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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 17:41

Voilà je poste mon TE sur le site, un travail qui m'a valu une note de 17. En bref je suis ravi

 

 

 

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Autofiction Inceste Résilience – AIR 25/05/2011 07:09



Bonjour et grand merci,
mais il va me falloir beaucoup de "jus de crâne" pour assimiler tout ça. J'ai besoin de temps.
Et si vous avez du temps ces prochians mois, je voudrais vous faire parvenir mon travail de DU de vicitmologie dans lequel je compte bien vous remercier si vous m'en donnez l'autorisation :"Un
trou dans la tête" Fonctionnement altéré de la mémoire après un vécu de viols par inceste ayant duré plusieurs années."



JN 25/05/2011 12:18



Ce sera un plaisir et un honneur.


Du coup je vous donne mon adresse mail: jean-nicolas.pous@hotmail.fr


A très bientôt.



Autofiction Inceste Résilience – AIR 21/05/2011 06:52



Je vous trouve particulièrement brillant pour un L3.
J'aimerais bien continuer à travailler avec vous. Je me suis lancée dans une histoire plus forte que moi et j'ai du mal à faire les liens ce qui n'a pas l'air d'être
votre cas.


Le lien qui va m'aider : Traumatisme DESNOS –> comorbidité = alcool —> alzheimer.


Je n'ai pas encore tout éplucher dans votre mémoire, mais je vais m'y mettre.
Bien sur que le lien de cause à effet était provocateur, mais j'ai eu une réponse.


Je mets en relation votre paragraphe :


Données neuropathologiques


Comme décrit initialement par Aloïs Alzheimer (1906), la dégénérescence de la maladie d'Alzheimer est la seule à impliquer deux types de lésions histo-pathologiques
que sont les plaques séniles (ou amyloïdes) et les dégénérescences neuro-fibrillaires.
Ces lésions débuteraient toujours dans les régions hippocampiques (puis les noyaux amygdaliens) avant de gagner les aires associatives postérieures (Derouesné,
2006).
Il y a plus de 50 ans, l'étude du patient HM avait orienté vers le fait que l'hippocampe est une structure primordiale impliquée dans la mémoire épisodique
(Milner & Scoville, 1957).
Plus récemment les données de neuro-imagerie ont confirmé ces investigations en soulignant tout de même que l'hippocampe n'est pas la seule structure impliquée dans
le processus de mémorisation. Par exemple tandis que le lobe frontal a un rôle prépondérant dans les mécanismes d'encodage et de récupération, le lobe pariétal qui est une région associative
contribuerait aussi à la mémoire épisodique (Wagner, Shannon, Khan & Buckner, 2005).


et les travaux de


 


Par Muriel Salmona[1]
L’hippocampe gère donc la mémoire, les apprentissages, et le repérage temporo-spatial.
Pendant l’événement, toutes les informations sensorielles, émotionnelles et les représentations intellectuelles seront traitées, encodées puis stockées par l’hippocampe dans des circuits de
mémorisation. L’événement sera alors mémorisé, intégré et disponible pour être ensuite évoqué et raconté.
Dans un premier temps le récit sera accompagné d’une réaction émotionnelle, qui progressivement avec le temps, deviendra de moins en moins vive. La mémoire émotionnelle restera sensible comme
rappel d’une expérience de danger à éviter.
…/…
L’interruption des connexions entre l’amygdale et l’hippocampe empêche ce dernier d’encoder, d’intégrer et de mémoriser l’évènement violent.





[1] La revue géopolitique online, diploweb.com, 7 novembre 2010,
http://www.diploweb.com/Mecanismes-des-violences-quelles.html


 


A plus tard et travailler bien.





JN 25/05/2011 00:15



En lisant ce qui est publié de par ce lien j'y vois surtout la description du syndrome post
traumatique. Alors certes il est écrit que "L’interruption des connexions entre l’amygdale et l’hippocampe empêche ce
dernier d’encoder, d’intégrer et de mémoriser l’évènement violent." 


Mais cela me fait penser à quelque chose d'intéressant: On voit en cas de violence prolongée ou continue  une
persistance d'une phase d'un syndrome d'adaptation au stress comunément appelé "phase de résistance". Le type d'hormones sécrétée tel les glucocorticoïdes (cortisol) à haute dose à un effet
délétère. On peut interpréter ces réponses dissociés, où l'amygdale se trouve "débranchée" comme une adaptation au stress, une évolution de la réponse qui était stéréotypée, par une absence
d'émotion.
Ce qui nous paraît "bizarre" pour nous si nous étions victime de ces violences est peut-être naturel pour ces victimes, leur cerveau/esprit par ces mécanismes cherche à les protéger. Pourquoi
souffrir plus que nécessaire? Tout comme l'enfant qui sait qu'en rentrant il se prendra une trempe et qui ne réagit plus, si je peux me permettre cette comparaison très grossière.
Sans doute ce que vous apellez résilience? Je pense que le terme "abnégation" utilisé en psychobiologie est synonyme..


Néanmoins la conséquence sur les neurones de l'hippocampe de cet excès de cortisol en continu c'est la mort des
neurones BDNF (brain derived neurotrophin factor) qui participe aux processus mnésiques en régulant en partie la neurogénèse hippocampique.
Nous savons (enfin j'ai appris en cours) qu'il existe un lien très étroit entre stress et dépression.


Après pour faire un lien avec la MA..


Plus difficile. Au niveau neurobiologique on sait que les plaques séniles sont
formés par des agrégats du peptide AB-amyloïde42 qui est toxique. Ce peptide est formé par une coupure anormale de la protéine APP par la bêta sécrétase. Alors que chez les sujets sains il est
normalement coupé par l'alpha et gamma sécrétase ne formant pas un peptide toxique. On pense aujourd'hui que l''agrégation en plaque (plaques séniles ou "amyloïdes") aurait plutôt une fonction
 protectrice contre la toxicité du petide.


Les dégénerescences neurofibrillaires elles sont la conséquence d'une réaction
chimique (hyperphosphorylation) touchant la protéine Tau utile pour la formation du cytosquelette axonique du neurone.


Un des candidats favoris des plaques et des neurodégénérescences ets bien entendu
l'hippocampe mais pas seulement (cortex enthorhinal, noyau basal de Meynert, cortex préfrontal et frontal). En fait tout ceci est présent dans beaucoup d'endroit du cortex cérebral.
Mais pour se limiter à l'hippocampe dans la MA, si elle existe, et qu'elle n'est pas une forme exceptionnelle de vieillissement, les altérations hippocampiques résultent essentiellement de ces
deux phénomènes.  


Mon avis perso (toujours pareil je n'ai qu'un niveau d'étudiant) c'est que
l'esprit/cerveau peut réagir dans bien des situations de manière adaptative. Les mécanismes de défenses, l'angoisse, les obsessions/compulsions par exemple en sont sûrement une
traduction.


Pour ce qui est de la MA, il y a de moins en moins de raison de s'adapter lors du
vieillissement c'est un fait biologique. Nous avons gagné peut-être le double d'espérance de vie en un siècle. Par une société qui veut peut être entretenir un mythe de l'immortalité le cerveau
se défend peut-être en disant "il est l'heure que je m'en aille, je n'ai plus rien à faire ici, marre de traiter ces informations".


Pour conclure mon avis c'est
que dans bien des cas certains mécanismes de l'esprit ont des buts défensifs/adaptatifs (par exemple comme dans les stress intenses ou les violences), il n'en est rien pour la MA. Bien que le
sujet MA reste à tout jamais un humain (il serait pratique de le rappeler quelque fois pour certains) car il ressent des émotions, et comprend le monde qui l'entoure, reconnait des choses, car il
peut communiquer (tout ceci à des niveaux variables), les altérations hippocampiques ne sont pas la conséquence d'un quelconque mécanisme adaptatif mais plutôt un fait du vieillissement, un
vieillissement face auxquels nous ne sommes pas tous égaux (tout comme pour le sensoriel par exemple). Après c'est mon avis que vous trouverez peut-être un peu réductionniste. Pour le dire d'une
autre manière "si la MA résultait d'un quelconque mécanisme défensif ce serait une défense par rapport à la vie (cognitive)".


Donc pour en revenir à la question initiale, non je ne pense pas que ce soit les
violences subies par Rita qui l'ont amené vers la voie "maladie d'Alzheimer". Mais ce n'est que mon avis et peut-être vos recherches démontreront l'inverse.
En tout cas merci de votre intérêt, pour ma part je vais faire un lien vers votre site. 


PS: Je vous conseille d'aller consulter le site de Martial Van der Linden:
http://www.mythe-alzheimer.over-blog.com



Autofiction Inceste Résilience – AIR 20/05/2011 18:13



Oui, vous pouvez être fier !
je fais mon mémoire de victimologie sur : "Un trou dans la tête"
Fonctionnement altéré de la mémoire après un vécu de viols par inceste ayant duré plusieurs années.


Peut-être pourriez-vous me donnez votre avis surle fait que Rita Hayworth a été violée par son père durant plusieurs années et qu'elle a fini sa vie avec la maladie d'Alzheimer ? Y-a-t-il un lien
de cause à effet ?



  


Page 373


À la fin de la première semaine de répétitions, Rita s'effondra.


Le samedi soir, elle se plaignit d'avoir mangé quelque chose qui la rendait « malade », et le lundi elle fut hospitalisée sur un diagnostic d'anémie, d'épuisement nerveux et de déficience du
métabolisme. « Je veux juste me reposer », dit-elle aux journalistes, lorsqu'elle quitta l'hôpital quelques jours plus tard au bras de son médecin. Et son nom disparut de la distribution de la
pièce.


Personne ne savait encore de quelle maladie elle souffrait. Les victimes de la maladie d'Alzheimer éprouvent beaucoup de difficultés à s'adapter à de nouvelles situations, ce qui était le cas de
Rita avec le théâtre. Et lorsque la situation devient trop difficile à maîtriser, le malade panique et renonce.





[1] Leaming, Barbara, Rita Hayworth, Paris, Ramsay Poche Cinéma, 2008, p.
373


 




 



JN 21/05/2011 00:04



Merci beaucoup!


Je viens d'aller jeter un coup d'oeil sur le site "AIR".
Ce travail semble relever de l'approche psychanalytique que je ne maîtrise pas assez. De plus je ne suis que simple étudiant (L3/M1).


Maintenant mon point de vue (car c'est tout ce que je peux donner)  c'est qu'il faudrait mener des études sur cela. Parler de cause à effet me semble difficile.
Il faudrait pour cela arriver à "démontrer" avec un minimum d'"outils" si les sujets Alzheimer ont été pour la plupart confronté à la même problématique que Rita Hayworthh ce qui est une
investigation délicate puisqu'il s'agit de l'intime. Et bien évidemment, réciproquement si des sujets ayant vécu l'inceste développe systématiquement une MA...


La vérité c'est que je ne peux pas vous répondre, surtout à mon niveau. Mais d'une manière naïve pour l'instant je répondrais "Non, je ne pense pas que l'on puisse
parler de causalité". Car cela impliquerait qu'un inceste donne une MA. On pourrait parler éventuellement tout au plus de relation, de lien (et encore si on en trouve une). Cela n'est à priori
pas impossible notre esprit, notre cerveau peut faire des choses extraordinaires.
LA MA, si tenté qu'elle "existe", est une entité aux prédicteurs multifactoriels. Biologiques, sociaux et bien évidemment psychologiques! L'inceste fait peut-être
partie de ces prédicteurs..
La question est de savoir si directment ou indirectement. Elle aurait aussi beaucoup bu.
Inceste=> Alcool=> MA?


De toute façon même en trouvant des pistes sur Rita Hayworth impossible de généraliser cela en terme de relation de cause à effet. Vous allez peut-être me trouver
"diabolique" surtout si vous êtes dans une approche analytique mais j'ai envie de dire que tout doit se "mesurer" et sur beaucoup beaucoup beaucoup de monde avant de pouvoir éventuellement
prétendre à une relation causale ou même au minimum un lien.


Voilà c'était mon avis de débutant :)
Mais je trouve que c'est un sujet passionnant. J'espere trouver du temps pour continuer à parcourir votre site. J'aimerais mieux être formé à l'approche
psychanalytique pour mieux vous suivre et peut-être vous donner un avis plus constructif. En espérant ne pas trop vous avoir déçu..


 


 


 


 


 


 



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