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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 23:00

I.Introduction
On va retrouver des carences au niveau des enveloppes psychiques et physiques de l'enfant
On va retrouver des carences au niveau de la fonction alpha de la mère

BION: « La fonction alpha de la mère est sa "fonction de rêverie". C'est sa capacité de métabolisation (mettre en mots, réassurer, calmer, dédramatiser) de l'irreprésentable sensoriel (éléments bêta) en symbolique (éléments alpha).


On va retrouver des carences au niveau de l'installation des interactions
Cela va induire des pathologies, néanmoins:
 

Les symptômes peuvent prendre des formes diverse et variées comme par exemple:

- Réveil fréquent au cours de la nuit
- Sommeil agité
- Endormissement difficile
- Cauchemards
- Mauvaise santé selon l'avis de la mère
- Asthme
- Rhinopharyngites fréquentes
- Bronchites répétées
- Au moins une hospitalisation entre 1 mois et 3 ans
- Colère fréquente
- Mécontentement fréquent
- Appétit capricieux
- Pas d'objet transitionnel (doudou) : cf Winnicott reçoit des médicaments sédatifs plusieurs accidents entre 18 mois et 3 ans


Plus l'enfant est jeune plus les symptômes prennent une forme physique/somatique
Une asymptomatologie est inquiétante car ça peut  un défaut de structuration psychique (compromis désir-défense)

II.Les Troubles à expression somatiques/physiques
Troubles psychomoteurs: dystonies, dyspraxies...
Troubles nerveux: syncopes nerveuses, hypersomnies/insomnies idiopathiques, convulsions
Troubles alimentaires: anorexie, potomanie
Troubles digestifs: vomissements, coliques, mérycisme
Troubles sphinctériens: énurésie, encoprésie
Troubles respiratoires: asthme...
Troubles cutanés: exéma, urticaire...
La symptomatologie peut être diffuse ou localisée. Il convient néanmoins d'envisager un diagnostic différentiel avec les médecins pour savoir si on n'est pas en présence d'un trouble organique réel.

Enfin il faut  se poser la question de la transposition de la souffrance psychique dans le somatique: on peut avoir une conduite corporelle ou l'enfant prend part (refus alimentaire) ou alors des troubles fonctionnels proprement dit (la diarrhée par exemple).
Des véritables maladies à expression somatiques : asthme, exéma...  on pourrait parler de « conversion ».  

III.Les troubles du comportement alimentaire
III.1> L'anorexie commune du second semestre
Il s'agit d'une forme d'anorexie qui surgit quand le nourrisson change de régime alimentaire (il passe du liquide au solide). Cette anorexie peut-être interprétée comme un jeu d'opposition et/ou de maîtrise de son corps.
On va distinguer:
Forme réactionnelle: Le refus alimentaire ne va pas persister longtemps suite à la réassurance et/ou la baisse anxieuse de la mère.
•  Forme persistante: pouvant aller jusqu'à la phobie alimentaire, c'est une forme d'expression sous-jacente d'une dépression.

III.2> Le mérycisme
C'est une forme de comportement alimentaire aberrant consistant en la régurgitation provoquée puis la remastication interminable des aliments revenus se produisant la plupart du temps quand l'enfant est seul.
Cela peut entraîner une dénutrition et mettre en jeu le pronostic vital.
Ca peut être un mode d'autosatisfaction érotique en réponse à une déprivation maternelle.

IV.Les troubles du développement (langage, motricité, intelligence...)

Ils ne sont pas faciles à observer en raison des différences inter-individuelles.
En revanche on peut évaluer certaines précocités plus facilement qui peuvent être problématiques comme par exemple une propreté précoce peut oblitérer la structuration psychique (stade anal).
On verra au fond comment intégrer ces symptômes dans des syndromes (troubles dépressifs, troubles psychotiques).

V.Corrélation attitudes maternelles/ symptomatologie de l'enfant

Etude de Spitz : il a observé une corrélation entre le symptôme de l'enfant et son environnement:

tablout.jpg

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 15:48

I. Caractérisation des mots émotionnels
I.1> Exemples

  • JOIE: mot émotionnel dénotatif (dénote une émotion

  • PLAGE mot émotionnel connotatif (connote une émotion: ici connote plutôt la joie que la tristesse)

  • ERREUR/MUSIQUE: mots émotionnel négatif/mot émotionnel positif

  • LUMIERE/ PASSION (mots peu intenses/intenses

Donc les mots émotionnels se caractérisent par :

- la valence (caractère positif ou négatif)

- l'intensité.
I.1>Comment caractérise-t-on les mots émotionnels?

On a eu besoin de faire des évaluations subjectives (on a eu besoin de passer par des individus pour qualifier) de la valence et de l'intensité. Pour évaluer cela on va demander aux sujets d'évaluer en disant s'ils renvoient à des émotions positives, négatives, neutres etc.

  • Alcool: positif, neutre ou négatif? (En 2002, A.Syssau a observé ça négativement et aujourd' hui il est positif). Mais il y a des mots où 100% des sujets vont trouver ça positif, négatif ou neutres.

  • Evaluation positive de l'intensité (quantification) : « indiquez sur une échelle allant de 1 à 7 comment vous sentez à la lecture d'un mot de 1 « très excité » à 7 « totalement calme ».

  • On va obtenir des normes lexicales sur la signification émotionnelle des mots en langue française.


I.2> La signification émotionnelle des mots les rend-t-elle particulier sur le plan cognitif?
I.2.1> Etude de l'effet de la valence et de l'intensité émotionnelle des mots sur les temps de décision lexicale:

  • Tâche de décision lexicale: investigation indirecte du rôle de la signification émotionnelle:décider si une suite de lettre est un mot et répondre la plus rapidement possible par « oui » ou « non ». (Lapin vs sipin).

I.2.2>Matériel:

  • MATERIEL

  • 16 mots positifs dont 8 intenses et 8 non intenses

  • Exemples: ESPRIT (83%;4,41) et AMOUR (99%;9,05) : %= fréquence des individus et chiffre = intensité

  • 16 mots négatifs dont 8 intenses et 8 non intenses

  • Exemples: FAUTE (85%;4,26) et HAINE (98%;8,03)

  • 32 mots neutres

  • Exemple: ELEMENT (85,5%;neutre)

  • Contrôle de la fréquence, de la longueur des mots, de la concrétud


I.2.3>Résultats:
tablo-copie-1.jpg

Effet significatif de la valence : +

Effet principal de l'intensité non significatif

Interaction valence x Intensité significative

 
I.2.4>Des résultats contradictoires:
 

- Dans certaines études, on observe une facilitation uniquement pour le positif (négatifs vs neutres ne se distinguent pas mais la reconnaissance des positifs est plus rapide).

- Dans d'autres un ralentissement uniquement pour le négatif, et encore dans d'autres une facilitation pour le positif et le négatif.

- Les chercheurs cherchent encore pourquoi ils ne trouvent pas les mêmes résultats =>Effet de l'intensité encore mal connu: facilitation pour le positif intense et ralentissement pour négatif peu intense.
Les faits montrent qu'il y a des différences dans la reconnaissance visuelle des mots selon leur signification émotionnelle.

Une fois qu'on aura ces faits il faudra les interpréter: pourquoi quand on lit un mot positif on le reconnaît plus vite?... Reste à trouver des modèles théoriques.


II. Modèles explicatifs

II.1> Caccioppo & Gardner, 1999:Ralentissement pour les mots négatifs: le biais négatif 

Nous disposons d'un système de vigilance qui conduit à évaluer automatiquement les stimuli qui se présentent à nous selon leur valence (positif vs négatif): 2 systèmes motivationnels qui sont l'approche et l'évitement, avec  dominance du système d'évitement par rapport à celui d'approche (Caccioppo & Gardner: ils partent du principe qu'il est plus important d'évier un danger pour la survie que de rater une opportunité positive). Cela se manifesterait sur les mécanismes émotionnels.

Focalisation de l'attention.

Quand le système d'évaluation détecte un stimulus négatif il focalise toute son attention de façon massive sur ce stimulus: c'est le biais négatif attentionnel. Du coup l'attention va avoir du mal à se désengager du stimulus négatif car elle est focalisé sur lui. Cela expliquerait le ralentissement du temps de réponse pour les mots négatifs.


II.2> Lang, Bradley & Cuthbert, 1997 : 2 systèmes équivalents

II.3> Isen 1985, Unkelbatch et al : Densité supérieure du réseau sémantique positif

Ils partent du principe qu'il y a plus de mots positifs et que les expériences positives sont assez similaires entre elles et seraient reliées en revanche les connaissances négatives seraient particulières (si on fait de l'introspection un évènement négatif est différent d'un autre et c'est pas le cas pour des évènements positifs).

 

Explication sémantique de l'effet positif (lexique mental)


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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 21:50

                                caisse_qui_dechire.jpg
                                                "le poids des mots, le choc des photos"

INTRODUCTION:
Les émotions à la fois évidentes et mystérieuses. Elles sont un concept pluridisciplinaire, vaste et souvent imprécis (émotion, sentiment, humeur, troubles émotionnels, etc.)
Une émotion est une réaction psychologique et physique à une situation:
« Une émotion est différente d'une sensation, laquelle est la conséquence physique directe d'une sensation. La sensation est directement associée à la perception sensorielle ».
« Quant à la différence entre émotion et sentiment, celle-ci réside dans le fait que le sentiment ne présente pas une manifestation réactionnelle, il pourrait être défini comme la prise de conscience de notre état émotionnel »
« L'émotion peut se définir comme une séquence de changements intervenant dans plusieurs systèmes organiques (cognitif, psychophysiologique, moteur), de manière interdépendante et synchronisée en réponse à l'évaluation de la pertinence d'un stimulus externe ou interne (une pensée par exemple) par rapport à un intérêt central pour l'organisme ».
L'émotion est à différencier de l'humeur, pour laquelle  on ne connait pas le déclencheur.  Le sujet d'humeur dépressive ne sait pas forcément pourquoi il est dépressif, quand on a un chagrin d'amour (émotion) on sait pourquoi.

Définition de Nicolas Frijda (1986): un processus à plusieurs composants:
- Evaluation (« appraisal »): Jugement conscient ou non conscient du caractère plaisant ou déplaisant d'un objet par rapport à soi (valable pour tous les stimuli autour de nous, même quand la prof balance toutes ses phrases: c'est l'évaluation automatique).
- Préparation à l'action: Le traitement émotionnel permet de nous signaler des situations particulières et pour faire ça (traverser la route) il va falloir revoir la hiérarchie de nos buts (traverser ou se faire écraser par le chauffard).

Réponses émotionnelles:
- Les réponses physiologiques ou corporelles: (rythme cardiaque, débit sanguin, conduction cutanée, fréquence respiratoire, tension musculaire, taux d'adrénaline). Les behavioristes ont beaucoup aimé étudier cela (puisque c'était mesurable). « est ce que pour chaque émotion on a des réactions corporelles spécifiques? » On étudie la signature corporelle de chaque émotion.

    frequence-cardiaque.jpg

- Les réponses comportementales ou expressives: le but de ces recherches est de montrer qu'elles sont automatiques.. On a des ordinateurs qui codent si les émotions sont vraies ou fausses.
Mais aussi un autre objectif est de voir si ces expressions faciales sont innées et universelles (problème de l'innée vs acquis). Les travaux de Ekman & Izard sur des otochtones ont montré que toutes les cultures ont les mêmes expressions pour les émotions primaires (en règle générale sauf exception). Des études sur les non voyants montrent qu'ils ont des émotions reconnaissable sans ambiguïté pour les voyants. En revanche le non voyant ne peu simuler de fausses expressions.

    emotions.jpg

- Les réponses subjectives ou expérientielles: C'est la façon qu'on a de parler de nos états émotionnels. Intérêt de la rumination mentale (on se rumine ou on le raconte aux autres): est-ce pertinent de ruminer? « Oui mais pas trop ». Oui car ça permet à intégrer la nouvelle situation dans les cognitions (perdre son enfant), mais pas trop pour ne pas se conditionner négativement. Ensuite : « faut-il raconter nos émotions au psychologue de bistrot? » (« vas y parle, ça te fera du bien »).

   pensee_positive.jpg


I. Psychologie cognitive et émotion(s):
  psychologie cognitive: étude des activités mentales qui permettent l'acquisition, le maintien et l'utilisation des connaissances.
- Est ce que la psychologie cognitive peut décrire ce que l'homme connait d'une « araignée » sans envisager sa peur des araignées?
- Psychologie cognitive du langage: qu'est ce qu'il y a dans le lexique mental à propos de la signification émotionnelle des mots?

I.1>étude de l'émotion en psychologie cognitive: des débuts difficiles
  La raison et la passion : « les émotions font obstacles à la pensée rationnelle » (Platon).
Même nous-mêmes nous le disons  : «Si j'ai planté mon examen c'est car j'étais stressé ».
Il faudrait donc « gérer » ses émotions, les « contrôler » etc.
Dualisme: on ne va pas s'intéresser à la raison ET aux émotions puisque l'émotion perturberait la cognition. Voilà pourquoi un crime passionnel est moins puni qu'un crime prémédité (vive la psychologie?).
« La passion est associé à notre héritage animal » (Descartes)
Darwin (1872): les émotions sont l'héritage de l'évolution de l'espèce, elles ont été fondamentales, mais aujourd'hui elles n'ont plus la même utilité et sont là sous forme de réflexes (ça sert plus à rien de montrer les dents puisqu'on ne va pas mordre). Donc les émotions sont un vestige qui n'aurait plus d'utilité (on pourrait le comparer à l'appendice). Thème de recherche de psychologie de l'évolution.

Darwin_ape.png

                      "qui s'y frotte s'y pique"


L'émotion, elle est liée au corps (la cognition elle, à l'esprit):  pourquoi on fuit quand on est en danger? Quand on voit un danger (un ours) on part directement. L'émotion  prend le pas sur la cognition. On a pas besoin de réfléchir pour fuir un danger imminent.

petit-ours-brun-google.jpgsch.jpg

C'est une fois qu'on a quitté le danger qu'on peut se dire : « ouf j'ai eu peur ».
A-t-on déjà dans notre patrimoine une mémoire des stimuli avec lesquels il faut réagir immédiatement (stimuli biologiquement significatifs)?
Selon James les réponses émotionnelles sont déclenchées par le SNP sans passer par le SNC (corps donc pas esprit).
métaphore informatique: la cognition fonctionne comme un ordinateur, si on arrive à simuler le fonctionnement humain sur une machine c'est qu'on a trouvé que c'était un bon modèle de la cognition. Mais elles n'ont pas d'émotions. Donc la psychologie cognitive ne s'y est pas intéressée.

cognitivisme.png

                                                           "Modèle homme cognitif"

L'émotion n'est pas rationnelle, elle est innée, du domaine corporelle MAIS la cognition serait nécessaire à l'émotion : une théorie cognitive de l'émotion.

I.2>Schachter & Singer (1962): théorie bifactorielle de l 'émotion
- Activation physiologique (arousal)
- Interprétation cognitive de la situation (appraisal): signature corporelle de l'émotion : quand mon coeur bat je dois quand même réfléchir pour identifier l'émotion. On a des réactions automatiques mais il faut de la cognition pour évaluer l'origine de ces réactions corporelles.
- Donc émotion = Activation physiologique + Evaluation cognitive.

I.3>Et maintenant?

Années 2000: la révolution affective: passage du QI au QE.
S'intéresser aux émotions en psychologie cognitive c'est se donner les moyens:
- D'envisager la fonction adaptative de la cognition humaine.(on ne pense pas juste pour « penser » mais aussi pour vivre et s'adapter):
"Les émotions peuvent être vues comme au service de l'humain pour sa survie."
=>L'émotion va nous inscrire dans l'évolutionnisme.
- De s'affranchir de la distinction entre le corps et l'esprit (approche jamesienne): le corps participe à notre connaissance: la cognition incarnée (Damasio: les marqueurs somatiques).
L' étude de l'émotion va permettre de nous affranchir de la distinction corps/esprit. Quand on évoque l'émotion on évoque obligatoirement une réaction corporelle (physiologique). Dans  nos connaissances du monde on a des connaissances abstraites (déclaratives) auxquelles on veut ajouter des connaissances des sensations. Comment ce qui est sensation corporelle s'inscrit dans notre cognition (cognition incarnée).

Ce que Damasio appelait marqueurs somatiques c'est que à chaque fois qu'on active une connaissance émotionnelle on active notre corps physiologique (« beurk une araignée »; la madeleine de Proust). Damasio nous montre que certains patients qui ont des lésions frontales (post-opérations ou tumeurs) suite à leur opération, ont été évalués comme « identiques » à avant au niveau cognitif mais des changements au niveau de la personnalité. Mais au niveau de l'émotion ils ont des troubles, ils vont toujours faire le mauvais choix et vont avoir une chute sociale. Damasio a cherché à savoir pourquoi (le jeu de poker: le tas « A » peut rapporter beaucoup mais est très dangereux et le « B » rapporte moins mais est moins dangereux au bout d'un moment les sujets se rendent compte que « A » est trop dangereux mais mais ils continuent à tirer dans le « A »; on enregistre leur réactions électrodermales  avant de tirer « A » et à la simple évocation de l'action il n'y en a pas contrairement aux gens du groupe contrôle => Il leur manque ces informations corporelles par rapport aux évènements.


damasio.jpg
                          "Modélisation sur le raisonement des émotions" : Damasio


D'étudier la signification subjective des informations:
Pouvoir étudier la signification subjective des informations:  On ne prenait pas la notion de signification quand on comparait l'homme à l'ordinateur, juste l'information. L'humain contrairement à l'ordinateur ne traite pas toujours l'information de la même manière (en raison de la signification). Le mot « amour » à une signification particulière pour chacun d'entre nous.


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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 19:25

                        
    
             parl.jpg

                                         MATERIEL EXPERIMENTAL ICI (on s'intéressera à la liste 1)

Méthode:
Hypothèse opérationnelle
Le nombre de paralogues correctement résolus sera plus important quand la première moitié de la liste comportait une règle de résolution que quand elle n'en comportait pas et le temps de résolution des paralogues devrait être plus court en deuxième partie qu'en première partie.

Participants
les étudiants du TD du mardi 13h15-15h15 (D005a), répartis en 2 groupes. (en temps normal, c'est à dire pas en classe, on a le même nombre de participants).

Matériel utilisé/présentation des stimuli

- 2 listes de 30 paralogues chacune:
une liste avec des paralogues basés avec une règle de construction identique (3-4-5-2-1), pour retrouver le mot, on ne peut retrouver le mot que par l'application de cette règle,pour les 15 premiers mots (première partie), et pour les  les 15 mots suivants (deuxième partie), pas de règle précise de paralogue.
une liste de paralogues basés  sur une règle de construction identique (3-4-5-2-1) pour la première partie (15 premier mots), et pas de règle de construction pour la deuxième partie.

Procédure
les participants sont informés qu'ils vont devoir retrouver les mots mélangés. La tâche doit être réalisée le plus rapidement possible sans se tromper. Il est indiqué qu'il ne doivent pas tenir compte des accents, que les mots sont fournis au singulier. Il est précisé que le participant doit noter l'heure a laquelle il commence, le temps écoulé à la résolution de la première partie puis le temps écoulé à la résolution de la deuxième partie.

Plan expérimental
VI (inter) :le type de liste (m1: avec règle de construction de paralogues en première partie de liste, vs m2: pas de règles de constructions en première parti de liste).

VD1: nombre de paralogues  correctement résolus sur deuxième moitié de la liste
VD2: temps moyen écoulé pour la résolution de la première partie et pour la résolution de la deuxième partie.


Résultats

res.jpg


D'après les résultats on peut observer une accélération du temps de réponse (suite à l'apprentissage de la règle). Le nombre de paralogues correctement résolus en condition 1 (liste 1)> condition 2 (liste 2).

Critique

Il y a ici un mot qui peut s'écrire avec un « s » à la fin et c'est pas anodin puisqu'il s'agit du premier mot.
En terme de fréquence les mots ne sont pas sur un pied d'égalité.
On peut trouver plusieurs solutions en deuxième partie qui vont s'imposer d'elles mêmes (fréquence du mot) et ce sans utiliser la règle. Il faudrait que le mot à trouver en l'application de la règle soit le plus fréquent pour inciter l'individu a trouver la règle.

Discussion
L'apprentissage d'une règle préalable semble favoriser la performance de restitution des paralogues.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 18:03


                                  360751488.jpg


                                                 MATERIEL EXPERIMENTAL ICI

INTRODUCTION
Définition:

« Une attitude représente un état mental de préparation à répondre, organisé à la suite de l'expérience et qui exerce une influence directrice sur la réponse de l'individu à tous les objets ou toutes les situations qui se rapportent à cette expérience »  (Allport).
=>il s'agit d'une disposition interne de l'individu qui sous-tend sa perception et son comportement vis à vis d'un objet ou d'une situation.

Par exemple en psychologie sociale, contrairement au sens commun, on va parler d'un comportement « agressif » plutôt qu'une attitude car une attitude ne s'observe pas.
Donc l'attitude (état mental ou disposition qui va l'amener à avoir plutôt un comportement) n'est pas observable.
Autre exemple: le racisme peut-être une attitude prédisposante d'agressivité vis à vis des gens de couleurs.
Mais l'attitude prédisposerait à un comportement. Mais on ne fait pas encore le lien: un raciste ne va pas forcément démolir son voisin de couleur.

Les psychologues ont voulut:
- connaître les attitudes
- évaluer les attitudes: pour les comparer entre différents groupes de répondants

I. Les caractéristiques des attitudes

Comment se fait-il qu'on soit raciste ou tolérant àla différence de culture (ethnie/couleur..) par exemple?

Les attitudes sont:
Issues de l'expérience, de l'éducation et des interactions sociales.
Acquises et non innées.
Stables et durables.
Parfois sensibles à certains facteurs suceptibles de les t influencer (voir même faire changer).
Polarisées (positive ou négative).

Comment mesurer les attitudes?

I.1>Les échelles d'attitudes
On construit des entretiens mais l'outil de prédilection est le questionnaire métrique ou « échelle d'attitude ».
Ce questionnaire est:
Un ensemble de propositions (ou d'items) concernant un objet ou une situation.
Les sujets sont invités à indiquer dans quelle mesure ils approuvent/désapprouvent chacune des propositions.
L'attitude d'un sujet donné est définie par ses réponses aux questionnaires.

I.1.1>Echelle de Likert
Les échelles de Thurnstone & Likert sont très anciennes, mais aujourd'hui il n'y a quasiment que l'échelle de Likert qui est utilisée et depuis... rien!
Il vaut mieux prendre des échelles paires pour forcer le sujet à se positionner. (par exemple de 1 à 6 : Très défavorable, défavorable, plutôt défavorable; plutôt favorable, favorable, très favorable. Tandis que de 1 à 5 le sujet peut prendre la médiane).

LIKERT:
- « le score global de chaque sujet est obtenu par la somme des notes affectées par le sujet à chacun des énoncés »
- « C'est donc ce score global qui me permet de placer chaque sujet sur un continuum hypothétique et de mesurer soit ses attitudes, soit tel trait de personnalité ».

exemple: attitude vis à vis de l'autorité parentale:

ech.jpg


Le matériel est un questionnaire de personnalité mais le principe est le même sauf que çela mesure un trait de personnalité plutôt qu'une attitude face à un objet/situation.

Objectif: retenir uniquement les items prédictifs du score global pour les insérer dans le questionnaire définitif:
item.jpg


- Likert: un item est prédictif du score global et sera conservé dans la version finale si:
a score global fort, score de l'item fort
à score global score de l'item faible

C'est la méthode des "groupes extrêmes".
Par exemple item 7:


item2

Ici l'énoncé est prédictif: il répond à la proposition 3 de Likert.

Autre exemple (fictif):
item3.jpg

Ici ce n'est pas prédictif (ou alors c'est prédictif pour un seul groupe mais on ignore lequel).

Autre exemple (encore ficitf):

item-4-copie-2.jpg


Ici non plus cela n'est pas prédicitif.

Exemple avec notre item 6:

item5.jpg

Ici ce n'est pas significatif : il va donc falloir faire un test statistique.

Pour cela comparons la distribution observée avec la distribution qu'on aurait sous hypothèse d'indépendance:
Nous oublierons que nous ne sommes pas en effectif suffisant pour le test du Khi 2.

Distribution observé:
obss.jpg

Distribution sous hypothèse d'indépendance:

ind.jpg

Calcul χ2 :   l χ2 = ((6-5)/5)^2 + ((5-6)/6)^2
= 0,73
Notre ddl  =(colonnes – 1) x (lignes – 1) = 1 ou (k-1) x (p – 1)

Rappel : le  χ2 calculé doit > X2 théorique
Ici:  0,73< 3,84
Donc pas de différence significative, l'item n'est pas prédictif !
Si on avait eu un χ2 comme l'autre groupe de 6,24 on aurait eu une différence significative à p< 0,05 mais également à p< 0,02 mais pas à 0,01 donc on a des résultats bétons à 1% d'erreurs.

Mais cela va-t-il dans le sens de l'hypothèse?
Les statistiques permettent de dire qu'il y a une différence,mais il faut regarder si conformément à l'hypothèse cela va dans le bon sens.
Dans les items de notre échelle, on a des items qui peuvent mesurer autre chose que la rigidité ou la flexibilité: l'item 11 par ex: « d'ordinaire je vérifie plus d'une fois que j'ai fermé la porte à clef ». Cela ne mesure pas forcément une rigidité comportementale.

Les 3 composantes de l'attitude:
Un objet d'attitude réel ou évoqué, suscite une attitude qui a 3 composantes:
affective
comportementale
cognitive
atti.jpg
La dimension affective est à l'origine de l'évaluation positive ou négative  de l'objet.

Exemple de Martine (Beauvois) :
Martine va faire les soldes, et s'arrête devant une vitrine où elle voit la robe de ses rêves (composante affective).
La dimension comportementale ce sont les intentions d'actions éveillés par l'objet : Martine réfléchit à l'usage qu'elle pourrait faire de la robe: « séduire Martin » qui trouve toujours un bon prétexte pour refuser ses invitations.
La dimension cognitive est l'ensemble des informations (croyances) sur l'objet d'attitude:  elle réfléchit au prix, à la qualité du tissus.




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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 22:48

                              MATERIEL EXPERIMENTAL ICI

Méthode
Participants:

Les 38 étudiants de L2 psychologie du TD du mardi à 13h15 en salle D001.

Matériel:
2 listes comprenant chacune 28 mots cibles sachant qu'on a une liste comprenant des mots homographes et une liste ne comprenant pas d'homographes. Pour chacune des listes, les mots cibles sont précédées d'un indice (les indices correspondent soit à de courtes phrases soit à des mots) et ces 2 listes différent de par ce qu'elles contiennent ou non des homographes.
A partir de la liste homographe vs non homographe 2 autres listes ont été construite.
pour les mots homographes la liste on a changé l'indice de récupération, pour les autres mots on a conservé le même indice.
pour les mots non homographes on a changé l'indice de récupération

La différence majeure entre ces deux dernières listes c'est que quand on a changé l'indice qui précède le mot, dans la condition homographe le sens est modifié et dans la liste non homographe, l'indice est changé mais le sens du mot aussi.
Dans la liste des mots homographes, c'est toujours le sens le plus fréquent du mot qui est amorcé.

Pour récapituler, on a trois situations de restitution:
indice préservé + sens préservé , ex: jour de la semaine: mardi et jour de la semaine: mardi
indice modifié (condition non homographe) + sens préservé ex: Aliment sucré: orange, et fruit: orange
indice modifié+ sens modifié (condition homographe), ex:  cerceuil: bière et boisson de houblon: bière

Pour chacune des listes, on a une succession, une alternance de « A » et de « B » (c'est à dire alternance entre indice préservé et indice modifié) ceci pour la liste 1 homographe et non homographe. Et pour la liste 2 les indices sont présentés de manières aléatoires.

Procédure:
Il y a deux groupes de sujets, la procédure est identique sachant qu'on a une présentation orale des indices suivit des mots correspondant avec la consigne explicite qui est de porter grande attention sur chaque couple ,indice+ mot et que ce sont les indices  uniquement dans la deuxième phase qui servira à restituer. Les participants sont invités à restituer les mots correspondant.

Plan expérimental:
- VI: liste de récupération (m1: Condition restitution mots non homographes; m2: Condition restitution mots homographes).
- VD: Moyenne de mots correctement restitués (selon la condition).

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 19:55

INTRODUCTION:
On peut avoir un trouble de la motricité globale et fine en même temps.
Les 4 DM:
- Déficience motrice cérébrale (DMC)
- Infirmité motrice cérébrale (IMC)
- Infirmité motrice d'origine cérébrale (IMOC)
- Paralysie générale (PG)

I. Les troubles de la motricité globale

tourisme_handicap_moteur_se.jpg

- Prévalence : 3 pour mille dont la moitié IMC/IMOC
- Origine cérébrale: IMC, AVC, traumatisme crâniens, tumeurs cérébrales
- Origine médullaire: des lésions médullaires dues à un trauma spina-bifida...
- Origine neuromusculaire: les myopathies
- Origine ostéo-articulaire

I.1>Les DM d'origine cérébrales
- Ensemble des troubles moteurs non évolutifs (paralysie, mouvements involontaires ou incoordonnés)
- Elles sont dûes à des lésions précoces (périnatales ou des premiers mois de la vie) du cerveau (IMC ou IMOC) ou bien plus tardives d'un trauma crânien avec hémorragie cérébrale, d'AVC de tumeur, de virus....
- Des lésions ne sont pas évolutives mais ce sont les séquelles motrices et cognitives qui peuvent s'aggraver.

I.1.1>L'IMC/ IMOC
- Les atteintes motrices sont diverses
- Les formes dites "spastiques" sont les plus fréquentes (hémiplégie, diplégie, quadriplégie)
- Les formes athétosique
- Les formes ataxiques

I.1.2>les traumas crâniens
Après la phase coma, on peut constater une régression variable des troubles moteurs souvent plus importants que les troubles neuropsychologiques ou émotionnels. Après 2 ans, entrée dans la phase de compréhension.


I.2>Les DM d'origine médullaire
- Les lésions liées à un trauma de la moelle épinière ou à une maladie
- On observe des atteintes diverse
- Composantes flasques

- Les lésions médullaires dues à une malformation congénitale: La spina- bifida

I.3>Les DM neuromusculaires
Plusieurs dizaines de maladies sont regroupées dans cette catégorie. La grande majorité est d'origine génétique

Elle entraine des déficits moteurs d'intensités diverses et d'évolutions parfois dramatiques, pour la plus connue la maladie « duchenne de boulogne » (myopathies)


I.4>Troubles associés aux DM

- Ces troubles associés, d'intensité et de combinaisons variables, peuvent gravement perturber les apprentissages des enfants et notamment les apprentissages scolaires
- L'épilepsie
- Les troubles des fonctions supérieures ou neuropsychologiques.

- 80% des IMC et des TC présentent ces types de troubles:
• les dyspraxies
• les troubles neurovisuels
• les troubles du langage
• les troubles de la mémoire
• les troubles des fonctions exécutives (flexibilité cognitives ,Mémoire de travail, planifications de taches...)
• les troubles émotionnels
• les troubles vésico-sphincteriens

- Attention:
Les troubles des fonctions supérieures ne doivent pas être assimilés au problème de la déficience intellectuelle.

I.5>Aspects développementaux des DM

- Présence d'automatismes moteurs particuliers (ATNR)
- Mouvement anormaux
- Hypotonicité (tête, nuque)
- Hyper laxité membres vs hyper rigidité extrémités
- Développement postural atypique

  prim2_2.jpg
          "ATNR reflex"



I.6>Développement cognitif et perceptif

- Perception et gnosies visuelles (connaissances)
- Niveau élémentaires (taille , forme , orientation, localisation, distance)
- Niveau intermédiaire (figures entremêlées)
- Niveau gnosique (reconnaissance des lettres, des images...)
- Oculomotricité (en lien avec orthoptiste)
- Fixation
- Poursuite oculaire
- Ciblage des saccades
- Coordination œil/tête

I.7>Aspects insytrumentaux (visuels)
- perception/ gnosies corporelles
- sens de positions segmentaires
- gnosie digitales
- température



II. Les troubles de la motricité fine

 100_4621.JPG

II.1>Terminologie
- Les anglophones semblent utiliser uniquement le terme DCD
- Canada: "développement coordination disorder"
- Les francophones font la différence entre:
• TAC (troubles de l'acquisition des coordination : une traduction littérale de DCD).
• Dyspraxie (Trouble de la représentation et/ou trouble de la planification des tâches apprises)

II.2>Critères diagnostics des troubles d'acquisition des coordinations
1/ perturbation significative dans la vie quotidienne et scolaire
2/ échec à un test standardisé de coordination motrice
3/ absence de toute affection neurologique identifiable
4/ pas de retard mental
Ratio : entre 2 à 8 garçons pour une fille (en fonction de la population étudiée)

Références internationales
Les études internationales sur l'incidence et le ratio de la dyspraxie (assimilée à la DCD) indiquent:
incidence : entre 3% et 6% (en fonctions de la population étudiée)

II.3>Trois caractéristiques conjointes
II.3.1>La présentation
- Malgré les efforts des parents ce sont souvent des enfants qui se présentent de façon « débraillé » vêtements mal ajustés après le passage aux toilettes, etc...
- Insensibilité à l'inconfort
- Locomotion et déplacement empreinte de rigidité.

II.3.2>La Socialisation
- Enfant qui s'isole: sensibilité au bruit, à l'agitation
- Peu de contact avec les enfants de son âge
- Joue avec des pairs plus jeunes ou plus âgés

II.3.3>Les acquisitions
- Lenteur dans la réalisation des tâches
- Décalages dans la mise en activité
- Maintien de l'attention difficile, fatigabilité, distractibilité


II.4>trois composantes dans l'analyse de la dyspraxies

Visuelle                          –                               planification                  –                gestuelle
troubles perceptifs visuels                     stratégies du regard                              troubles proprioceptifs

II.5>L'évaluation des praxies

II.5.1>Tests d'imitation

- Imitation complexe vs imitation simple
- imitation dynamique vs imitation statique
- imitation significative vs non significative

II.5.2>Trois modèles explicatifs
execution<=> représentation<=> planification


II.6>Grammaire de l'acte moteur intentionnel
Représentation
  Jean Ayres(USA)
- Troubles des coordinations intermodales entre systèmes vestibulaires, proprioceptifs et tactiles
Deborah Dewey(Canada)
- Hypothèse d'un déficit unique de la représentation du geste
Planification
Sharon Cermak (USA)
- Un déficit de planification primaire lié à une perte de l'organisation représentée de la séquence de mouvement qui compose le geste
Michele Mazeau (France)
- Lié a  un déficit de la planification d'un schème d'action (dyspraxies constructives)
- s'exprime par un trouble de l'exécution motrice (dyspraxie non constructive).

Les modèles mixtes
Selon M dega et Gerard
- Ils parlent de syndrome dyspraxique et évoquent un déficit du développement de l'action coordonnée et finalisé
- ils définissent 3 types de dyspraxies :
Type1: trouble de la coordination motrice sans atteinte structures de pensée
Type 2 : trouble de la structuration de la pensée spatiale
Type 3: trouble du contrôle exécutif du geste

Dictionnaire:

- Spastique (spasmodique):  qui s'accompagne de contracture (membre raidi)

- Athétosique: mouvements involontaires, incoordonnées, lents, ondulants de grande amplitude , affectant surtout l'extrémité des membres et la face.

- Ataxique: démarche particulière (le pied est levé brutalement, la jambe est lancée en haut et en dehors et le sol frappé du talon).




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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 15:55

I. Expérience de terrain
Hypothèse générale:

Les individus se pronocent moins sur le contenu informatif d'un message que sur la source dont il provient ou "peu importe ce qui est dit, on accorde plus d'importance à celui qui le dit: prestige de la source.

Hypothèse opérationnelle:
On obtiendra plus de réponses de rejet (VD) dans la condition "parti extrémiste" que dans la condition "parti centriste" (VI).

Participants: Comme d'habitude, les étudiants du TD de psycho sociale, au nombre de 38 ce jour-là.
Matériel/stimuli :  cf document
Procédure: On demande aux sujets (de plus on les présume de parti centriste ou de gauche en rapport contextuel avec l'université dans laquelle ils sont) de répondre en terme d'accord ou de rejet à 8 propositions.
On va distribuer une feuille à un groupe en leur disant qu'il répondent aux proposition d'un parti centriste (on baptise le groupe "parti centriste") et à un autre groupe qu'ils répondent aux propositions d'un parti extrémiste (on baptise le groupe "parti extrémiste").


Plan expérimental:
- VI: source du message (2 modalités: "parti centriste" vs "parti extrémiste")
- VD: degré d'accord avec chacune des propositions sur des échelles ordinales allant de 1 ("pas du tout d'accord") à 6 ("Tout à fait d'accord")


Résultats:
Tableau de données brutes:

brut.jpg


Tableau de contingence:


contin.jpg

Test statistiques:
Pas besoin de test d'indépendance pour inférer rapidement que ces résultats expérimentaux ne sont pas significatifs sur le plan statistiques.
Néanmoins opérons avec un test du χ2
- Il s'agit de voir si la différence entre nos résultats mesurés et les résultats qui auraient été mesurés sous hypothèse d'indépendance des variables sont bien dû à une influence d'une des variables où à une fluctuation d'échantillonage et ne diffère pas sur le plan statistique d'une distribution au hasard.



χ2= ∑ (1≤i≤ et 1≤j≤p) tij2 ou = (1≤i≤ et 1≤j≤p) ((nij-ñij))   2
                                                               ______
                                                                  √
ñij

χ2= 0,24 pour un seuil d'erreur de (ddl = (k-1)x(p-1)= 1) de 0,1 d'erreur (1%)
Le seuil d'erreur acceptable est de 0,05 soit χ2(Ð) = 3,84
Si χ2 (D)>
χ2(Ð) alors les 2 groupes diffèrent statistiquement.
0,24<3,84, donc pas de différences sur la plan statistiques.
Inutile d'aller plus loin avec d'autres tests...

Notre hypothèse n'est pas validée ici et on la rejette partiellement (il va falloir tester d'autres échantillons)!

II. Le conflit d'identification
II.1>Prestige de la source (Rouquette, 1994 : inspiré de Lorge, 1936).
Citation: " Le bienfait et la nécessité dans le monde politique d'une petite rébellion de temps à autre"

VI: Source du message (condition Jefferson VS condition Lenine).
VD: mesure du degré d'accord (avec la citation).
Groupe Jefferson: en majorité en accord (les sujets pensent qu'elle est de Jefferson).
Groupe Lenine: en majorité en désaccord (les sujets pensent qu'elle est de Lenine).

Pour Lorge, l'évaluation de l'opinion d'une personne dépend du prestige attribué à son auteur.

II.2>Changement des perceptions du message (Asch)
Le fait de connaître l'auteur d'un message conduit à une réorganisation cognitive. Quand on connaît cet auteur, ça affecte le contenu du message lui-même. Pour le même message on aura pas la même perception, et on ne comprendra pas exactement la même chose.

Asch refait l'expérience Jefferson/Lénine et obtient les mêmes résultats et demande ensuite aux sujets de faire une petite dissertation pour expliquer ce qu'ils ont compris du message:

Ils n'ont pas compris le même message selon la condition et justifient le mot "rébellion" très différement:
- Groupe Jefferson: Réforme, changement,non-violence, ils soulèvent bien entendu l'adjectif "petite"
- Groupe Lénine: Chaos, révolution, et sous-estiment l'adjectif "petite"

II.3>L'évitement du conflit d'identification
Perez & Mugny (1989): théorie de la dissociation.
Selon eux le fait d'approuver ouvertement une source ne signifie pas seulement accorder une valeur à ses opinions mais implique aussi d'endosser les attributs de cette source (se déclarer d'accord avec une opinion nazie signifie pour l'individu qu'il est lui-même proche de l'idéologie nazi). L'identification avec une telle source conduit à un coût symbolique puisque le fait de s'attribuer les caractéristiques de cette source est incompatible avec le maintien d'une identité sociale positive.
D'où une recherche de différenciation envers la source. On donne donc des réponses divergeantes de celle de la source et pas forcément son avis.
L'activité cognitive est occupée à la différenciation donc on ne traite vraiment le contenu du message, on le rejette en bloc.

Lemaire (1975) : "on traite de façon unilatérale le message.  Processus de dissimulation. Stratégie de différenciation sociale qui montre que le sujet peut se montrer en désaccord avec des idées/opinions pour lesquelles il est en accord ou qu'il partage habituellement.
Le sujet rejette en bloc des opinions qu'il partage habituellement.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 20:41

INTRODUCTION:
La voix humaine:

voixhumaine
La parole est un signal acoustique continu et variable. La voix humaine se distingue des autres sons et les sons produit par cette dernière se distinguent entre eux.
Il n'y a pas de repères physique pour déterminer qu'un mot commence ou se finit, ce qui varie c'est l'amplitude (faible ou élevée)

Disciplines concernées par l'étude du traitement de la parole:
- Acoustique (sciences physique)
- Phonétique: propriétés acoustiques des langues
- Phonologie: étude fonctionnelle du langage parlé

Unités du langage parlé:
- Phonème: plus petite unité de la parole dont la moindre modification entraîne un changement du sens du mot (ex de voisins phonologiques: "hier" vs "bière" vs "fier"...)
- Syllabe: unité phonologique organisée autour d'une voyelle (le plus souvent encadrée, précédée ou suivie par une ou plusieurs consonnes).

Paradigme de l'écoute dichotique:
I11.jpg
Technique qui consitse, à l'aide d'écouteurs le plus souvent, à présenter des sons à chaque oreille. Ces sons peuvent être identiques ou différents et être présentés consécutivement ou simultanément.

Hypothèse:
Existence d'un mode de traitement spécifique pour les sons de parole distinct de celui des sons strictement acoustiques.

Résultats:
Meilleure identification des sons parlés présentés à l'oreille droite comparée à l'identification des mêmes sons présentés à l'oreile gauche.
->Supériorité de l'hémisphère gauche (relié au canal auditif droit) dans le traitement du langage
->Supériorité de l'hémisphère droit pour les autrres sons acoustiques (musique...)

Parole et segmentation:
- Les modèles de la reconnaissance des mots parlés doivent tenir compte du décours temporel de la parole auquel doit s'adapter l'auditeur (alignement du traitement sur le rythme de la parole). Exemple: celui parle s'entend aussi parler et peut de par ce fait réguler phonologiquement (différent pour suivre les sous-titres avec rythme imposé : on en a pas l'habitude contrairement à la parole).

I. Modèle de la cohorte (Marlsen-Wilson)
- Objectif: expliquer comment un mot parlé est reconnu en tenant compte du décours temporel de sa prononciation.
- Rendre compte des possibles interférences phonologiques au cours de l'analyse de la parole.
- Phase d'activation de la cohorte: l'auditeur sélectionne les premiers phonèmes et ainsi tous les mots de son lexique qui partagent les mots sons initiaux.
- Phase de sélection: chaque phonème entrant élimine les candidats qui ne correspondent pas au signal acoustique.
      kotkot.jpg
                                                                                                                                                  
        "Ma"........................................... "mar"......................."mari"....................."marit""Maritime"

      Réduction séquentielle du nombre de candidats lexicaux qui ne correspondent pas au fur et à mesure que l'information est traitée

Activation des mots:
cohorte2.jpg
  Le point d'unicité est le moment ou le signal acoustique ne peut plus être confondu avec les autres mots , on l'appelle parfois « point d'identification »

Le moment où le mot est reconnu est le point où en partant du mot, ce mot diffère de tous les autres mots (qui ont été sélectionnés dans notre lexique mental)  faisant partie de la cohorte.
Ce modèle est mis en difficulté dans une langue que l'on ne maitrise pas.
Rappel : le moment où le mot devient unique est appelé point d'unicité (ou d'identification).

Plus un nombre comporte de syllabes plus cela va retarder le point d'unicité et donc la reconnaissance : pour les mots courts, le point n'est atteint qu'en fin de mot.

exemple:

MARI         (les 3 premiers phonèmes ne sont pas suffisant pour la reconnaissance)
       ↑

Et pour les mots longs, le point d'unicité peu se trouver avant la fin du mot:

OBSTACLE
          ↑

Un mot est reconnu lorsqu'il ne reste qu'un candidat.
C'est à dire que l'input sensoriel correspond parfaitement à l'information acoustique en cours de traitement: processus d'appariement (lien entre ce qu'on perçoit auditivement et ce qu'on a en même phonologique sur le mot). Un manque d'attention peut perturbe le système.
Modulation par le contexte dans lequel les mots sont insérés (sélection du bon candidat).

II. Modèle de Trace (Mac Clelland & Elhman)
II.1>Introduction
- Inspiré du modèle d'activation interactive (Mac Clelland & Rumelhart)
- Trois niveaux de traitement:
Les unités acoustiques de base (trait): /b/ vs /p/ (2 consonnes bilabiales)
Les unités phonémiques: /ba/ vs /pa/ ils se confondent facilement en raison de la coarticulation
Les unités mots

Ici on parle d'activation mais aussi d'inhibition (ceci en plus par rapport à la cohorte).

II.2>Simulation par programme informatique
- Les unités se transmettent de l'information (activation ou inhibition) de la même manière que dans la modalité visuelle (cf modèle activation interactif)
- Contrairement à la cohorte, les candidats activés sont alignés à partir du partage de leurs segments sonores initiaux mais ceci s'opère a chaque moment du traitement.

nardin.jpg
A chaque moment du traitement, les items compatibles avec l'information sont effectivement activés.
Lors du traitement du mot « cartable », on peut activer « car », « carte », comme le prévoit le modèle de la cohorte, dans une première phase.
Mais ensuite on peut activer art, table, tableau (il a laissé son car tableau vestiaire), comme le prévoit le phénomène d'activation de traits acoustiques et phonémiques dans le modèle trace.

II.3>Exemple:
Activations possibles à différents moments de l'audition du mot cartable.

one.jpg


Mots activés:


two.jpg


III. Paradigmes expérimentaux de la reconnaissance des mots parlés
III.1>L'identification perceptive
- Tâche: faire entendre un mot au sujet et lui demander de le reconnaître.
- VD: Réponse orale ou écrite (précision des réponse et temps de réponse).
- Procédure:  Faire varier le rapport signal/bruit (musique par ex)
- Erreurs:  les réponses incorrectes sont souvent des mots formellement proches. En cas d'erreur, la fréquence du mot fourni comme réponse est plus élevée que la fréquence du mot stimulus. (à la place de « val » (rare) on peut entendre « bal » (fréquent)).

III.2>La décision lexicale auditive
- Tâche: décider le plus rapidement possible si la séquence sonore constitue ou non un mot de la langue.
- VD: temps de réponse depuis le début de la prononciation du mot jusqu'à sa prononciation complète.
- Procédure: On entend un son et on doit répondre « oui » ou « non » si on pense que ça appartient à la langue
- Résultats: Temps de réponse (sensible à la fréquence orale des mots et à la densité phonologique du stimulus).
- Plus un mot a de voisins phonologiques et plus sa reconnaissance est ralentie (ex: droiture, voiture, toiture, etc...)

III.3>La répétition
- Tâche: faire entendre un mot au sujet et demander de le répéter le plus rapidement possible.
- VD: temps de réponse (souvent les sujets répètent le mot avant de l'avoir entendu complètement)
- Procédure: le sujet à un casque et un micro (très sensible); le temps est calculé entre le début de la séquence et le début de la prononciation du mot calculé sur les premier phonèmes.
- Résultats:
Temps de dénomination: sensible à la complexité phonétique du mot et à sa fréquence dans la langue.
Effet lexical: les mots sont plus vite prononcés (donc reconnus: assemblage phonologique) que les non-mots.

III.4>Le dévoilement
- Tâche: faire entendre un mot au sujet et lui demander de le reconnaître (appui sur un bouton).
- Procédure: les mots sont présentés par fragments de plus longs (30 ms chacun), jusqu'à présentation complète du mot; ex:« ou » puis « oub » puis « oubli » puis « oublier »
- Permet de mesurer la quantité d'informations sensorielle nécessaire pour reconnaître un mot.
- Résultats: permet de repérer le point d'identification du mot qui varie en fonction de la structure phonémique et syllabique des mots.

III.5>La détection de phonèmes
- Tâche: faire entendre un mot ou un non-mot. Le sujet doit reconnaître un son particulier du mot. (ex: son « A » dans le mot rivage).

requi-copie-1.jpg
C'est plus efficace quand on connaît une langue (faciliterait l'apprentissage d'une langue par la discrimination phonologique).
- VD: Vitesse de détection d'un phonème en fonction de sa place dans le mot
- Procédure: équivaut à une tâche de recherche de lettre dans une séquence écrite (cf cours sur reconnaissance des mots écrits, Reicher etc...)
- Résultats: le sujet se base sur les propriétés infralexicales du mot (effet de supériorité du mot); permet de montrer dans quel segment du mot les phonèmes sont le mieux reconnus (antérieurs au point de vue de l'unicité, mieux reconnus...)


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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 18:36

MATERIEL EXPERIMENTAL ICI

Hypothèse
On devrait observer une meilleure performance de restitution en condition de reconnaissance (familiarité) qu'en condition de rappel libre (recherche en mémoire) en raison du contexte (les items sont présentés par blocs).
Le nombre de mots correctement restitués en condition reconnaissance > nombre moyens de mots correctement restitués en condition rappel libre

Méthode:
Participants: les 45 étudiants (en général plutôt étudiantes) de mon TD d'expé du mardi

Matériel/stimuli :

- liste de  10 suite de lettres
- 10 liste de 10 suites de lettres VS une feuille vierge (selon le groupe)
Les stimuli sont des  suites de 4 lettres en majuscules, au format VCVC (prononçable pour faciliter la répétition mentale pour mémoriser, ceci pour tous les stimuli au total de 10) les uns à la suite des autres en colonnes. Il sont séparés d'une longueur verticale d'environ 1 cm.
On a volontairement fait attention à ce que ces suites de lettres ne renvoient pas à des sigles ou abréviations connues (exemple: SNCF).

- Pour le matériel de rappel : une feuille vierge
- Pour le matériel de reconnaissance: l0 blocs de 10 stimuli chacun ( présentés en colonnes). Les stimuli sont composés de  4 suite de lettres où dans un bloc on retrouve parmi d'autres suite de lettres (où il n'y a  que la dernière lettre qui change pour conserver le sentiment de familiarité) le stimulus à reconnaître.

Procédure:
2 feuilles ont été distribuées aux étudiants sans qu'il puissent les retourner. Ils pouvaient consulter le première feuille uniquement, la consigne étant de lire très attentivement les suite de lettres pendant deux minutes. Une fois ce temps écoulé on demandait aux étudiants de retourner la feuille pendant 5 min avant de retourner la deuxième feuille (feuille de reconnaissance dans un groupe, feuille de rappel libre dans l'autre).
les participants tache de reconnaissance doivent entourer parmi les 10 blocs et ceux en tache de reconnaissance doivent restituer de mémoire les suites de lettres retenues sur une feuille vierge.

Plan expérimental:
VI: condition de restitution (« rappel » vs « condition reconnaissance »): VI intersujets (il y a 2 groupes: chaque groupe de sujet voit une modalité de la variable)
VD: nombre moyen de suite de lettres correctement restitués

Résultats:
Nombre moyens de mots correctemenst restitués selon la condition:


VI Rappel Reconnaissance
VD 2,8
5,13




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  • site-psychologie (ressources)
  • : psychologie générale, psychologie cognitive et expérimentale, psychologie sociale, psychologie clinique/psychopathologie, psychologie du développement et différentielle, Psychophysiologie/Neuropsychologie.
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