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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:41

Mécanismes des antidépresseurs 

Sur un plan neurochimique la dépression est un déficit en sérotonine .

 

300px-Synapse_diag1.png     

 

2: vésicule contenant les neurotransmetteurs

3/6: Autorécepteurs

4: espace synaptique où la sérotonine est libérée, il existe des enzymes qui dégraderont le surplus de sérotonine dans l'espace synaptique tel les MAO (monaamines oxydase).

5:récepteurs post synaptiques

8: Récepteurs recapturant de la sérotonine (pompes de recapture)

 

Les premiers antidépresseurs étaient des IMAO (inhibiteurs des monoamines oxydase, enzymes dégradant le surplus de sérotonine ans la synapse), induisant de gros effets secondaires.

Ils ont été remplacés par les antidépresseurs ISRS (inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine). Ils agissent en empêchant la recapture de la sérotonine (inhibent donc "8" sur le schéma)

 

Le résultat de ces deux types d'antidépresseurs est l'augmentation de la sérotonine dans la fente synaptique. Mais le neurotransmetteur va aussi agir sur les auto-récepteurs (inhibiteurs!) de l'élément pré-synaptique: auto-inhibition (l'action thérapeutique est donc retardé et il faut attendre 15 jours environ à cause de ce phénomène). Et il se trouve que finalement ces auto-récepteurs annule la sécrétion est l'effet est nul. Mais finalement ces auto-récepteurs vont se désensibiliser et arrêter leurs actions inhibitrices et là l'effet de l'antidépresseur va se faire sentir.

 

Pourquoi la privation de sommeil améliore l'état dépressif?


Cela marche comme les antidépresseurs!


Le taux de sérotonine est plus faible chez le dépressif. La sécrétion de la sérotonine varie de manière circadienne (sécrétée la journée surtout). La sécrétion est inhibée chez le sujet dépressif. Si on le prive de sommeil le taux de sérotonine va continuer d'augmenter prendre une valeur normale et redonne le sommeil. Cette action anti-dépressive est de courte durée car le sujet va dormir et l'état dépressif va réapparaître. La privation d'une nuit de sommeil en plus d'un traitement pharmacologique serait un bon complément.

La diminution du sommeil chez le dépressif serait une automédication afin de lui faire une sorte de « privation ». Et l'insomnie serait un signe précurseur de la dépression.

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