vécue qui laisse derrière elle un symptôme, mais un très grands nombre de traumatismes analogues et répétés ».

 

- « Les hystériques souffrent de réminiscences, leurs symptômes sont comme des symboles commémoratifs ».

 

Pour expliquer cela, Freud prend la métaphore suivante:


"Une comparaison nous fera saisir ce qu'il faut entendre par là. Les monuments dont nous ornons nos grandes villes sont des symboles commémoratifs du même genre. Ainsi, à Londres, vous trouverez, devant une des plus grandes gares de la ville, une colonne gothique richement décorée : Charing Cross. Au XIIIe siècle, un des vieux rois Plantagenet qui faisait transporter à Westminster le corps de la reine Eléonore, éleva des croix gothiques à chacune des stations où le cercueil fut posé à terre. Charing Cross est le dernier des monuments qui devaient conserver le souvenir de cette marche funèbre. A une autre place de la ville, non loin du London Bridge, vous remarquerez une colonne moderne très haute que l'on appelle « The monument ». Elle doit rappeler le souvenir du grand incendie qui, en 1666, éclata tout près de là et détruisit une grande partie de la ville. Ces monuments sont des « symboles commémoratifs » comme les symptômes hystériques. La comparaison est donc soutenable jusque-là. Mais que diriez-vous d'un habitant de Londres qui, aujourd'hui encore, s'arrêterait mélancoliquement devant le monument du convoi funèbre de la reine Eléonore, au lieu de s'occuper de ses affaires avec la hâte qu'exigent les conditions modernes du travail, ou de se réjouir de la jeune et charmante reine qui captive aujourd'hui son propre coeur? Ou d'un autre qui pleurerait devant « le monument » la destruction de la ville de ses pères, alors que cette ville est depuis longtemps renée de ses cendres et brille aujourd'hui d'un éclat plus vif encore que jadis? Les hystériques et autres névrosés se comportent comme les deux Londoniens de notre exemple invraisemblable. Non seulement ils se souviennent d'événements douloureux passés depuis longtemps, mais ils y sont encore affectivement attachés ; ils ne se libèrent pas du passé et négligent pour lui la réalité et le présent. Cette fixation de la vie mentale aux traumatismes pathogènes est un des caractères les plus significatifs de la névrose."

 

 « Le symptôme serait la conséquence d'un non-dit, ou d'une émotion réprimée qui ne se serait pas exprimée par les voies affectives normales »

 

Traduction: Il se passe quelque chose dans l'esprit des hystériques de non résolut qui n'a d'autre choix que de s'exprimer par des symptômes somatiques (par le corps) puisqu'il n'a pu s'exprimer « normalement » auparavant. Freud parle même d'affects « coincés » (qui n'ont pas pu sortir donc).

 

Il se trouve qu'avec la méthode cathartique on pouvait donc produire une "catharsis" chez le sujet, terme aussi qualifié d'abréaction. Le sujet relie l'affect coincé avec la/les scène(s) traumatique(s) responsables du symptôme le fait de cet liasion de l'affect permet de s'en libérer, de s'en décharger émotionnellement, (on dira plus tard que le sujet relie l'affect à la représentation mais on y est pas encore).



 

 

Fort de ces observations Breuer et Freud pouvaient maintenant se demander:

"Quels sont les mécanismes impliqués quant à l'élaboration de ces processus morbides?"

 

Théorie de Breuer: les états hypnoïdes; théorie qui sera abandonnée par Freud et ne sera pas détaillée ici.

 

Freud postule que quelque chose (de trop difficile à supporter, quelque chose d'inconciliable avec les valeurs morales et esthétiques) a été « refoulé » dans « l'Inconscient ».

 

Car selon Freud: « l'acceptation du désir inconciliable ou la prolongation entre ce désir et les autres exigences du sujet et /ou de son environnement aurait provoqué un malaise intense. Le refoulement épargne ce malaise ».


On verra que ce refoulement est bien un « mécanisme de défense », Freud dit au départ que son rôle est de « protéger la personne psychique » La preuve du refoulement selon Freud c'est les résistances que le sujet fait pour ramener à la conscience des événements inconcsients lors de la cure. Ces deux derniers termes de refoulement et d'Inconscient sont à la base de la métapsychologie Freudienne.

 


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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 17:14

Ce qui sera publié dans les pages qui suivent relèvent d'un travail personnel et ne retranscrit pas les notes de l'enseignement de L3 intitulé "approche psychanalytique de la personnalité" dispensé par Mme Stitou...

 

Ce sont mes relectures de Freud (essentiellement "Cinq leçons sur la psychanalyse", "Trois essais sur la théorie sexuelle" "Métapsychologie", "Le Moi et le Ca", "Inhibition, symptôme et Angoisse") et l'appui sur le dictionnaire de psychanalyse de Laplanche et Pontalis qui seront utilisés dans l'échange en ligne de ce travail personnel, ce n'est pas un copier/coller du cours donc.

Bien sûr je ne peux garantir que ma transcription est fidèle de l'enseignement de Freud, elle reste tributaire de ma compréhension de profane et comme tout sujet de l'inconscient il est fort probable que je commette des biais d'interprétation!!

Ne venez pas m'engueuler après si vous mettez n'importe quoi à votre examen sous prétexte que vous vous êtes basé sur le contenu de ce travail personnel.

Je rapelle d'ailleurs que même pour les retranscriptions de cours, à l'exception de ceux de Mme Capron, ils ne sont pas vérifiés/corrigés par leurs auteurs.

Se fier à mes notes de cours, et dans le cas de cette section ("Introduction aux conceptsde la psychanalyse") à mon travail personnel,est une entreprise à vos propres risques et j'en décharge toute responsabilité...

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:54

Objectif: Apprendre à coder des données issues de différents type de variables et d'échelles enfin de savoir construire une matrice de données indispensable à toute analyse statistique descriptive et inférentielle.

 

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INTRODUCTION

Le codage des données consiste à classer en catégories numériques, les diverses modalités de réponses des sujets.

Etapes:

- Etablir un code spécifique pour désigner chaque variable ou modalités

- Réfléchir aux types d'échelles auxquelles on a à faire
- Créer le tableau de données ou matrice générale.

 

I. Les différentes échelles de mesure

I.1> Les échelles nominales

Elles correspondent à des valeurs qualitatives (les modalités sont qualitatives), les modalités sont disjointes (masculin/féminin). Les modalités de réponses sont une série de catégories, de classes non hiérarchisées (êtes vous favorable à l'euthanasie?)

La mesure utilisée est une valeur arbitraire qui correspondent au fait de posséder ou non la propriété (homme ou femme).

 

Exemples

 

Sexe: Masculin Féminin

Codage: 1 pour masculin et 2 pour féminin

Etes vous pour l'euthanasie?

Codage: 1 pour « oui » et 0 pour « non ».

 

I.2> Les échelles ordinales

Les modalités de réponses sont des catégories ordonnables logiquement

Ces catégories sont également par des valeurs numériques ou des lettres, non arbitraires et ordonnées.

Exemple: Comment envisagez vous votre avenir professionnel?

 

Très précis Précis Assez précis Peu précis Imprécis

    1                2                3                 4               5

 

Les échelles d'opinion, d'attitudes (Likert) sont les plus connues des échelles ordinales.

 

I.3> Les échelles d'intervalles

Les modalités de réponses sont des catégories, des classes ordonnées logiquement et qui présentent en plus des distances, des intervalles clairement définis entre les catégories.

Il s'agit de variables quantitatives (ou numériques).

 

II. La nature des variables (VD)

II.1>Les variables quantitatives

- Elles prennent des valeurs numériques

- Elles peuvent être discontinues ou discrètes (nombre d'enfants par femme) ou continues (taille, poids)

 

II.2> Les variables non métriques (qualitatives: nominales et ordinales)

- Elles prennent des modalités non numériques (sexe, région etc)

- Les échelles ordinales et nominales sont des variables qualitatives

- Les opérations autorisées sur ces variables sont donc des calculs d'effectifs et de %.

 

II.3> Variables métriques et non métriques

Transformer des variables métriques en non métriques

en constituant des classes

 

exemple: On a fait passer un questionnaire où on demande le revenu brut. On nous répond en chiffre. On va avoir des infos quantitatives précises mais il est possible de transformer cette variable quantitative en qualitative de façon arbitraire en regroupant les modalités dans des classes.

Transformer des variables non métriques en métriques

En remplaçant chaque modalité ou item par un chiffre . Mais il faut 2 conditions: la hiérarchie des items doit avoir un sens et les distances entre items doivent être égales (l'écart entre grand et moyen doit être le même qu'entre petit et moyen)

 

III. Les tableaux de données (matrices générales) et de résultats

III.1> Le tableau de données ou matrice générale

A partir de cette matrice on peut faire des résumés statistiques.

Dans la matrice, il doit apparaître en ligne les individus et en colonnes les variables:

Individus/var

Var1

Var2

Var3...

S1

 

 

 

S2

 

 

 

 

III.2>Le tableau statistique

Tableau dans lequel on ne verra plus de données brutes mais des statistiques descriptives

Il permet de résumer et présenterles données.

 

IV. Graphiques

Ils servent à représenter interpréter les informations. Chaque graphique correspond à un type de variables.

Cf cours de statistiques.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:34

I. Présentation de deux grands modes d'enquête: auto-administration et interview

 

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Le sujet répond seul à son questionnaire (envoyé par la poste par exemple) pour l'auto-administration et pour l'interview il possède un interviewer.

Pour l'auto-administration l'avantage est le coût de l'étude (pas besoin de payer les interviewers) et on a pas d'effet différentiel dû à un interviewer et le sujet n'a pas de contraintes temporelles pour répondre Mais les inconvénients c'est que c'est dur de convaincre les sujets à répondre à l'étude et vérifier qu'ils ont répondu de manière méticuleuse et on n'est pas certain qu'elle ai répondu seule.

Donc finalement c'est incertain.

Pour l'interview l'avantage c'est qu'on peut motiver le sujet quand il a du mal à répondre, on peut vérifier s'il répond sérieusement et l'éclairer quand il comprend pas. Mais l'enquête va couter plus chère et on peut trouver une influence directe ou indirecte de l'interviewer sur les réponses (il est une variable intermédiaire)

 

Schobert & Connad (2008) ont beaucoup travaillé sur l'enquête et proposent que les nouvelles technologies ne placent plus l'interview et auto-administration en opposition mais comme un continuum.

Trouvons un compromis...

- interview par chat

- interview par téléphone
- la webcam (skype) : intéressant pour les agoraphobes

- système automatisés (une voix qui pose les questions et on répond à l'écrit ou des questions écrites et on répond à l'oral où alors on entend les questions et on répond par l'oral)

- les logiciels qui permettent de rendre un questionnaire plus interactifs mais sans interviewer (Chatbots de Turing, test de Turing en 1950: tenir la conversation avec un humain sans que ce dernier s'aperçoive qu'il parle avec une machine).

 

 Internet a un grand intérêt pour cela!

- La distinction de l'enquête via interviewer et auto-administration apparaît de plus en plus obsolète avec les nouvelles technologies. En effet, les enquêtes en ligne se situent quelque part entre les 2 pôles du continuum.

 

 

           Mod3-1.jpg

 

II. Quel intérêt d'un point de vue psychologique de tout cela?: « Les effets de contexte »

On parlait du contexte à l'intérieur du questionnaire. Mais avec les nouvelles technologies ça déborde de ce contexte.

Voyons en quoi ces nouvelles enquêtes peuvent changer le contenu des réponses des sujets.

 

II.1>Sur l'honnêteté et le mensonge

Les travaux de Hancok & al (2004) ont montré que les sujets mentaient moins par téléphone qu'en face à face et encore moins par mail que par téléphone.

Et Johnson a montré que les sujets avaient beaucoup plus tendance à exprimer des choses intimes sur Internet (CMC) plutôt qu'en face à face.

 

II.2>Les informations contre-normatives

Les enquêtes touchent à des objets sensibles (exemple: juif) et donc si le répondant se sent plus en confiance et anonyme ça ca permettre plus d'honnêteté sur des infos contre-normatives, intimes ou embarrassantes pour la personne. Cette sécurité on peut l'avoir sur internet. On peut avoir plus d'infos sur les pratiques sexuelles, criminelles, alcools, symptômes.

 

II.3>Pour l'interviewer

Pour l'interviewer en lui-même il n'y a pas de biais d'interviewer (Céline VS Djamina : les deux prénoms ne seront pas interprétés de la même manière si on interroge une communauté raciste) et il est standardisé. La standardisation étant par excellence les chatbots.

 

I.4> Sur les effets de contextes

Ces effets de contexte peuvent avoir un effet sur les personnes vulnérables (prisonniers, personnes suicidaires). On pourrait penser que suivre un patient en face à face est la meilleure façon d'obtenir ses pensées suicidaires mais on a montré qu'on les décelait plus facilement sur Internet.

On parle plus facilement à un étranger paradigme du « stranger on the train phenomenon » ou aujourd'hui « stranger on the internet phenomenon ».

 

I.5> Expériences

Expérience de Johnson & Downing

 

Une modalité de sujets étaient déguisés en Kukusclan d'autres en infirmières et ensuite en normal (tous les sujets étaient des femmes).

Les Kukusclanclan donnaient le plus de choc et les infirmières en donnaient moins et étaient altruistes...

=> on s'identifie à son avatar!

 

Penas, Merola & Hancock (2006)

Dans une première condition on avait des avatars Kukusclan puis toujours pareil mais avec des avatars.

Les histoires imaginés par le Kukusclan mettaient en avant des scénario sanglants de guerres, et les docteurs des scénario altruiste.

Alors l'avatar influencera nos réponses.

 

Loftus a fait un questionnaire a fait un questionnaire sur:

Avez vous souvent des maux de tête? 2,2

Avez-vous parfois des maux de tête? 0,7

 

Attention donc à la formulation de la question!!!

Au niveau des questions fermées le contexte module les réponses.

Compatibilité entre les médiums. Dans l'idéal les questions devraient être les mêmes et comparables. Quand le téléphone est apparu ils ont testé le média.

La fidélité dépend aussi du contexte.

 

III. Conclusion:

Pourquoi utiliser les nouvelles technologies en psychologie?

Parce que c'est dans l'air du temps: la société se transforme et passe de plus en plus par les CMC et la psychologie ne peut que suivre le mouvement, une phase se doit d'être en phase avec son époque et plus particulièrement la psychologie.

Permet de maîtriser les facteurs liés à la présence de l'interviewer: standardiser l'interviewer (programmes)

Permet d'atteindre des populations qui seraient non accessibles dans un nombre suffisant

Permet d'appréhender les individus dans des espaces en phase avec de nouveaux comportements sociaux.

Les nouvelles technologies de la communication se situent quelque part entre l'interaction en face à face et la communication écrite asynchrone, la vidéo rapproche du face à face mais en supprimant la co-présence, de plus différents indices liés à l'interviewer masqués dans une communication textuelle online (exemple: l'accent) peuvent conduire à des inférences par téléphone. De même que l'apparence, le look et les expressions faciales ne sont pas visibles par téléphone mais peuvent conduire à des attributions en face à face ou en visioconférence. La question des effets de contexte constitue donc un maillage complexe, même s'il est impossible de tous les maîtriser il est fondamental d'être à minima sensibilisé en tant que psychologue utilisant ou étant amené à utiliser des dispositifs online.

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:28

Avertissement


Faire attention à la logique interne du questionnaire (qu'il n'y ai pas de biais de construction comme par exemple un effet de Halo c'est à dire quand les questions et les réponses peuvent se contaminer entre elles, si on pose au début une question qui irrite le sujet ça peut influencer sur un plan émotionnel ses réponses).

Il faut donc essayer de disséminer les questions susceptibles de se contaminer entre elles!

Mais aussi les types de questions (question fermée où on donne les possibilités de réponses au sujet, semi-ouverte où on ajoute un « Autres, précisez », les questions fermées dichotomiques où il y a deux possibilités de réponses, les questions ouvertes. Chaque type de questions à ses avantages et inconvénients (pour les questions fermées c'est le codage statistique l'avantage).

Il y a aussi les échelles de mesures (échelle de Likert pour les attitudes).

Il faut faire attention à la formulation des questions (mots, termes, biais de formulation).

Les différents types de questions (éviter un outil lassant pour le sujet en faisant par exemple des compromis entre questions fermées/ouvertes).

Exemple:

loadimg.php-copie-2.jpeg

 

I. Deux grandes catégories de questions.

Portant sur des faits, des comportements ou des niveaux de connaissances (recueil des données sociobiographiques par exemple)

 

- Le recueil des données environnementales (le milieu de vie)

- Le recueil de données comportementales (quels sont les habitudes des sujets)

- Le recueil des connaissances

Portant sur les opinions, les attitudes, les motivations...

- investigation des attentes, projets, valeurs

- opinions, représentations sociales

 

II. Opérationnalisation des variables

D'après une hypothèse générale on va concrétiser avec une hypothèse opérationnelle la variable. C'est passer d'un concept abstrait à quelque chose de concret, du général au précis en identifiant des dimensions et les indicateurs qui permettront de mesurer le concept/la variable. On pourrait dire « concrétiser » la variable afin de l'observer, la mesurer.

 

req1.jpg

Exemple avec la variable "Le soutien social"

req2.jpg

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:20

INTRODUCTION

Psychométrie:Science de la mesure en psychologie, peut être considérée comme une sous-discipline adapté à chaque domaine de la psychologie.
Ici nous la verrons dans le cadre de la psychologie sociale et étudierons plus particulièrement les questionnaires...

 


Questions de la psychométrie 

Première question: Quels sont les critères scientifiques qui permet de dire si un test est valide sur le point de vue scientifique?

Validité: on va se demander si l'outil utilisée va bien rendre compte de ce qu'il doit rendre compte (un outil d'évaluation de l'iintelligence mesure-t-il bien l'intelligence?)

Fidélité (le test est il cohérent en fonction de la situation/du moment auquel on le fait passer un QI de 100 le lundi et de 130 le mardi impliquera que le test n'est pas fidèle)

Sensibilité


Deuxième question:
Quelles sont les différentes catégories de tests utilisés en psychologie? Comment choisir un test et comparer les tests entre eux?

Les tests basés sur les questionnaires (MMPI II)

Les test projectifs 

Troisième question: Comment interpréter les résultats bruts à un test, dresser un profil psychologique et faire un diagnostic?

Standardiser les données.

 

Quatrième question: Quelles sont les différentes techniques de mesures utilisées en psychologie et les premières étapes de conception d'un outil standardisé. Comment déterminer les items?

  Les techniques d'expérimentation: une situation expérimentale est une situation crée pour confronter deux variables pour mesurer un lien de cause à effet. On introduit une VI et on mesure une ou plusieurs VD.

 

Technique des mesure implicites :on détecte les préjugés sans demander directement l'avis comme par exemple « êtes vous raciste? », par des techniques sophistiquées.

L'observation . Une finalité heuristique, on a les entretiens (directifs, semi directifs, non directifs).

L'enquête

L'analyse des traces (technique où on va examiner des documents pour détecter les problèmes dans les archives) puis il y a des tests qui sont en général des questionnaires standardisés.

 

Test BSRI (Bem Sex Roles Inventory):

 

Avant ce test apparu en 1970, qui mesure les rôles sexués, les échelles de genre étaient opposés sur un continuum en mettant deux dimension parallèles (on peut être très masculin et féminin à la fois selon la situation, ou ni l'un ni l'autre).

Un test reflète l'idéologie de l'époque! Donc attention.

 

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:02

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                                 "Evaluation des praxies dans une évaluation neurpsychologique"

 

I. La mémoire

I.1> Qu'est ce que la mémoire?

On peut donner de la mémoire plusieurs définitions différentes qui dépendent du point de vue adopté.

Structural
Fonctionnel
Clinique
Psychanalytique

I.2> On peut voir la mémoire

Comme un système de stockage de l'information, avec des registres et des propriétés particulières -(exemple: Attkinson-Shiffrin).

Comme une fonction mentale dépendant de son contenu: mémoire visuelle, olfactive, auditive.

Comme une propriété des systèmes vivants qui sous tend les mécanismes d'adaptation à travers les modification qu'imprime dans l'organisme l'expérience passée. A partir de notre mémoire s'édifient toutes les activités cognitives.

 

I.3> La mémoire définie comme « son contenu »

De la même manière , on peut distinguer types de mémoire en fonction de leur « contenu ».

Une distinction classique depuis les travaux de Tulving demeure l'opposition entre mémoire épisodique et mémoire sémantique. La première a trait aux événements la seconde rassemble les connaissances du sujet.

Ces distinctions purement descriptives se recoupent et ne préjugent en rien d'un modèle précis d'architecture du/des système(s) de mémoire.

Toutefois ces distinctions ont souvent entrainé l'hypothèse de l'existence soit de registres, soit de « systèmes » différents de mémoire

Les neuropsychologues ont tenté également d'assigner à ces systèmes mnésiques différentes localisation cérébrale sans succès évident jusqu'à présent.

I.4> Les troubles de la mémoire

L'intérêt des tests spécifiques de mémoire tient d'une part à la complexité des phénomènes et des processus mnésiques, d'autre part à l'importance et à la fréquence des dysfonctionnements de la mémoire lors des diverses atteintes organiques cérébrales ou des principales maladies mentales.

Enfin, la fréquence de la plainte mnésique chez le sujet âgé constitue un motif courant d'évaluation psychologique (consultation mémoire).

Les principaux troubles du fonctionnement mnésique vont du simple oubli (difficulté à mémoriser ou a rappeler des événements de la vie courante: dates, noms) jusqu'aux différents types d'amnésies sévères.

Ces amnésies s'accompagnent classiquement, en contrepartie, de fabulations (rendre congruent un événement en inventant quelque chose en plus), de faux souvenirs qui traduisent la nécessité pour le sujet de combler le déficit produit par le trouble mnésique.

 

I.5> L'examen de la mémoire

Test d'empans mnésique (direct, indirects)

Inclus dans la plupart des batteries de test d'efficience intellectuelle ou d'évaluation rapide des états démentiels, ils permettent de sonder:

la mémoire à courte terme et/ou mémoire de travail (apprentissage saisie de l'information, maintien de l'information en cours de traitements troubles attentionnels, perturbation du fonctionnement de la boucle phonologique, du calepin visuo-spatial, administrateur central)

Exemple: épreuve de mémoire des chiffres dans la WAIS, évaluation de la mémoire dans le MMSE.

Les tests de mémoire épisodique (mémoire des événements situés précisément dans le temps, le lieu, les circonstances..)

Cette forme de mémoire est la plus fréquemment altérée dans de nombreuses pathologies et le vieillissement. Evalué par épreuves de rappel libre, rappel indicé et reconnaissance.

 

I.5.1>Analyse de la mémoire sémantique

L'analyse de la mémoire sémantique est complexe et repose sur l'administration de plusieurs épreuves successives au sein de la même batterie

Elle repose sur des tâches variées, verbales et visuelles, telle que la tâche de fluence verbale, la définition de catégories, la vérification d'énoncés, les épreuves de dénomination, de classification libre et indicée, d'évocation d'attributs, d'analogies sémantiques.

Ces tâches visent à explorer la mémoire du sens des mots, tout autant que les références catégorielles et les propriétés qui leur sont associés.

 

I.5.2> Tests de mémoire autobiographique

La mémoire autobiographique concerne les événements de vie personnels et à ce titre a d'étroits rapports avec la mémoire épisodique mais il ne faut pas confondre les deux.

Elle s'avère toutefois plus difficile à explorer (problème méthodologique) dans les mesures où l'examinateur ne peut vérifier l'authenticité des souvenirs ni l'exactitude de ceux ci.

Les autres tests sont conduits avec un apprentissage préalable ou portent sur des connaissances acquises et partagées.

Dans le cas de la mémoire autobiographique les événements passés sont propres au sujet et ne peuvent faire l'objet d'un apprentissage lors de l'examen.

La mémoire autobiographique ne peut donc être évaluée que de manière relativement indirecte.

 

II. Les fonctions exécutives

II.1>Fonctions de direction

Dans une tâche

- définition d'un but

- stratégie pour parvenir au but

- contrôle de l'exécution

évaluation du résultat

Pathologies des fonctions exécutives

Clinique

Données anatomo physiologiques

Epreuves non spécifiques: Figure de Rey, Brown Petersen, RLRI16

Epreuves spécialisées:

- Inhibition, Stroop, Hauling, Go no Go

- Flexibilité: TMT, fluence verbale, Wisconsin

- Planification: Tour de Londres

 

 

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                                   Trail marking test: épreuve de flexibilité mentale

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 17:32

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                                          Version IV de la WAIS à venir prochainement

 

Il y a eu plusieurs versions des échelles de Wechsler, enfin:

Retour sur des conceptions factorielles de l'intelligence

Les différents subtests mesurent des aptitudes différentes à partir de tâches différentes

Wechsler utilise des épreuves préexistantes qui seront conservées sans changement jusqu'à la WAIS III

Caractère polymorphe de l'efficience intellectuelle.

 

I. Pourquoi utiliser la WAIS?

Historiquement utilisée pour la sélection de soldat dans l'armée (Army alpha test)

Aujourd'hui pour mesurer le potentiel cognitif (QI) et diagnostiquer le retard intellectuel (QI<70) ou les « talents »

Pour mesurer l'impact d'un trouble neurologique ou psychiatrique (en utilisant certains sous-tests ou l'échelle au complet avec d'autres tests neuropsychologiques)

Pour aider les choix de carrière ou encore développer des interventions dans des contextes éducationnels

Recherche clinique: (psychologie de la personnalité, cognitive, sociale, développementale, en psychométrie, en psychopathologie et en neuropsychologie)

Il permet de comprendre les résultat cognitif de base.

Les résultats indiquent:

- Des informations tant au niveau de la compréhension intellectuelle, qu'au niveau de la capacité à faire des insights durant une thérapie.

- Profil individuel mettant en relief les forces et les faiblesses d'une personne en comparant les échelles entre elles (intra et inter)

Sous-jacent à l'utilité des mesures objectives, il est possible d'obtenir des indications à l'égard des traits de personnalité en observant ses comportements lors de la passation du test.

- Réactions à l'échec, au stress, niveau de concentration

- Vitesse de traitement de l'information, stratégies d'adaptation, flexibilité etc

- La personne est placée en situation de résolution de problèmes

- Possible de contourner une partie de leur désirabilité sociale

De façon générale, les tests d'intelligence fournissent des indices sur le mode de fonctionnement sur le mode de fonctionnement de l'individu (réflexif, obsessif, impulsif).

WAIS III Mesure L'intelligence verbale, non verbale et générale. Etendu d'âge à partir de 16 ans à 89 ans.

 

Temps d'administration: 60 à 90 minutes pour obtenir un QI à l'aide de 11 subtests. (assemblage d'épreuve est optionnel sinon on compte environ 15min de plus).

- L'échantillon de standardisation compte 2450 individus

- Stratifié: représentatif de la population américaine (recensement de 1995) selon sexe, niveau d'éducation, origine ethnique et région géographique.

- Chaque individu évalué est comparé à son propre groupe d'âge (comparé aux anciennes versions).

- WAIS III: constituée de 14 sous-tests dont le résultat moyen est de 10 et l'écart type de 3.

- L'ensemble des subtests se regroupent en deux échelles: l'échelle verbale et l'échelle de performance.

- Le résultat à chacune des échelles ainsi que le résultat total (correspondant à la combinaison des deux échelles) donnent un QI moyen de 100 avec un écart type de 15.

 

II. Présentation de subtests de la WAIS III

II.1>Complètement d'images

- Nombre items (images incomplètes): 20 sec/item

- Tâche: Nommer ou pointer la partie manquante

- Cotation 0-1 points

- Contribution: QI de performance, QI total, IOP (Organisation perceptive)

- Epreuve très facile et peu discriminante, elle a été conservée pour commencer l'épreuve et mettre le sujet en confiance.

- Résultats stables jusqu'à 70 ans.

Exemple: "que manque-t-il à cette porte?"

 

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II.2>Test de vocabulaire

- 33 items (mots rangés par ordre de difficulté). Pas de limite de temps de réponse.

- Tâche: définir les mots présentés.

- Cotation: 0-1-2 points

- Contribution: QI verbal, QI total, ICV (compréhension verbale)

- épreuve liée au facteur g (facteur général de l'efficience intellectuelle), elle est fortement corrélée au QI.

- Wechsler considère cette épreuve comme déterminante et comme un témoin de la facilité à apprendre.

- Sensible aux troubles de la mémoire de travail (boucle phonologique), mais aussi aux conditions socio éducatives.

- Concerne l'intelligence cristallisée.

- Résultats présentant souvent une légère augmentation avec l'âge.

Exemple: définir « prudent » et « universalité ».

 

II.3>Code

- pas d'items isolés (des codes de répètent plusieurs fois)

- Tâche: copier les symboles associés à des chiffres sur la feuille de réponse, le plus rapidement pendant 120 secondes.

- Contribution: QI de performance, QI Total, IVT (vitesse de traitement). Cette tâche concerne le traitement des symboles.

- Le code peut être considéré comme une tâche d'apprentissage faiblement saturée en facteur g et très sensible au vieillissement (dès 40 ans).

- On note l'importance du déclin grapho-moteur dans la sensibilité de la tâche au vieillissement.

- On associe un chiffre à un code

 

II.4>Similitudes

- Nombres item: 19 (rangés par ordre de difficulté). Chaque item est constitué de deux mots différents. Pas de limite de temps de réponse.

- Tâche: trouver la ressemblance entre les deux mots

- Cotation: 0-1-2 points

- Contribution: QI verbal, QI total, ICV

- L'épreuve permet d'évaluer la capacité de catégorisation de l'individu.

- Concerne l'intelligence cristallisée.

- Epreuve intéressante sur le plan clinique car elle peut traduire différents niveau de développement cognitif.

 

Exemple: « Qu'est ce qu'un tournevis et un marteau ont en commun?

 

II.5>Arithmétique

- Nb item: 20 (problèmes simple d'arithmétique). Bonus de de points réponses rapides pour les items 19 et 20. Temps limité pour chaque item (120 sec).

- Tâche: résoudre mentalement chaque problème arithmétique et donner une réponse orale

- Cotation: 0-1

- Contribution: QI verbal, QI total, IMT (mémoire de travail)

- Cette épreuve n'est pas au sens strict une épreuve d'aptitude mathématique, mais fait appel à la compréhension verbale de l'énoncé, au fonctionnement de la mémoire de travail et à certains traitements visuo-spatiaux.

- Ce test est sensible à l'anxiété et aux difficultés d'attentions.

- Exemple (premier item): « Si 5 oranges coutent un euro combien coutent dix oranges? »

 

II.6>Cubes de Kohs

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- Nombre items: 14 par ordre de difficulté

- Tâche: à l'aide de 2, 4 ou 9 cubes bicolores, les sujet doit reproduire les dessins présentés. Pour les items 1 à 5, l'examinateur construit le dessin avec les cubes, ensuite le sujet doit reproduire les dessins imprimés sur une feuille cartonnée.

- Cotation: 0-1-2 + bonification en fonction du temps de réponse (1 à 3 points supplémentaires).

- Contribution: QI de performance, QI total, IOP.

- L'épreuve des cubes Kohs a été crée pour évaluer l'intelligence indépendamment du langage. Elle suppose de bonnes capacités dans l'analyse visuo-spatialle, de raisonnement spatial et de coordination opto-motrice.

- Sensible aux effets de l'âge dès 45 ans.

 

Exemple de forme:

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II.7>Matrices de Raven (PEM-38)

- Nombre items: 26 (complément de pattern, classification, analogie, raisonnement sur des séries). Ordre de difficulté croissant. Trois items d'exemples.

- Tâche: trouver l'élément (parmi 6 éléments proposés) qui complètent la série présentée.

- Cotation: 0-1

- Contribution: QI performance, QI total,IOP.

- Les matrices sont une excellente estimation du facteur général. Evalue l'intelligence fluide et visuo-spatiale.

Très sensible au vieillissement

 

Exemple:

 

matrice-raven-c7.gif

 

 

II.8>Mémoire des chiffres

- Nombre items: 8 en ordre direct, 7 en inversé.

- Tâche: l'épreuve de mémoire des chiffres comporte deux tâches successives: une répétition dans l'ordre d'énonciation puis une répétition dans l'ordre d'énonciation puis une répétition (sur de nouveaux items) en ordre inversé. Il y a deux essais par items.

- Cotation: 0-1-2 (2 points pour les deux items réussis, 1 point pour un seul et 0 pour aucun).

- Contribution: QI verbal, QI total, IMT.

- Cette épreuve est un peu représentative du facteur g.

- Elle permet de mesurer l'empan direct (6,8 items en moyenne) et l'empan inversé (en moyenne de 4,7) en mémoire à court terme. Elle est la plus sensible au vieillissement de tous les subtests verbaux.

 

 

II.9>Informations

- Nb item: 28

- Tâche: répondre oralement à toute une série de questions d'information (connaissances générales non spécifiques).

- Cotation: 0-1 point

- Contribution: QI verbal, QI total, ICV

- Bien que dépendant du niveau de scolarisation et des opportunités d'apprentissage, cette épreuve est fortement corrélée avec le résultat d'ensemble de la WAIS, elle est donc une bonne mesure du facteur général.

- Elle est peu sensible au vieillissement, les performances s'améliorent jusqu'à un âge avancé.

- Exemple: « où est la Finlande? » « A quoi servent les poumons »?

 

II.10>Compréhension

- 18 items (problèmes de la vie en général, présentés selon un ordre de difficulté croissant)

- Tâche: réponses orales aux questions; Ces réponses seront notés mot à mot.

- Cotation : 0-2 points (l'examinateur doit évaluer le degré de compréhension pour chaque réponse à partir d'une liste de réponses-types).

- Contribution: QI verbal et total.

- Cette épreuve est considérée comme une mesure typique de l'intelligence cristallisée et de l'intelligence sociale en raison du caractère conventionnel des réponses. Elle est peu sensible aux effets de l'âge.

 

- Répondre à des questions du sens commun: « Pourquoi devons-nous respecter le code de la route? Que signifie faire une pierre deux coups? »

 

II.11>Symboles

- 60 items

- Tâche: retrouver dans le second groupe de 5 symboles l'un des deux symboles du premier groupe

- Cotation: on additionne séparément le nombres de réponses correctes/incorrectes puis l'on soustrait les incorrectes des correctes.

- Contribution: Indice de vitesse de traitement (IVT)

- Epreuve crée par Stenberg en 1966, a été reprise par Shiffrin pour étudier le contrôle attentionnel.

- Très influencé par les déficits de l'attention et, pour une part, des déficits de la mémoire de travail.

- Elle évalue très rapidement la vitesse de traitement, très sensible au vieillissement puisque les performances déclinent à partir de 30 ans.

 

Pourquoi Internet est moins souhaitable? Il convient d'observer les gestes du sujet etc...

 

II.12>Séquences lettres-chiffres

- 7 items (avec 3 essais pour chaque item composé d'une séquence de chiffres et de lettres)

- Tâche: repérer oralement la séquence en ordonnant les chiffres en ordre croissant et les lettres dans l'ordre alphabétique.

- Cotation: 0-1

- Contribution: indice de mémoire de travail (IMT)

- Cette épreuve introduite récemment (lors de la conception de la WAIS III) contribue peu au facteur g mais constitue une bonne mesure de la capacité de la mémoire de travail.

- Extrêmement sensibles à l'âge, les performances de cette épreuve diminuent régulièrement dès 25 ans.

 

II.13>Assemblage d'objets (optionnel)

- 5 items (puzzles)

- Tâche: reconstituer chaque puzzle sans modèle, et en temps limité

- Cotation: chaque assemblage correct est crédité d'un point auquel s'ajoute éventuellement 3 points de bonification.

- Contribution: néant (ne contribue ni au QI, ni aux indices)

- Ce subtest est ancien n'est plus utilisé actuellement dans le calcul des QI et des indices en raison de sa longueur et de l'imprécision de sa cotation (en particulier en temps); bien qu'il ait un réel intérêt clinique puisqu'il fait appel à une tâche concrète de résolution de problèmes.

- Ce subtest évalue correctement le facteur d'organisation perceptive et l'intelligence visuo-spatiale.

 

III. Conclusion

Les échelles de Wechsler constituent le seul outil de mesure standardisé valide au plan psychométrique (avec les échelles de Kaufman ou "K-ABC").     

Attention aux outils commerciaux se basant sur des travaux sois-disant psychologiques...

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 16:58

 

 

Réflexion générale:

« Pourquoi l'échec affecte autant l'estime de soi et pourquoi les individus ont tellement besoin de protéger leur estime de soi quand ils échouent? Intellect, beauté...

Une des pistes de réflexion actuelle suppose une survalorisation de l'intelligence dans la société. L'intelligence est la valeur par excellence que tout le monde souhaite posséder. Elle est avant tout perçue comme une disposition stable: on viendrait au monde avec une quantité déterminée d'intelligence (stéréotype), ce qui expliquerait les succès mais aussi les échecs. Or cette conception de l'intelligence est très « pathogène » pour l'individu. »

Ce n'est pas parce qu'on parle bien qu'on est intelligent!

 

I. Intelligence et modèles de l'intelligence; modèles de la cognition

Les modèles de l'intelligence sont basés sur les modèles cognitifs au sens large. On sait qu'il y a par exemple un rapport entre intelligence et mémoire. Cela donne des capacités intellectuelles corrélées les unes avec les autres.

 

L'évaluation des fonctions intellectuelles repose sur une théorie de l'intelligence:

- Il n'existe pas de définition abstraite de l'intelligence

- L'intelligence c'est mettre en pratique des capacités adaptatives qui résultent d'aptitudes (Thurnstone)

- Ces aptitudes représentent l'efficacité fonctionnelle de différents processus cognitifs (exemple: degré de perception, ou d'attention)

 

Les modèles classiques de l'intelligence sont donc des modèles de l'efficience intellectuelle. (Avant quelqu'un d'instruit i était forcément intelligent)

Toutefois , ces divers modèles supposent tous une architecture mentale qui se traduit par l'existence d'aptitudes ou de facteurs de l'intelligence.

Il existe ainsi parmi ces modèles des modèles factoriels et des modèles hiérarchiques et non hiérarchique de l'intelligence..

- Factoriels: Car ils décrivent l'intelligence comme une mosaïque d'aptitudes.

- Hiérarchiques (ou non): car les facteurs ou aptitudes ont un rôle général ou au contraire spécifique et qu'ils sont considérés comme dépendants les uns des autres (modèles hiérarchiques) ou au contraire indépendants (modèles non hiérarchiques).

 

II. Théorie globale de l'intelligence: Binet & Simon (1905-1911)

II.1>Conception générale

La difficulté à définir l'intelligence incite à une approche empirique de celle-ci. On l'évalue à partir de multiples tâches, représentatives de ce qu'un individu connaît et de ce qu'il sait faire à un âge donné. Binet et Simon envisagent le développement.

Pour Binet, l'intelligence est une faculté générale qui repose sur des processus de haut niveau (comme le raisonnement abstrait, le langage, etc) et qui résulte de la synthèse de multiples capacités dans des domaines très divers, sensori-moteur, spatial, numérique....

Cette conception sera également retenue par Wechsler lors de la conception de la WAIS (Wechsler Adult Intelligence Scale)à la fin des années 1930. ON est en à la WAIS III.

 

II.2>Age mental et le QI

Pour mesurer le niveau intellectuel des enfants, Binet crée la notion d'age mental: De la sorte, un enfant peut avoir un âge mental en retard ou en avance par rapport à son âge réel.

Pour évaluer cette avance/retard, Stern (1920) utilisera le rapport entre l'âge réel et l'âge mental: c'est le concept de QI. En multipliant ce rapport par 100, le QI normal est égal à 100. EN dessous cela indique un retard et en dessus une avance dans le développement intellectuel.

Toutefois ce calcul du QI n'a plus de sens chez l'adulte puisque l'âge mental n'augmente plus après 16 ans: le QI de Stern ne peut plus donc être étudié chez l'adulte.

La mesure de l'intelligence de l'adulte fait référence à un étalonnage normalisé par classe d'âge. La moyenne est fixé à 100 et l'écart type à 15 dans l'épreuve de Wechsler.

 

III. Théories factorielles de l'intelligence

Très rapidement cependant, l'intelligence est conçue comme une mosaïque d'aptitudes.

Entre 1904 et 1927, Spearman (inventeur du coefficient de corrélation), à partir de la méthode d'analyse factorielle et qu'il vient d'inventer, propose un modèle bifactoriel.

Ce modèle bifactoriel, comporte un facteur commun à toutes les épreuves (le facteur g pour "général)" auquel s'ajoutent des facteurs spécifiques qui lui sont subordonnés

Rappel: parmi les modèles factoriels il y a les modèles hiérarchiques et non hiérarchiques

 

III.1>Les modèles non hiérarchiques

Pas de hiérarchie entre les aptitudes

Thurnstone met en cause la validité du facteur g et invoque un modèle dit des aptitudes mentales primaires représentés par 5 facteurs spécifiques: verbal, spatial, numérique, fluidité verbale et raisonnement, qui ne sont pas hiérarchisés.

Le modèle proposé ultérieurement par Guilford comporte quant à lui même 150 facteurs!

Chaque facteur est défini par 3 dimensions : les opérations cognitives; le format des informations; leur organisation.

Les modèles de Thurnstone et Guilford ont été critiqués sur deux points:

- Le rejet du facteur g

- Le nombre de facteurs qui dépend de la méthode d'analyse factorielle utilisée( qui ne donnent pas les mêmes résultats à partir des mêmes données)

 

III.1.1>Intelligence fluide, Intelligence cristallisée (Cattell)

Cette distinction serait utile pour élaborer des tests indépendants de la culture (dits « culture free »). En effet les performances aux tests d'intelligence sont fortement déterminés par le niveau de scolarisation, la langue te le contexte culturel en général. On réduirait cette influence en employant des épreuves spécifiques de la mesure d'intelligence fluide. Il n'existe malheureusement pas de tests absolument indépendants de la culture et l'ambition d'en construire a été largement abandonné. Le WAIS a été adapté à chaque culture (par exemple les japonais ont plus de facilité à traiter les symboles abstraits). Bref, c'est délicat.

 

Avec la collaboration de Horn, Cattel suggère un nouveau modèle qui comporte 9 aptitudes à large spectre.

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IV. Les modèles hiérarchiques

Pour dépasser l'opposition Thurnstone/Spearman, Gustafsson puis Caroll élaborent des modèles qui conservent le facteur g ainsi que des facteurs de groupe et des facteurs spécifiques, mais selon trois niveaux hiérarchisés.

 

IV.1>Modèle hiérarchique des aptitudes (Gustafsson)

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V. Intelligence et processus cognitifs

Les conceptions de l'intelligence ont été influencées par les travaux de psychologie cognitive (que ça touche les travaux sur la perception, la mémoire...)

On en retiendra deux exemples:
- Théorie de Gardner et théorie de Stenberg

- L'analyse des composantes du facteur g

 

Avec le développement des recherches en psychologie cognitive, ces modèles ont évolué vers des conceptions plus fonctionnelles qu'une simple description structurale en terme d'aptitudes ou de facteurs.

Cette nouvelle conception met en avant 4 principaux domaines de l'activité cognitive identifiés à partir d'analyses factorielles:

 

Compréhension verbale

Organisation perceptive

Mémoire de travail

Vitesse de traitement

 

La conception de GARDNER  s'oppose radicalement aux modèles factoriels en affirmant.

Il existe des formes d'intelligence multiples qui sont indépendantes les unes des autres.

 

VI. Les formes de l'Intelligence

VI.1>Formes d'intelligences multiples (Gardner) 

 

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1> Intelligence verbale(capacité de comprendre et de produire un langage)

2> Intelligence logico-mathématique (capacité d'utiliser et d'évaluer des relations numériques, causales, abstraites ou logiques

3> Intelligence spatiale (capacité de percevoir, transformer et recréer des informations spatiales)

4> Intelligence musicale (capacité de comprendre un message musical)

5> Intelligence kinesthésique (Capacité de contrôler les différentes parties de son corps pour résoudre des problèmes ou produire des choses)

6> Intelligence interpersonnelle (on pourrait la comparer à l'intelligence « émotionnelle ») (capacité de reconnaître et distinguer les sensations, les croyances et les intentions d'autrui

7>Intelligence nitra-personnelle (capacité d'élaborer une représentation de soi-même et de s'appuyer sur celle-ci pour décider des actions les plus appropriées à entreprendre)

8>Intelligence naturaliste: Capacité de comprendre le monde naturel et d'y agir avec efficacité.

 

VI.2>La théorie triarchique de Sternberg

Il  met en avant l'existence de trois formes distinctes d'intelligence:

Analytique

Pratique

Créative

 

Pour Sternberg les performances intellectuelles reposent sur:

- Les processus cognitifs qu'elles mettent en jeu (aspect componentiel de l'intelligence)

- L'expérience antérieure du sujet (aspect expérientiel, par ex la familiarité avec la tâche, le degré d'expertise).

- Le contexte auquel elles s'appliquent (aspect contextuel), à travers des processus d'adaptation, de sélection et de transformation.

 

VI.3>L'analyse des composantes du facteur g

C'est le niveau général en gros d'une personne. Il met en évidence deux aspects important du fonctionnement cognitif:

La vitesse de traitement d'une part

La capacité de la MDT d'autre part

VII. Coomment évaluer l'efficience intellectuelle et le fonctionnement cognitif?

L'évaluation de l'intelligence ne peut être directe, faute de savoir précisément définir ce qu'est l'intelligence.

En réalité l'intelligence est appréhendée à partir du comportement produit en réponse à un stimulus (item du test).

Cette réponse est censée traduire l'effet d'un facteur hypothétique qu'on appelle en psychologie un « construit »

Ce que l'on mesure n'est pas donc l'intelligence en elle-même mais l'efficacité avec laquelle l'individu utilise ses potentialités intellectuelles. C'est l'efficience intellectuelle qu'on mesure pas l'intelligence (question examen: peut on mesurer l'intelligence?)

C'est pourquoi la plupart des tests comportent plusieurs échelles qui mesurent à partir de comportements différents:

- Les connaissances du sujet

- Son efficience dans des tâches « intellectuelles » variées, représentatives de son activité intellectuelle courante.

=> Cette activité intellectuelle reflète des prédispositions innées, des acquisitions relevant de divers types d'apprentissage et la qualité de son fonctionnement cognitif. Ainsi les apprentissages nous « aident » à être intelligent.

 

Composition de l'échelle (WAIS III, 2000):

 

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