Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 12:49

Voici quelques exemples de points de fixations-régressions..

Cette liste de complexes n'est pas exhaustive!

I. Le complexe de sevrage

Voir résumé sur le complexe de sevrage ICI.

                           Quand-demarrer-le-sevrage-de-Bebe_carre_full.jpg

C'est le complexe le plus primitif.

Au niveau symbolique ce complexe n'est pas géré de n'importe quelle manière, il est codifié, réglé par tout un ensemble de facteurs symboliques (il y a une régulation culturelle). C'est la grande différence entre la pulsion et l'instinct.

La pulsion est prise dans l'ordre culturel et est imprégnée de relation spécifique qui unissent l'enfant à la mère en ce temps de détresse absolue.

Malgré cet ordre symbolique (la culture), il n'empêche que les relations d'objets, ne sont pas forcément toujours organisées à partir de règles identiques. La relation d'objet peut devenir pathogène et durer toute la vie.

 

Voir comment les premières relations précoces avec l'objet peuvent avoir une incidence en fonction de la manière dont le sevrage sera présenté. Certains ne se sortiront jamais de ce complexe de sevrage, ce qui sera mortifère et pathologique.

 

Cette construction de construction en tant que talon d'Achille est déterminante pour l'individu ne se limite pas à un temps. Le sevrage pathologique nous pouvons l'observer plus tard dans la dépendance affective.

Un sevrage qui ne s'interrompt jamais. La relation de sevrage est déterminante pour l'individu.

Ce que l'on constate c'est que cette perte peut pour certains constituer un véritable traumatisme, une hantise de perdre et susciter une nostalgie. Cette nostalgie on la retrouve par exemple dans le cadre de certaines dépendances à des toxiques « appétit de mort », anorexie.

On a un sujet qui se met en marge de la réalité et qui par l'intoxication va se réfugier dans un univers sans limite, dans lesquels les difficultés n'existent pas, les différences n'existent pas,un univers de bien être absolu, un ailleurs sans perte et sans séparation où le manque n'a pas de raison d'être.

Dans ces conduites on est dans un accrochage. Cet idéal conduit à une véritable disparition quotidienne: un sujet qui ne pense pas, qui s'exclut de la réalité et qui n'a de cesse que d'oublier le quotidien et l'ordinaire.

Cette question du rapport à la perte un est élément crucial dans la construction de la personnalité, elle oblige la perte à se positionner, faire des choix, s'inscrire dans la réalité.

L'idéal de bien être où on se coupe de la réalité car on en a pas assez eu ou trop eu peut-être, mais il ne laisse aucune possibilité de penser, cet accrochage pathologique à une relation fusionnelle et protectrice forme un point de fixation-régression.

 

Ces premières expériences de perte, de séparation, elles vont conduire l'enfant à s'interroger sur ce qui pourrait expliquer l'assistance dont il bénéficie. Ce qui pourrait expliquer l'absence de considération de ces 2 mondes et rapidement va apparaître un nouvel élément et cet élément ce sera la question de la place et la fonction du père au niveau de l'environnement.

Puis tout à coup les modalités de construction de la personnalité vont prendre des constructions différentes.

 

Le réel c'est l'inconnu qui vient faire impact, l'angoisse est au plus près du réel.

L'imaginaire me permet de représenter un tas d'intention à l'autre.

Le symbolique sera les mots; le code commun qui peuvent nous aider à décrypter, notre imaginaire est il approprié au réel?

Quand je pense je pense par le réel, l'imaginaire et le symbolique.

 

II. Le complexe d'Oedipe

II.1> Problématique de L'oedipe

Avec le problème de l'œdipe on va avoir tout à coup un interdit, une limite, une explication qui va être posée à l'enfant de ce qui va être possible, de ce qui relève de l'interdit. A partir du moment où cette loi est rencontrée il y a un avant et un après. C'est à dire que les relations de proximité à la mère doivent s'interromprent et l'enfant va devoir trouver une place dans l'environnement qui va l'exclure, des relations privilégiées à la cellule familiale.

 

Tout à coup un conflit fondamental avec le père!

Lacan précise que ce complexe d'œdipe en traduit pas un conflit avec le géniteur, le père de la réalité, mais le conflit est avec la fonction symbolique que le père doit tenir. Pour bien poser une distinction entre la père et le père du réel Lacan utilise le terme de "signifiant du nom du père". C'est une fonction, un symbole, d'interdiction c'est ce qui permet de donner une cohérence au monde. Ce qui explique la présence et l'absence de la mère.

Ce qui est très intéressant c'est de considérer que ce  signifiant n'est pas transmis par le père, ou par un homme qui se déclarerait père mais il n'est porté que par une personne. Il est porté par la mère (dans sa fonction de FEMME). C'est à dire que ce qui fait qu'elle est présente ou qu'elle s'absente tient au fait qu'elle n'est pas que mère mais qu'elle est aussi femme. Et en étant femme ça veut dire ça veut dire qu'il y a une réponse à son désir de femme et ce n'est pas l'enfant qui en est porteur c'est le père qui va venir l'incarner.

Tout à coup elle instaure un signifiant à son désir et en l'instaurant elle donne toute la légitimité au père d'avoir une influence sur l'enfant.

 

                             Oedipe1.png

 

Cela veut dire que pour l'enfant il y a un changement important qui apparaît:

- Premièrement une blessure narcissique forte (le monde ne tourne pas autour de lui, il n'est pas seul objet du désir maternel) et en même temps de cet blessure narcissique, un ailleurs, un espace qui s'ouvre, une possibilité d'advenir, une liberté, le sujet aura à faire sa place, à exister en dehors de la cellule familiale.

- Ce signifiant du nom du père va aussi induire une différence entre les générations. On passe de relation duelle à une relation triangulaire. Une possibilité d'organiser son existence à partir d'une loi Œdipienne qui se transmet de génération en génération et c'est une loi qui va régler les échanges, qui inscrit l'enfant dans un ordre social, l'enfant n'appartient ni à la mère ni au père mais un destin, une identité régie par un ordre symbolique.

En fonction de la manière dont ce signifiant du nom du père va être présenté à l'enfant, différentes formes de structuration de la personnalité vont apparaître et se stabiliser, se spécifier. La personnalité se structure et s'organise à parti de la rencontre avec un interdit et à partir du sort qui va être réservé à cet interdit.

 

II.2> L'oedipe: Les destins de structures

Comment cela peut se manifester selon les points de fixations régressions.

En fonction de cela il y aura plusieurs risques de décompensation de la personnalité:

 

Risque d'effondrement de l'identité qu'on retrouve dans le cadre de la psychose avec une loi symbolique existante qui existe au dehors du sujet mais qui va être forclose (forclusion) à l'extérieur du système de pensée du psychotique elle n'est pas transmise dans la nature familiale.

Risques de conflits avec la loi: on rencontre cela fréquemment dans la névrose, le sujet a conscience de la loi et qu'il y a des limites à son désir.. mais ça l'embête et s'y oppose et passe sa vie à être en conflit avec cette loi qui ne lui permet pas d'obtenir la réalisation de ses désirs (refoulement) et ça génère de la rivalité, de l'insatisfaction , des quêtes de reconnaissance

Le destin pervers: Un sujet qui à tout a fait conscience de la réalité de la loi, mais qui considère que cette loi sur lui n'a aucun effet et il se protège même de la loi par un fétiche (déni).

 

Donc avec l'œdipe on a une personnalité qui s'organise, qui se stabilise.

 

III. Pour conclure

Quand on travaille sur structuration/déstructuration de la personnalité, au niveau clinique on va être amené la façon dont le sujet raconte sa détresse, sa souffrance, les conflits qui ont jalonnés son existence. L'ensemble de ces histoires à toute les époques. Cette énonciation permet de contextualiser l'histoire du cas sans se situer dans un perspective développementale, sans se situer dans un simple recueil de fait mais à chaque fois ce qui va nous intéresser c'est en quoi ces récits peuvent venir témoigner de certains points de fixations-régressions qui peuvent permettre de comprendre des répétitions, des symptômes, des impasses.

Donc dans cette perspective Freudienne du cristal on a la possibilité de voir en quoi le passé peut être déterminant sur l'actualité du sujet , sur ses choix, et par ce mode d'approche on va faire le pari de procéder par une absence d'accès direct au symptôme mais ce qui est important c'est de pouvoir les inscrire dans une histoire.

Ce n'est pas les faits en tant que tel qui nous intéresse mais une répétition qui fait qu'il existe dans la vie du sujet un fil rouge en fonction des lignes de forces et de faiblesses, d'après son style on va pouvoir comprendre les difficultés actuelles. Mais il ne faut pas juste se fier à l'actualité pour trouver ce qui a déterminé les modalités d'existence du sujet. Le symptôme n'a de sens qu'à partir du moment où on l'inscrit dans une histoire.

Il faut quand même faire remarquer que dans l'espace du travail thérapeutique le rapport à la parole évolue, il y a donc une possibilité de relecture des traces mnésiques, une possibilité de dépasser les répétitions traumatiques de certains points de fixations-régressions en les inscrivant dans une histoire, en leur donnant un sens. Les symptômes à partir du moment où ils peuvent prendre sens, parler à l'autre, perlaborer, pourront se transformer.  On pourra voir des modifications notoires au niveau de la personnalité.

 

 

 

Par JN - Publié dans : Approche psychanalytique de la personnalité
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