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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 15:47

Travaillons sur le document suivant:

 

000.jpg

Voir précisions indispensables ICI.

 


I. Précisions technique:

I.1> Calcul de l'écart standard par centrage-réduction, comparaison interindividuelle

 

Centrer et réduire une variable: Pour chaque valeur on la soustrait à sa moyenne et on la divise par son écart type.

(Voir cours de statistiques).

 

Ecart standard

On commence par calculer l'écart standard Z, Et pour une échelle donnée i:

distribution_centree_clip_image002.gif

Xi représente le score du sujet à l'échelle

Mx représente la moyenne de score de la population à l'échelle

Sx représente l'écart type de score de la population à l'échelle

L'écart standard est donc un écart type par rapport à une loi normale centrée-réduite qui positionne le sujet par rapport à une distribution Gaussienne:

clip_image010.gif

Prenons un exemple concret:

- Un étudiant du groupe A à une note à un examen de 10/20
- Un étudiant du groupe B a une note à un examen de 10/20. 

Sont-ils absolument égaux en ce qui concerne leur score?

Non car il faut situer chaque élève par rapport à son groupe:

- Dans le groupe A la moyenne des élèves est de 16 et l'écart type est de 5.
- Dans le groupe B la moyenne des élèves est de 8 et l'écart type est de 8.

Si on veut comparer les deux élèves il va falloir faire comme s'ils étaient dans un groupe similaire.

Quel est leur position par rapport à ce même groupe théorique?

Pour le premier ZA= (10-16)/5 = - 1,2

Pour le second ZB= (10-8)/8= 0,25

L'étudiant B semble donc de manière objective (en comparaison avec la moyenne de sa classe et l'écart type de la classe) avoir un meilleur résultat que A.

Par convention on retient un écart de |1,96| quand cet écart est atteint (donc +1,96 ou -1,96), on considère que le sujet n'est plus dans la norme. Ici donc nos deux élèves reste dans la norme.

 

Exercice

Pour l'échelle de dépression la moyenne chez les hommes est de MX= 18,53 items mesurés avec un écart type SX de 4,73.
Si un sujet obtient un score de 30/57 (il y a 57 items) à cet échelle ? Quel est son écart standard par rapport au groupe de référence?

Interprétez.

REPONSE ICI

I. 2> Calcul de la Note théorique T et comparaison intraindividuelle

Comment se fait-il qu'on puisse avoir une note de 70 avec seulement 20 ou 14 items?
Les scores obtenus aux items ont été transformés en note T.

On en peut pas comparer par exemple 15/15 et 15/64, si ces deux scores ne sont pas dans la même unité métrique, de plus ils n'expriment pas la même proportion de score.

Comment rendre ces scores compatibles?

Ici par exemple on se demandera quels seraient les scores si L et F avaient exactement le même niveau de mesure? Quels autres scores pourrions nous calculer pour les rendre comparable.
Donc on veut rendre comparable différent scores en intrasujet mais cette démarche est également valable pour rendre différents scores compatibles en intersujets.

Par exemple on cherche par le test d'empan de la WAIS III comparer les performances des jeunes adultes, des adultes et des personnes âgées.
Pour rendre comparable les populations il va falloir se demander « si tous les sujets avaient le même âge, quel score aurions-nous obtenu? »

Le score standard T est un score théorique que l'on calcule afin de rendre comparable sur différentes populations différentes échelles ou différentes populations ayant des âges ou caractéristiques différentes.

T=  Zi x σ +m

 

Zi : écart standard

σ: écart type de la populationd de référence

m: moyenne de la popultion de référence

 

Par convention (la plupart du temps) moyenne = 50 et écart type = 10

Ainsi deux scores différents peuvent être comparés entre eux en référence à une population de référence!

 

II. Les échelles de validité

L évalue l'attitude à l'égard de l'outil :essaie t on de se conformer à la norme?.

Cet échelle semble normale. On peut donc supposer que le patient ne cherche pas à diminuer ses symptômes.

 

F traduit des réponses anormales sous réserve de trois hypothèses:
- Le patient peut ne pas comprendre les réponses (utilisation de la WAIS pour appréhender le niveau d'intelligence)
- Il peut exagérer ses symptômes (à vérifier avec échelle K)
- Il peut présenter une anomalie psychique 

 

K, s'il est élevé mesure une attitude défensive par rapport à l'outil et aux symptôme, s'il est faible au contraire il peut montrer une attitude de maximisation des symptômes.

 

Afin de se prévenir de l'anxiété le psychisme est équipé d'un appareil de régulation et on va développer des mécanismes de défenses qui pourraient altérer la perception de la maladie (déni, anosognosie)

 

Ici le patient a tendance à maximiser ses symptômes, K est plus faible que F et inférieur à 70. Néanmoins il faudrait plus approfondir Ici on ne fait que supposer.. tendance à « Devenir un faux positif »

 

L'inverse (F faible et K élevé) tradurait une falsification favorable, le sujet a une tendance à minimiser ses symptômes (attitudes défensive). « Rendre son profil normalisé », tendance à « Devenir un Faux négatif ».

 

III. Etude de la validité du profil

D'après les échelles de validité on vient demander si le profil est valide....

Pourquoi ce profil n'est-il pas valide?

Le score obtenu à l'échelle F est le plus élevé de toutes les échelles (nous savons dans ce cas-là que le test est invalidé).

Ici donc dans les réponses fournies il n'y aurait pas seulement la dimension psychopathologique mais d'autres facteurs qui rentrent en jeu.

Et on peut se demander si notre Item indicateur de la psychopathologie ne peut-il pas avoir un autre facteur explicatif de la réponse donnée?

 

La réponse par exemple à l'item 1 traduit elle la dépression ou la tendance à la falsification?

Ce qu'on pourrait appeler la falsification va se surajouter sur les réponses à l'item c'est une variable parasite.

Donc on ne sait pas les réponses sont dues par exemple au niveau de dépression ou la falsification.

 

La tendance que le patient a eu à l'égard de validité il l'a eu aussi peut être à l'égard items de psychopathologie, mais dans ce dernier cas on ne peut pas le vérifier (il a juste peut être menti aux échelles de validité et pas aux échelles de psychopathologie).

On ne peut pas valider car on ne sait pas si les items sont représentatifs de la tendance à falsifier ou de la psychopathologie.

Un outil est valide tant qu'on a pas montré son invalidité potentielle.

Bien qu'ils soient une aide précieuse au diagnostic, les outils sont à utiliser avec précaution....

 

Pour en revenir à la validité ici on a un doute que le profil traduise un état psychopathologique, on se demande s'il ne traduit pas une tendance à falsifier.

Pour le reste il faudra regarder le score à chaque échelle et pour commencer on va regarder l'allure du profil (la courbe, élément visuel).

 

Pour prendre la décision d'invalidité on fait une analyse fine mais l'observation de l'allure de la courbe nous donne une idée sur l'attitude du sujet.

 

Comment a-t-on mis en exergue cette tendance à la falsification?

Dans les études:
- témoin: "répondez au questionnaire"
- expé: "répondez en falsifiant"

 

On observe que les personnes qui noircissent leur tableau ont un pic sur F et une diminution sur L et K= tendance à falsifier de manière défavorable

La tendance est elle suffisamment importante pour invalider le profil?

La réponse à cette deuxième question nous l'aurons en analysant les scores à chaque échelle.

La tendance peut être là mais pas assez importante pour douter de la validité du profil.

 

Les échelles de validité peuvent avoir l'utilité d'inférer que ces attitudes peuvent être en lien avec une attitude psychopathologique.

 

 

 

 

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