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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 22:28

Tout au long de notre existence nous devrons faire face à des problématiques spécifiques ("je voudrais faire ça plus tard, mais je dois gérer cet intervalle, de maintenant à plus tard, en faisant face à des difficultés immédiates ou ultérieures).

Exemple: Vais-je être sélectionné à mon concours?  Le fait d’y penser me fait frissonner (tension) mais je devrais mettre en œuvre des stratégies pour atteindre mes objectifs et réduire ce stress.

Une grande part de conscience : je pense à la situation, aux caractéristiques du problème, ais-je les ressources ?

Soit on fuit le concours, soit on travaille 3 fois plus.

 

Comment nous psychologues pouvons nous-conceptualiser ce processus ? Comment le sujet résout ses problèmes (existentiels ?).

Donc, voici le modèle du coping!

 

I. NOTION DE STRESS:

« Stress »= tendre (ou mettre en tension).

Ce terme n’est pas en soi pathologique et n’est pas psychologique à la base (mécanique : un corps physique peut manifester une force interne de résistance à une force contraire qui tend à le déformer).

Au niveau psychologique : c'est un phénomène déclenché par toute émotion, impliquant des changements biochimiques et des facteurs psychologiques .

 

I.1>SGA: Syndrome général d'adaptation (Selye, 1956)

Il a étudié le stress .

 

Il a mis expérienté sur des souris de diverses manières dont l'injection de puissants allergènes (comme l'haptène) Aussi voyons comment interprète Seyle la réaction des souris fac à des chocs élecriques aléatoires.

 

Réaction d’alarme : l’animal ressent le choc électrique (ignorer ce « 24heures »). La défense (chercher à fuir, sortir) se caractérise par la haute montée de la courbe jusqu’à atteindre un certain pallier maximum ou il sera stressé au maximum.

Phase de résistance : On subit la situation stressante, on essaye de mettre en oeuvre tout ce qu’on peut faire pour fuir survivre, l’animal saute, s’arrête, cherche à s’enfuir jusqu’à…

Phase d’épuisement : réaction de soumission, l’animal ne tente plus de fuir la source de stress.

 

Ce modèle des années 50 est pertinent sur un plan physiologique mais pas tellement psychologique.

 

I.2>Eustress & Distress

Seyle modifie son modèle en intercalant la perception du stress entre le stress et le comportement. Quel sens va-t-on donner au stress ? Positif ou négatif ? 

« Eustress » : stress transformé, utilisé de manière positive (perçu positivement, challenge), générateur de comportement d’affrontements. (je pense évaluer la pression universitaire comme positive car elle me permet de bien travailler)

« Distress » : stress comme affect négatif (frustration, sentiment d’impuissance, « ce n’est même pas la peine que j’essaye »). Générateur de comportement de fuites et d’évitement.

 

II. LE COPING

II.1> Généralités

(Lazarus & Folkman) : « l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux destinés à maîtriser, réduire ou tolérer les exigences internes ou externes qui menacent ou dépassent les ressources d’un individu (to cope= faire face) ».

Modèle général:

 

001.jpg

 

Qui dit stress dit stresseur. Un stresseur est par exemple : « réussir ses examens ». C’est un évènement source de stress. Ce stresseur on va le percevoir, l’analyser, prendre conscience des conséquences de l’évènement c’est la « perception du stress », ou « stress perçu ».

Selon cela il va y avoir une différence d’interprétation de la situation. 2 personnes différentes peuvent percevoir différemment la situation, certains plutôt positivement d’autres plutôt négativement. On va donc mettre en place notre manière d’y faire face ou « stratégies de faire face » ou « coping ».

Puis on va développer un comportement pour mettre en action notre plan ça peut être : « j’affronte » ou « je fuis ».

 

II.2> Apports et intérêts du coping

 

Rappel du modèle comportemental:  Stimulus>???>Réponse.
Le psychisme étant la variable intermédiaire (la boite noire des béhavioristes), on va tenter d’étudier la transaction entre le stimulus (l'environnement) et la réponse (ensemble des comportements) par un modèle qui va tenter d'expliqer ce qui se passe dans epsychisme (boîte noire des béhavioristes).

002

 

Ce modèle permet d'envisager la relation sujet/environnement comme une transaction. Réaction subjective selon chaque individu (critique modèle S-R)

L'ego psychology: base élaboration des processus de transaction mais limité par sa focalisation sur la conscience ( mécanismes de défense?)

II.3> Formes et stratégies de coping

003.jpg

 

II.3.1> Fomes (ou natures) de coping 

De nature cognitive: elles vont avoir pour objectif de réduire l’état de tension interne:  avant de résoudre le problème on cherche comment se calmer (stratégie de coping interne où on est l’objet) Cette stratégie de coping visant le « monde interne » va modifier nos représentations. Volontairement on utilise nos ressources cognitives pour modifier nos contenus mentaux donc modifier la signification qu’on donne aux événements.

De nature comportementales: Mettre en œuvre des comportements visant à résoudre les problèmes. Agir pour modifier la situation.

 

II.3.2> Stratégies de coping

 Il y a le « fight » (affrontement) ou le « fligh » (fuite).

Le choix entre ces 2 formes de stratégies (fight ou flight)  dépend du niveau de contrôlabilité de la situation stressante. Il n’y a pas de « meilleure stratégie » le but étant de résoudre le problème en restant en vie (adaptation).

Dans certains cas il vaut mieux « fuir » (danger), même si on a l’habitude d’agir (si on est "bagarreur") pour maximiser les chances de rester en vie. Ce qui va contribuer à influencer notre choix c’est notre niveau de contrôlabilité de la situation (LOC : Locus of control, interne ou externe).

 

Illustration LOC/Stratégie de coping

Je veux rentrer chez moi mais il y a des voyous sur le chemin  si je considère quela situation est sous mon contrôle (LOC interne) stratégie de fight: je les ignore car je dois rentrer chez moi et je suis pressé. Ou alors je considère que la situation n'est pas sous mon contrôel et que je ne peux rien faire face à ces voyous (LOC externe)stratégie de flight: je fais un détour. Il n'y a pas de « bonnes » ou « mauvaises » stratégies.

 

=> Selon le LOC  s’il est externe cela va favoriser les stratégies de fuites (je contrôle rien, je ne peux rien faire, rien n’est sous mon contrôle) et s'il est interne cela va favoriser les stratégies d'affrontement.

 

 

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commentaires

Alex 07/06/2017 17:11

Etudiante en L3, je peux vous dire que votre article est génial. Il est simple de compréhension un vraie bonheur !

alain 27/09/2015 12:04

La prévention des risques psychologiques au travail par les techniques de coping sont utiles pour maintenir un bon état de santé physique et psychique des travailleurs, notamment lorsqu’ils sont soumis à des risques d’agressions verbales et/ou physiques répétées (transports publics, éducation nationale, secteur sanitaire et social …) : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=486

JN 16/10/2015 00:26

Merci pour votre lien

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