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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 22:57

    autisme-enfant.jpg

INTRODUCTION
Quelques principes

L'enfant avec autisme est aussi un enfant, à ce titre, il doit bénéficier des mêmes conditions éducatives que les autres enfants.

A une condition:
- Que cette immersion dans le monde ordinaire soit accompagnée, c'est le rôle de la tutelle.
- Une inclusion mal organisée peut être délétère si mal effectuée.

Un enfant qu'il faut en prendre en charge:
On ne connait pas l'origine/ la cause de l'autisme, ni la diversité des évolutions ni de thérapies miracles. L'autisme n'est pas une maladie puisqu'il n'y a pas de causes cliniques connues. On ne va pas parler de « thérapie » mais d'intervention ou prise en charge ou accompagnement éducatif dans un contexte favorable. Il n'y a pas de thérapie au sens médical du terme.

Fort de ces principes:
Si on ne peut pas parler de maladie ni de thérapie on comprendra aisément que tenter d'apprécier l' »efficacité » d'une prise en charge au sens de l'efficacité d'un traitement n'a pas beaucoup de sens. Par contre on peut essayer de comparer entre eux des contextes d'apprentissage, on peut essayer de repérer des facteurs d'aggravation...

Ce vers quoi il faudrait tendre:
Une individualisation des prises en charge. Plutôt que de parler de « programmes » il conviendrait de fabriquer des solutions individualisées qui prendrait simultanément en compte les niveaux de compétences de l'enfant, les caractéristiques des milieux d'accueil et la coordination des différentes interventions.

I. Diagnostic
On n'a pas de marqueurs pour diagnostiquer mais un ou des comportements On se base donc sur l'observation de ces comportements. On ne voit rien de manière chimique ou physique (molécules, IRM).
C'est un syndrome défini par une triade de symptôme:

cer2.jpg
La communication: ce n'est pas comme interagir, ça porte sur les outils de la communication, si on n'en dispose pas de ces outils on va avoir un trouble de la communication (verbale, linguistique).
Une limitation des intérêts et comportements répétitifs: une enfant autisme plutôt que jouer avec la petite voiture la fait tourner sur le dos de manière inlassable.
Trouble des interactions (je te regarde pas)

Trouble des interactions , trouble de la communication + Intérêts restreints et comportements répétitifs = une triade indispensable pour diagnostiquer l'autisme.
Pourtant un autiste sur le plan clinique n'a rien à voir avec un autre...

II. Une diversité de tableau clinique: les troubles envahissants du développement
Le trouble va se décliner et changer selon la pression du développement.
Le terme psychose ne veut pas dire grand chose.
On peut avoir l'autisme de manière latente, et développer cela après un élément déclencheur on peut s'y enfermer.

II.1>Autour de l'autisme
Le syndrome de Rett:
Développement normal jusqu'à 5 mois . La petite file va se tortiller les doigts, perdre ses acquisitions. L'origine est génétique.
Syndrome d'Asperger
Ce sont des autistes sans retard mental, des autistes de « hauts niveaux »
Autisme atypique
Les TDE (Troubles dégénératifs de l'enfance)
Des enfants avec un développement normal puis ensuite développement 'une démaence.
Les troubles envahissants du développement non spécifiques (TED-NS)
Ils ne colle ni avec l'autisme, ni avec l'Asperger, ni avec le Rett.

Comment faire éclater ces catégories et adopter une logique continue?
Classer les sujets particuliers sur un trait et les classer selon l'intensité et définir l'intensité du trouble (image: the autism spectrum).

Le problème est quand on arrive à des sujets « limites », si on est dans une logique catégorielle on les classe dans l'autisme mais concrètement sur le plan continu ça pose des difficultés.

II.2>Signes ou syndromes souvent associé mais non cités par les classifications diagnostiques
L'autisme pur est rare.

Le constat clinique nous amène a voir que c'est associé à d'autres pathologies/psychopathologies mais:
- Troubles anxieux dans 50% des cas
- retard mental dans 50% des cas
- Troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité
- Auto-mutilations, agitation
- îlots de performance (rain-man) mais qui ne servent souvent à pas grand chose

Anomalies somatiques souvent associées:
- Epilepsie (20%)
- Troubles des coordinations motrices
- Troubles auditifs
- Troubles visuels: sévères (3,7%) et modérés (19,3)%
- Anomalies du morpho-phénotype (yeux ou nez ou oreille ou menton ou etc pouvant être positionnés bizarrement) ces anomalies sont toujours d'origines génétiques.

II.3>Illustrations vidéos
Clara, 4 ans (vidéo vue en cours)

- Elle n'a pas d'outil pour la communication, elle n'a pas de langage et produit des mots quui n'ont pas de sens.
- Au niveau des interactions sociales, elle ne la regarde pas, ne sait pas pointer
- On lui donne un jouet et elle se fiche du nouveau elle veut reproduire l'ancien stéréotypies avec le jouet d'avant

Théo, 7 ans (vidéo vue en cours)

- Intérêt restreint: les plantes carnivores et seulement les plantes carnivores
- Niveau communication, il tourne le dos à son interlocuteur n'est pas capable de mimer

•  Poly-symptomatologie

  





III. Développement
III.1>les bébés à risque d'autisme sont moins communicatifs

En général le diagnostic d'autisme se fait vers 4 ans, cependant on peut trouver certains marqueurs d'alerte  auparavant.
Dès 12 mois: pas ou peu de babil , ni de gestes pour s'exprimer, ni de réponse au prénom:
A 18 mois: pas de « petites phrases »
A 24 mois: régression des interactions ou du langage et inquiétude des parents pour le langage et les interactions de l'enfant
Un problème fréquent: affecte 4 garçons pour une fille


III.2>Trouble et prise en charge
Précocité-plasticité cérébrale-Vicariance
Il faudrait intervenir précocement car c'est à cet âge que la plasticité corticale est la plus importante ainsi que la vicariance: donc il faudrait intervenir tôt.
Mais malheureusement impossibilité de faire un diagnostic avant 2 ans.

III.2.1>Les conduites à tenir devraient être:
Globales: prendre en compte tous les aspects développementaux et travailler en simultané sur plusieurs aspects (langage, psychomotricité etc)
Durables:
Adaptées à chaque âge : dre « il est sorti de son autisme » ne veut rien dire même si l'évolution fait changer la forme de l'autisme
Héterogènes: Différence entre Théo et Clara par exemple
•  Impact famille: la qualité de vie des parents est affectée et des parents ont leur mots à dire. Ce n'est pas la faute des parents contrairement à ce que dit la psychanalyse. Justement ce sont les parents qui font le travail et subissent.

Ce n'est pas juste l'intervention psychologique qui va aider l'autiste mais une intervention globale de plusieurs facteurs.


III.2.2>Besoin des enfants avec autisme
Même s'ils ont des troubles de la socialisation il faut les socialiser. La famille sera donc présente et des formations devront être dispensées pour les parents.
Santé: ces enfants aussi peuvent être malades sur le plan somatique et psychologique et ils doivent avoir accès aux soins de la même manière que n'importe quel enfant (ne pas faire une anesthésie générale qui bousilleront encore son cerveau). L'état de santé des adultes autistes est pitoyable.
Scolarisation (apprentissage): D'après la loi de 2005 comme les autres enfants. « apprendre à apprendre » il en restera toujours quelque chose. Malgré la atigue subit à cause de l'autiste il va falloir maintenir un niveau de stimulation, d'apprentissage.

III.2.3>Comment classer les prises en charge
III.2.3.1>Selon le lieu:
LA MAISON (HOME)
- Domicile parental (home based program)
- Intervenant à domicile rémunéré par les parents
- Pourquoi ne pas créer des intervention  nouvelles/ des métiers nouveaux?
CENTRE
- Centre spécialisés: expertise du personnel et cohérence
ECOLE

III.2.3.2>Selon l'objectif:
GLOBAL
- Comportementaux
- Educatif
- Eclectique

LIMITE
- Comminication
- Pro sociale


III.2.3.3>Selon l'intensité de prise en charge:
  FORTE/FAIBLE INTENSITE?

III.2.3.4>Selon la nature des « programmes »:
Comportementaux (comportements pivots, éducation à la vie quotidienne)
Développementaux (fonctions psychologiques comme regarder, pointer du doigt, communication)
Educatifs (compétences d'apprentissage dasnsle cadre scolaire)

III.2.3.5>Prise en charge éclectique:
On somme le temps de prise en charge accordé à l'enfant. Apprécier les résultats de l'ensemble des interventions:
Educative, développementale, psychodynamique, cognitive....

II.2.4>Des preuves d'efficacité limitée

Recherche bibliographiques standardisée des articles publiés entre 1196 et 2006, en anglais ou français:


tablii.jpg

Résultats d'une étude sur Montpelleier (2008), echantillon 77 enfants:
- Effets significatifs de prises en charge en 1 an: Quelle prise en charges marchent?
- Le scolaire développe l'autonomie (remonter le pantalon),  atténue l'autisme (dans le sens de l'isolement social)
- La prise en charge spécialisée c'est elle qui intervient sur la socialisation

III. Propositions
1.Inclusion (l'école doit être le noyau central de la coordination et prise en charge de ces enfants), modifier les pratiques pour l'intégration d'un enfant autiste

2.Accompagnement de parents
3.Prise en charges spécialisées: Des progrès à faire sur des questions théoriques et pratiques

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