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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 18:03


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                                                 MATERIEL EXPERIMENTAL ICI

INTRODUCTION
Définition:

« Une attitude représente un état mental de préparation à répondre, organisé à la suite de l'expérience et qui exerce une influence directrice sur la réponse de l'individu à tous les objets ou toutes les situations qui se rapportent à cette expérience »  (Allport).
=>il s'agit d'une disposition interne de l'individu qui sous-tend sa perception et son comportement vis à vis d'un objet ou d'une situation.

Par exemple en psychologie sociale, contrairement au sens commun, on va parler d'un comportement « agressif » plutôt qu'une attitude car une attitude ne s'observe pas.
Donc l'attitude (état mental ou disposition qui va l'amener à avoir plutôt un comportement) n'est pas observable.
Autre exemple: le racisme peut-être une attitude prédisposante d'agressivité vis à vis des gens de couleurs.
Mais l'attitude prédisposerait à un comportement. Mais on ne fait pas encore le lien: un raciste ne va pas forcément démolir son voisin de couleur.

Les psychologues ont voulut:
- connaître les attitudes
- évaluer les attitudes: pour les comparer entre différents groupes de répondants

I. Les caractéristiques des attitudes

Comment se fait-il qu'on soit raciste ou tolérant àla différence de culture (ethnie/couleur..) par exemple?

Les attitudes sont:
Issues de l'expérience, de l'éducation et des interactions sociales.
Acquises et non innées.
Stables et durables.
Parfois sensibles à certains facteurs suceptibles de les t influencer (voir même faire changer).
Polarisées (positive ou négative).

Comment mesurer les attitudes?

I.1>Les échelles d'attitudes
On construit des entretiens mais l'outil de prédilection est le questionnaire métrique ou « échelle d'attitude ».
Ce questionnaire est:
Un ensemble de propositions (ou d'items) concernant un objet ou une situation.
Les sujets sont invités à indiquer dans quelle mesure ils approuvent/désapprouvent chacune des propositions.
L'attitude d'un sujet donné est définie par ses réponses aux questionnaires.

I.1.1>Echelle de Likert
Les échelles de Thurnstone & Likert sont très anciennes, mais aujourd'hui il n'y a quasiment que l'échelle de Likert qui est utilisée et depuis... rien!
Il vaut mieux prendre des échelles paires pour forcer le sujet à se positionner. (par exemple de 1 à 6 : Très défavorable, défavorable, plutôt défavorable; plutôt favorable, favorable, très favorable. Tandis que de 1 à 5 le sujet peut prendre la médiane).

LIKERT:
- « le score global de chaque sujet est obtenu par la somme des notes affectées par le sujet à chacun des énoncés »
- « C'est donc ce score global qui me permet de placer chaque sujet sur un continuum hypothétique et de mesurer soit ses attitudes, soit tel trait de personnalité ».

exemple: attitude vis à vis de l'autorité parentale:

ech.jpg


Le matériel est un questionnaire de personnalité mais le principe est le même sauf que çela mesure un trait de personnalité plutôt qu'une attitude face à un objet/situation.

Objectif: retenir uniquement les items prédictifs du score global pour les insérer dans le questionnaire définitif:
item.jpg


- Likert: un item est prédictif du score global et sera conservé dans la version finale si:
a score global fort, score de l'item fort
à score global score de l'item faible

C'est la méthode des "groupes extrêmes".
Par exemple item 7:


item2

Ici l'énoncé est prédictif: il répond à la proposition 3 de Likert.

Autre exemple (fictif):
item3.jpg

Ici ce n'est pas prédictif (ou alors c'est prédictif pour un seul groupe mais on ignore lequel).

Autre exemple (encore ficitf):

item-4-copie-2.jpg


Ici non plus cela n'est pas prédicitif.

Exemple avec notre item 6:

item5.jpg

Ici ce n'est pas significatif : il va donc falloir faire un test statistique.

Pour cela comparons la distribution observée avec la distribution qu'on aurait sous hypothèse d'indépendance:
Nous oublierons que nous ne sommes pas en effectif suffisant pour le test du Khi 2.

Distribution observé:
obss.jpg

Distribution sous hypothèse d'indépendance:

ind.jpg

Calcul χ2 :   l χ2 = ((6-5)/5)^2 + ((5-6)/6)^2
= 0,73
Notre ddl  =(colonnes – 1) x (lignes – 1) = 1 ou (k-1) x (p – 1)

Rappel : le  χ2 calculé doit > X2 théorique
Ici:  0,73< 3,84
Donc pas de différence significative, l'item n'est pas prédictif !
Si on avait eu un χ2 comme l'autre groupe de 6,24 on aurait eu une différence significative à p< 0,05 mais également à p< 0,02 mais pas à 0,01 donc on a des résultats bétons à 1% d'erreurs.

Mais cela va-t-il dans le sens de l'hypothèse?
Les statistiques permettent de dire qu'il y a une différence,mais il faut regarder si conformément à l'hypothèse cela va dans le bon sens.
Dans les items de notre échelle, on a des items qui peuvent mesurer autre chose que la rigidité ou la flexibilité: l'item 11 par ex: « d'ordinaire je vérifie plus d'une fois que j'ai fermé la porte à clef ». Cela ne mesure pas forcément une rigidité comportementale.

Les 3 composantes de l'attitude:
Un objet d'attitude réel ou évoqué, suscite une attitude qui a 3 composantes:
affective
comportementale
cognitive
atti.jpg
La dimension affective est à l'origine de l'évaluation positive ou négative  de l'objet.

Exemple de Martine (Beauvois) :
Martine va faire les soldes, et s'arrête devant une vitrine où elle voit la robe de ses rêves (composante affective).
La dimension comportementale ce sont les intentions d'actions éveillés par l'objet : Martine réfléchit à l'usage qu'elle pourrait faire de la robe: « séduire Martin » qui trouve toujours un bon prétexte pour refuser ses invitations.
La dimension cognitive est l'ensemble des informations (croyances) sur l'objet d'attitude:  elle réfléchit au prix, à la qualité du tissus.




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commentaires

patrick mila 04/11/2012 14:28


Bonjour,


 


Je voulais en savoir un peu plus car il semblerait qu'il y ait un pardoxe dans les caractéristiques que vous énoncez: stable et durable vs sensible à certains facteurs qui peuvent faire changer.
Comment résoudre ce paradoxe? Quels sont ces facteurs? Je doute du fait que les attitudes puissent être stables? Toute expérience fait changer l'individu, ses représentations et ses connaissances
(MLT); c'est par exemple le cas de la théorie constructiviste. Je ne parle pas de changement radical (même si c'est déjà arrivé: un tolérant est devenu raciste suite à un événement; notamment un
traumatisme) mais la stabilité de l'attitude est elle possible?

JN 07/11/2012 22:43



"Sensible à certains facteurs qui peuvent la faire changer" vous avez raison en effet pour les traumatismes mais il y a aussi l'engagement qui est très puissant et qui peut faire changer les
attitudes. L'individu certes est en pertpétuelle construction d'un point de vue constructiviste et même si les attitudes sont stables elles sont néanmoins issues de l'expérience (à entendre d'un
point de vue développemental).


Je ne vois pas trop de paradoxe: en gros dans la vie sociale de tous les jours s'il ne ne passe rien qui vous influence significativement, vos attitudes sont stables et durabes mais dans
certaines conditions (traumatismes, engagement) elles peuvent en effet être influencée voir même changer..



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