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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 18:10

Les termes qui seront en bleus sont importants et rien de mieux pour les intégrer qu'un bon dictionnaire de psychanalyse ou Wikipedia (se voulant plus "simple" mais étant parfois plus compliqué à vouloir trop simplifier). 

La psychanalyse est une technique d'investigation des processus mentaux inconscients inventée par Freud. Ce dernier la revendique aussi comme méthode de traitement des névroses ainsi qu'une théorie renvoyant à des concepts métapsychologiques (que nous détaillerons au mieux).


 

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On ne peut pas parler de psychanalyse (et de métapsychologie!) sans parler de Freud. Ainsi quand on commence à s'intéresser à la psychanalyse, on commence à s'intéresser à la psychanalyse Freudienne (avant d'aborder éventuellement autre chose). Je ne reprendrais pas l'histoire de Freud, je ne la connais que trop bien et de plus elle n'est pas indispensable pour en venir à l'essentiel. Disons juste que Sigmund Freud était neurologue et s'intéressait aux névroses: des « troubles nerveux ». Le plus spectaculaire à l'époque étant l'hystérie.

 

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Hystérie est un terme inventé par Hippocrate qui pensait que les troubles nerveux des femmes était intimement lié à l'utérus (déplacement dans le corps). Aussi il était commun il n'y a encore pas si longtemps de penser que l'hystérie était une maladie uniquement féminine (les hommes ne possédant pas d'utérus). A l'époque de Freud  cette idée  de déplacement d'utérus ne demeurait plus de mode, mais tout de même on remarquait la présence de cette affection essentiellement chez des femmes.

 

Freud s'intéressait beaucoup au travail que le professeur français de neurologie JM Charcot effectuait sur les hystériques grâce à l'hypnose: on pouvait suggérer aux hystériques des symptômes sous hypnose (catalepsie, léthargie, somnambulisme...) et en supprimer certains, du moins temporairement.

Après ce stage convaincant, Freud préfèrera traiter ses malades par suggestion hypnotique plutôt que par électrothérapie.

 

 

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Il retournera de nouveau en France (à Nancy chez Bernheim et Liébault) où il s'instruira sur les limites de la suggestion hypnotique.

Après quelques travaux où il mettra en exergue certaines observations (occurrence de l'hystérie chez des hommes, les symptômes hystériques sont bien réels mêmes s'ils ne s'expliquent pas anatomiquement=> Les hystériques ne sont pas des simulateurs), il finit par trouver son égal, le Dr Breuer qui travaille déjà avec une hystérique (restée célèbre: "Anna O" ou Bertha Pappelheim de son vrai nom), qui lui fait le récit de son travail avec elle et de l'utilsation de la   "méthode cathartique", qui s'y j'ai bien compris ne diffère pas énormément de la méthode hypnotique employée par Charcot.

 

 



 

Ils seront conduit à écrire ensemble l'ouvrage « Etudes sur l'hystérie » en 1895.

 

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Cet ouvrage qui rassemble plusieurs études de cas qu'il a écrit en collaboration avec Breuer ne sera pas un ouvrage déterminant sur la psychanalyse et la théorie Freudienne, mais il permettra néanmoins de mettre en évidence que:

 

- « Les symptômes hystériques sont déterminés par des scènes traumatiques dont ils figurent les résidus mnésique ».

 

Traduction: Cela veut dire que les symptômes (manifestations somatiques morbides) des hystériques expriment quelque chose de psychique, quelque chose qui est encore « vivant » dans l'esprit et qui a été causé par une scène traumatique (violence, dégout, honte, plaisir, pleins de possibilités...)

 

- «La plupart du temps ce n'est pas une seule expérience vécue qui laisse derrière elle un symptôme, mais un très grands nombre de traumatismes analogues et répétés ».

 

- « Les hystériques souffrent de réminiscences, leurs symptômes sont comme des symboles commémoratifs ».

 

Pour expliquer cela, Freud prend la métaphore suivante:


"Une comparaison nous fera saisir ce qu'il faut entendre par là. Les monuments dont nous ornons nos grandes villes sont des symboles commémoratifs du même genre. Ainsi, à Londres, vous trouverez, devant une des plus grandes gares de la ville, une colonne gothique richement décorée : Charing Cross. Au XIIIe siècle, un des vieux rois Plantagenet qui faisait transporter à Westminster le corps de la reine Eléonore, éleva des croix gothiques à chacune des stations où le cercueil fut posé à terre. Charing Cross est le dernier des monuments qui devaient conserver le souvenir de cette marche funèbre. A une autre place de la ville, non loin du London Bridge, vous remarquerez une colonne moderne très haute que l'on appelle « The monument ». Elle doit rappeler le souvenir du grand incendie qui, en 1666, éclata tout près de là et détruisit une grande partie de la ville. Ces monuments sont des « symboles commémoratifs » comme les symptômes hystériques. La comparaison est donc soutenable jusque-là. Mais que diriez-vous d'un habitant de Londres qui, aujourd'hui encore, s'arrêterait mélancoliquement devant le monument du convoi funèbre de la reine Eléonore, au lieu de s'occuper de ses affaires avec la hâte qu'exigent les conditions modernes du travail, ou de se réjouir de la jeune et charmante reine qui captive aujourd'hui son propre coeur? Ou d'un autre qui pleurerait devant « le monument » la destruction de la ville de ses pères, alors que cette ville est depuis longtemps renée de ses cendres et brille aujourd'hui d'un éclat plus vif encore que jadis? Les hystériques et autres névrosés se comportent comme les deux Londoniens de notre exemple invraisemblable. Non seulement ils se souviennent d'événements douloureux passés depuis longtemps, mais ils y sont encore affectivement attachés ; ils ne se libèrent pas du passé et négligent pour lui la réalité et le présent. Cette fixation de la vie mentale aux traumatismes pathogènes est un des caractères les plus significatifs de la névrose."

 

 « Le symptôme serait la conséquence d'un non-dit, ou d'une émotion réprimée qui ne se serait pas exprimée par les voies affectives normales »

 

Traduction: Il se passe quelque chose dans l'esprit des hystériques de non résolut qui n'a d'autre choix que de s'exprimer par des symptômes somatiques (par le corps) puisqu'il n'a pu s'exprimer « normalement » auparavant. Freud parle même d'affects « coincés » (qui n'ont pas pu sortir donc).

 

Il se trouve qu'avec la méthode cathartique on pouvait donc produire une "catharsis" chez le sujet, terme aussi qualifié d'abréaction. Le sujet relie l'affect coincé avec la/les scène(s) traumatique(s) responsables du symptôme le fait de cet liasion de l'affect permet de s'en libérer, de s'en décharger émotionnellement, (on dira plus tard que le sujet relie l'affect à la représentation mais on y est pas encore).



 

 

Fort de ces observations Breuer et Freud pouvaient maintenant se demander:

"Quels sont les mécanismes impliqués quant à l'élaboration de ces processus morbides?"

 

Théorie de Breuer: les états hypnoïdes; théorie qui sera abandonnée par Freud et ne sera pas détaillée ici.

 

Freud postule que quelque chose (de trop difficile à supporter, quelque chose d'inconciliable avec les valeurs morales et esthétiques) a été « refoulé » dans « l'Inconscient ».

 

Car selon Freud: « l'acceptation du désir inconciliable ou la prolongation entre ce désir et les autres exigences du sujet et /ou de son environnement aurait provoqué un malaise intense. Le refoulement épargne ce malaise ».


On verra que ce refoulement est bien un « mécanisme de défense », Freud dit au départ que son rôle est de « protéger la personne psychique » La preuve du refoulement selon Freud c'est les résistances que le sujet fait pour ramener à la conscience des événements inconcsients lors de la cure. Ces deux derniers termes de refoulement et d'Inconscient sont à la base de la métapsychologie Freudienne.

 


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