Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 21:15

INTRODUCTION

Ce qui va caractériser la psychose est la structure de personnalité focalisée sur le mode du maintien d’une unité d’image (d’une cohérence identitaire). Donc toute la problématique du sujet psychotique se joue autour de la sauvegarde de l’identité.

 

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Aussi un sujet psychotique n’est pas "reconnaissable", il peut fonctionner comme tout le monde, bénéficier d’une bonne réussite professionnelle, bénéficier de l’inscription au sein d’une structure familiale car il a la possibilité de se construire par adhésion quasi-totale à une norme sociale qui lui donne un statut. Pour bon nombre de psychotique, il peut ne pas y avoir de décompensation, et on a des sujets pris dans une psychose ordinaire, une "psychose blanche", et on va vraiment être confronté à une "normalité".

Pour le psychotique, et en fonction des aléas de son histoire, il est possible qu’il puisse un jour être confronté à la loi œdipienne qu’il rencontre dans la réalité extérieure:

 

La fragilité de la personnalité peut alors tout à coup apparaître, se réveiller, car dans le champ de la problématique psychotique la loi œdipienne est forclose, exclue de son système de pensée. Ce qui fait que quand le psychotique rencontre cette loi œdipienne surgit une angoisse intense qu’il ne peut contenir, penser, élaborer.

Et le cristal de la personnalité se brise face à cette angoisse, c’est ce qui va être à l’origine de la décompensation qui va se traduire de la manière suivante : on va observer une perte de contact avec la réalité avec bien souvent une mise en place d’une néo réalité (délires, hallucination) qui va faire face à cette événement qu’il ne peut penser. La psychose n’est pas un état déficitaire particulièrement avancé. Il y a une possibilité d’insertion.

 

On est dans un univers qui est radicalement différent de celui dans lequel évolue le névrosé.  Si dans la névrose le conflit est en rapport avec la loi œdipienne, dans la psychose le conflit n’est pas avec la problématique œdipienne, le conflit majeur est de maintenir un minima d’une cohésion d’image (il doit « sauver sa peau » par rapport à un autre), une sauvegarde de l’identité.

Quand le sujet ne rencontre pas la loi œdipienne, les relations précoces vont déterminer l’avenir du sujet par l’instauration de relations fusionnelles, passionnelles, parfois destructrices car la relation d’objet n’est pas stable du faot qu' il n’y ai pas de différence nette entre le moi et le non moi, cela peut même aboutir à un retrait de l’individu sur lui-même, par des angoisses très fortes (angoisses de morcellement). Cette unité d’objet est très difficile à mettre en place, à maintenir, et elle peut vaciller.

 

En terme de points de fixation régression

- Dans la schizophrénie : fixation très forte au niveau du stade oral : ce moment où les liens vont être vécus sur le mode à la fois d’une jouissance et d’une angoisse, ce moment où l’enfant se trouve véritablement pris dans un caprice de la relation d’un autre.

- Dans le champ de la problématique paranoïaque: le point de fixation-régression se trouve à la phase anale. Pour sauvegarder son identité, la relation à l’objet est très difficile à envisager car elle ne peut être vécue et ressentie que sur un mode persécutoire. Mais le rapport à l’objet est crucial car il doit être sous contrôle, car sinon il présente une véritable menace pour le sujet. Et contrairement à la problématique schizophrénique, les mécanismes de défense donnent au paranoïaque une meilleure assise pour maintenir une unité d’image.

 

Le fonctionnement par imitation

Le fonctionnement par imitation est possible car dans la problématique psychotique il peut y avoir accrochage à une image (d’un père, d’un personnage), et cet accrochage à fonction de béquille. Et cette béquille peut être opérationnelle tout au long de l’existence du sujet, elle fonctionnera au décours de l’adhésion à certains mondes extérieurs qui lui permettent de penser, de concevoir ce qu’il en est du comportement qui doit être le sien.

Tant que le sujet à des réponses aux différentes situations qui jalonnent son existence, l’angoisse est contenue. Ce modèle social, cette béquille, lui permet de penser, de trouver une réponse à différentes situations. Le traitement de la réalité extérieure se traduit chez certains par une sur-adaptation à la réalité. Tout s’organise autour des connaissances du sujet : connaissances du monde, qui le rendent logique, compréhensible. Du coup la personnalité pré psychotique fonctionne par une addition de signification avec toutes les réponses qui permettent de répondre aux questions qui jalonnent l’existence.

 

 « Quand on va poser la question de savoir ce qu’est un père, plusieurs réponses sont possibles : un géniteur, celui qui s’occupe de l’enfant, celui qui transmet un patrimoine, celui que l’enfant reconnait et adopte comme père ».

 

La connaissance est un moyen de protection de l’angoisse, un moyen de trouver une série de réponses. Mais ce ne sont que des réponses juxtaposées les unes après les autres, parfois sans véritablement de liens entre elles.

Bien souvent ce qui interroge dans le champ de la clinique sans que la décompensation n’est forcement eu lieu, c’est que malgré ce semblant de réalité, le rapport au corps reste problématique. Pour Lacan, l’abandon du corps est toujours quelque chose de suspect .

 

Moment de bascule 

L’unité d’image ne tient plus, il y a un risque d’effondrement.

Chez certains il peut y avoir un évènement qui fait rupture, et tout à coup toutes les significations acquises, toute la connaissance, ne suffisent pas à penser l’évènement. Face à une vérité nouvelle on a un individu qui n’a pas les connaissances et qui a une interrogation qui demeure. Le sujet devant l’énigme que présente cet évènement nouveau, présente un moment d’angoisse du réel qu’il ne peut traiter sur le mode imaginaire, qui ne peut prendre aucune perspective symbolique. On est alors confronté à un moment où la dissociation se met en place, face à la réalité extérieure qui reste impensable.

 

Le moment de la décompensation

Au moment de la décompensation il y a une panne : pas de réponse imaginaire et aucune perspective symbolique.

Exemple du président Schreber de Freud:

 

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 - Elision dans l’imaginaire : Cette absence de réponse dans l’imaginaire apparait au moment où Schreber  est nommé président d’une cours où il va devoir assumer une fonction de supérieur hiérarchique de collègues plus âgés que lui et qui étaient auparavant ses pairs. Cette situation n'est pas "élaborable" pour lui. Comme si il devait assumer une fonction paternelle : celle de président.Mais le problème est que cette situation il ne peut l’envisager, la penser, il n’a aucun soutien, aucun repère ("re-père" ^^) qui lui permet de la dépasser.

 - Elision dans le symbolique : Chez Schreber, à cette faille dans l’imaginaire, va coïncider une autre faille/impasse, celle qui lui permettrait de pouvoir en son nom propre élaborer, construire cette situation. Pour lui compte tenu de la forclusion de la loi œdipienne, Schreiber ne peut tenir une place de père car il ne dispose pas du signifiant de la paternité. Pour Schreber dans le discours de la mère, le père est un personnage prestigieux, ce n’est pas un symbole. L’image qu’il a du père est un personnage, un éducateur parfait. Il est soumis à cette image qu’il ne peut ni égaler, ni surpasser, ni succéder. Cette situation le conduit à ne pas pouvoir dépasser une situation inscrite au sein de la structure familiale.

 

 Le traitement de l'Angoisse dans la psychose

L’angoisse va être traitée en deux temps successifs : Perplexité et conviction.

- La perplexité:

G. Clairembeau décrit l’apparition de phénomènes élémentaires qui vont constituer une première amorce de réponse à l’angoisse. Cliniquement cela se traduit par des discours qui vont s’imposer au psychotique (comme une voix, voire un écho de la pensée, un commentaire de ses actes), ce n’est pas forcément problématique. Le soucis est que ce discours intérieur n’arrête pas. Chez Schreber, une idée lui vient dans un état de demi-sommeil : « qu’il serait beau d’être une femme entrain de subir l’accouplement ». C'est une idée qui va le boulverser. Car elle se répète et laisse Schreber dans un état de perplexité extrême.

 

Pour Clairembeau cette idée constitue véritablement le début du traitement de l’angoisse, cette neutralité à tendance à engendrer le sentiment d’étrangeté face à l’insistance de cette conviction.

- La conviction:

L’hypothèse freudienne est que le délire va avoir la fonction de donner une réponse à l’énigme. Il va y avoir un travail pour donner un sens à cette voix, pour contenir l’angoisse dans laquelle le sujet se trouve.

Schreber reconstitue un scenario qui n’est pas neutre. Pour lui la fin du monde est proche et Dieu lui confie une mission : il doit se changer en femme et il doit engendrer une nouvelle race. Pour se faire il doit entrer dans la perspective d’atteindre une pureté digne de l’élever dans cette rencontre avec Dieu. C’est Dieu qui s’intéresse à lui (dans la psychose c’est l’autre qui est à l’initiative). En dehors de l’énonciation de ce délire, Schreber est quelqu’un qui est capable de soutenir une conversation, c’est un individu brillant. Il ne rivalise pas avec le père, mais devient un complément du père en changeant de sexe, en devenant la femme de Dieu, il se situe dans un prolongement du corps de l’autre. Cette acceptation de transformation de corps identitaire est ce qui va lui permettre de constituer une descendance.

 

 

L'enjeu du délire: la question de l'ego

L'acte créateur

L’enjeu du délire ne prend pas l’aspect d’une affaire privée. Il s'agira tout à coup de témoigner d’un message reçu, l’objectif étant de le faire connaitre publiquement. L’acte créateur est l’exemple de ce destin hors norme. Il peut se manifester dans des champs différents : champ littéraire, création d’un nouveau langage… Dans chacun des cas cet acte créateur à une fonction d’égo, il va avoir pour finalité de redonner une cohésion identitaire au sujet, de compenser cette absence de légitimité d’existence en lien avec la forclusion pour trouver un statut social qui fasse nom, pour trouver un phénomène de compensation.

Schreber, une fois son délire stabilisé, décide de rédiger ses mémoires (alors qu’il est hospitalisé en psychiatrie). Il se pose comme un véritable théoricien. Son écrit, il va le concevoir avec beaucoup de rigueur. Son délire va venir se ranger dans le discours au détour de l’écriture, dans une transmission qui va lui permettre, par l’écriture, de se faire un nom. C’est cette possibilité d’existence par l’écriture qui va lui permettre de se substituer au délire.

Une production artistique, littéraire, comme une performance (professionnelle, sportive), peut véritablement constituer un nouveau fondement à la construction de la personnalité, afin de tout à coup pouvoir bénéficier d’une reconnaissance, d’un statut, afin de pouvoir procéder à la reconstruction de l’identité autour d’un nom, d’un ego. Cette reconstruction à une fonction réparatrice. C’est comme si le psychotique était là en quête d’exister autour d’un nom qui lui soit propre, faute d’avoir pu exister en son nom propre. L’ego dans la psychose à une fonction de suppléance, de compensation. Quand l’ego parvient à donner au sujet une assise identitaire, le délire en tant que tel, les angoisses, perdent de leur raison d’être. Quand cette tentative de reconstruction identitaire ne parvient pas à contenir le sujet, le délire peut réapparaitre, perdurer, et les risques de passage à l’acte peuvent être présents.

 

La question du Nom: exemple du cas Aimée

Lacan rencontre Aimée à Ste Anne. Subjugué par l’histoire de cette femme,  il décide de lui consacrer sa thèse de médecine. Contexte de sa famille : c’est une jeune femme issue d’une famille catholique assez conservatrice. Le premier malheur qu’elle rencontre c’est le prénom qu'on lui a attribué à  sa naissance ( sa mère avait préalablement accouchée d’un enfant, Aimée, qui va mourir quelques jours après sa naissance).

 

Quand Aimée parle de la relation qu’elle entretien avec sa mère, elle décrit une femme qui souffre de dépression, de symptômes de persécution. Au sein de la fratrie, sa sœur Elise va avoir une place particulière. Aimée très rapidement, très tôt, va avoir beaucoup de difficulté à accepter la vie qui est la sienne, et très vite elle rêvait d’un autre avenir, d’un autre statut, une autre image. Elle veut sortir de cette condition qui est la sienne, et son rêvé est de devenir une brillante intellectuelle.

 

Histoire D'Aimée

Premier temps: « Trahison d'une jeune poète »

Elle a 18 ans, et elle va éprouver un amour très intense pour un jeune poète qui vit dans son village. Et elle va soutenir avec lui une très longue correspondance, pendant plus de trois ans. C’est problématique car cet amour pur d’Aimée va s’avérer ne pas être réciproque. Cela va plonger Aimée dans un état de dépression sévère. Elle va se confier à une collègue, elle va en faire sa confidente. Elle va régulièrement lui raconter cette histoire d’amour, s’épancher sur sa souffrance, et cette collègue lui dit d’autant plus la comprendre qu’elle a vécu une situation similaire : toutes les deux on partagé un amour, et toutes les deux l’ont perdu. Elles pleurent ensemble. Pour Aimée, cette collègue est la représentation d’une femme idéale. Pendant 4 ans, toutes deux deviennent inséparable.

 

Deuxième temps : « La place à Elise »

Aimée va rencontrer un homme (un collègue de travail) et va décider de se marier (mariage de raison et non d’amour). Après une première fausse couche, elle donne naissance à un garçon. A cette époque sa sœur Elise, célibataire, va venir s’installer dans le couple et Aimée lui laisse une place, elle s’occupe beaucoup de son enfant, et est très présente auprès de son époux. Aimée va entendre des pensées curieuses qui lui traversent l’esprit, et elle a l’impression qu’on devine ses pensées, qu’il y a des paroles d’insultes, de moqueries, ces actes sont commentés. Ce que remarque Aimée c’est que la tonalité de cette voix ressemble fortement à la tonalité de la voix d’Elise.

 

Troisième temps : « Le roman de Pierre Benoît ».

Un jour Aimée, alors qu’elle est en fragilité, va lire le roman de Pierre Benoît : Mademoiselle de la Ferté. Quand elle lit cet ouvrage, cela fait comme une illumination dans son esprit : elle se rend compte que Pierre Benoît a décrit dans son ouvrage des épisodes propres à sa vie (l’amour pour le jeune poète, les relations intimes avec sa collègue). Elle est furieuse car pour elle, Pierre Benoît lui a volé sa vie privée, mais il a en plus publié ces moments de son existence, et en plus il se fait un nom par ce roman et personne ne sait que c’est de la vie d’Aimée dont parle Pierre Benoît.

Dans ce roman elle voit deux femmes fascinées l’une par l’autre et qui ont aimée toute deux un même homme qu’elles ont perdu. Après la lecture de cet ouvrage, Aimée va développer son « grand délire ». La famille va alors devoir hospitaliser Aimée pendant 6 mois en psychiatrie. Mais le délire ne s’arrête pas, elle est convaincue de la légitimité de sa plainte (d’être victime d’un plagia) : délire de persécution. « On lui a volé sa place, son identité. Quelqu’un s’est intéressé à elle, lui a voulu du mal ».

 

Quatrième temps : « Le départ pour Paris ».

Les années passent, la sœur d’Aimée continue à garder une place importante au sein de son couple, avec son enfant. Aimée n’occupe ni une place d’épouse, ni une place de mère. Elle est préoccupée par une reconnaissance qu’elle n’a pas eue. Elle désinvesti le champ de la sphère privée. Aimée réfléchie à comment se faire justice, réparer se qu’il s’est passé : elle va vivre à Paris (elle demande une mutation) et elle écrit un roman (le détracteur). Et ce roman dont l’héroïne s’appelle Aimée est un moyen de dévoiler au grand jour l’imposture dont elle a été victime. Mais on refuse d’éditer son ouvrage. Elle est alors dans une colère extrême, le délire augmente. Elle décide alors de rencontrer Pierre Benoît. Quand elle le rencontre, elle lui explique son amertume. Benoît est surpris par cette rencontre et il écoute, il comprend qu’elle est un peu « folle ». Tout ce passe tranquillement et ils se quittent. Alors Aimée va organiser sa vengeance autour d’un autre objet, une femme. La femme qui va faire l’objet de toute sa haine sera une actrice, Huguette Duflos, qui connait sa célébrité grâce à Benoît. Aimée veut alors tuer cette femme. Aimée fait son enquête sur la vie de l’actrice. Aimée se procure un grand couteau de boucher et le 18 avril 1931 Aimée guette et attend Huguette Duflos, avant son arrivée dans le théâtre. Elle la voit arriver elle se jette sur elle et vise le cœur.

 

Cette dernière échappe à Aimée. Suite à se passage à l’acte, la police arrive, Aimée part en prison, elle y reste 20 jours. Ce passage à l’acte va être médiatisé, on ne parle plus que d’Hugette Duflos . qui a failli être tuée par Mme. Anzieu (Aimée), elle a finalement eu son moment de gloire.

 

L'analyse de Jacques Lacan

Quand Lacan rencontre Aimée, elle est paisible, elle raconte ce qu’il s’est passé, elle n’est plus délirante. Comme si elle était revenue tout à coup dans la réalité. Ce que retient Lacan c’est qu' Aimée s’attaque à une image de vedette, elle s’attaque à une femme alors qu’elle aurait dû être à cette place (problème narcissique). C’est une question de disqualification de l’image, qui est en fait ancienne chez Aimée (dès sa naissance : elle est née après une enfant morte dont elle porte le prénom), elle n’a pas de statut, elle n’a pas de place, elle est à la place d’un autre, elle a aussi rencontré cette disqualification de l’image dans son amour avec le jeune poète, dans la relation qu’elle a avec sa sœur ainée.

 

On a l’impression que dans l’histoire d’Aimée, il y a une impossibilité de s’inscrire dans une filiation, elle n’a pas de place à part entière dans sa fratrie, dans son couple et dans sa place de mère. Lacan émet l’hypothèse que chez Aimée le complexe fraternel (complexe d'intrusion) n’aurait pas été dépassé. Aimée serait restée dans une place ambivalente dans son rapport avec sa sœur ainée. Il y a une fascination pour cette sœur et en même temps un sentiment de haine. Elle a une image qu’Aimée convoite, un statut qu’elle n’a jamais pu trouver. Lacan émet aussi l’hypothèse qu’il y a une transposition de cette relation de convoitise et de haine avec Huguette Duflos.

 

Aimée est véritablement prisonnière d’une position narcissique, d’une tentative de maintenir une image pour se protéger d’un intrus, d’un éventuel persécuteur (problématique narcissique). L’absence de régulation par la loi œdipienne n’a pas permis à Aimée d’être délogée de cette fixation à ce sentiment d’intrusion qu’elle a vécu. Et du coup dans la vie d’Aimée l’ensemble des éléments qui vont jalonnés son histoire vont venir fonctionner sur le mode d’une projection. Aimée va devoir éliminer une rivale.

 

Ce qui va intéresser et surprendre Lacan c’est cette brusque guérison. Le fait qu’Aimée soit tout à coup devenue un personnage public a fait que le délire a pris fin. L’histoire d’Aimée à été évoquée au grand jour. Par cet acte Aimée à réussi là où son écriture à échoué. L’hypothèse que va proposer Lacan est de considérer qu'en passant à l’acte Aimée s’est guérie, et le plus important dans ce passage à l’acte est qu’il s’agit avant tout d’une possibilité d’inscrire sa plainte dans le social. Aimée à souvent été disqualifiée dans le privé, et l’une des perspectives dans lequel le sujet peut s’inscrire dans le champ de la psychose est de se faire un nom dans le public à défaut d’en avoir eu un dans le privé.

Par JN - Publié dans : Approche psychanalytique de la personnalité
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