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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 14:25

Hypothèse générale
On aura une attitude d'autant plus favorable à l'égard d'un objet social, après avoir argumenté en faveur de ou défendu publiquement cet objet.

Méthode

Participants: Eleves de L2 psycho du TD de psycho sociale le mardi de 17h15 19h15 en préfa 1.3

Matéreil expérimental: ICI

Procédure:

Il s'agit ici d'étudier le changement d'attitude par l'engagement. Il convient de constituer 2 groupes:
Nous supposons ici (allez savoir pourquoi) que les élèves auront une attitude de base de type aversif envers les chasseurs.

On a utilisé un plan d'observation avant/après avec groupe témoin.

Un plan avant/après?

Un ensemble de sujets qui répondent donc au même test puis on partage ce groupe en 2.
Dans un groupe on introduit une variable et pas dans l'autre donc VI inter (« absence »; « présence).
Ici c'était la production publique d'argument en faveur de la chasse/des chasseurs.
Donc le premier groupe était le groupe expérimental et le deuxième le groupe témoin.
On dit que la VI va avoir un impact sur les scores globaux des sujets.

 

On prend 2 fois la même mesure avec le même instrument ici : différenciateur sémantique d'Osgood  qui consiste à étudier le sens d'un concept chez des sujets.
La consigne est chaque fois la même: positionner dans l'échelle les connotations que le mot ou le concept entraîne dans l'esprit.
Ce sont des échelles antinomiques bipolaires (exemple: chaleureux/Froid).


- Un groupe expérimental : il se verra remplir  une échelle d'attitude (cf matériel expérimental)  envers les chasseurs, ensuite ils devront publiquement produire des arguments en faveur des chasseurs (genre : « ils protègent l'écologie » ou « ils maintiennent les traditions » etc). Après un laps de temps où ils seront invités à faire une pause, ils reviendront remplir une seconde fois l'échelle d'évaluation.


- Le groupe contrôle quant à lui devra remplir aussi 2 fois l'échelle d'attitude envers les chasseurs mais en revanche n'aura pas à produire publiquement des arguments en faveur des chasseurs.

Plan expérimental:

VI (inter): «Production d'arguments en faveurs des chasseurs entre 2 évaluations d'attitudes »:OUI VS NON.

VD: Evolution du score d'attitude concernant les chasseurs

Hypothèse opérationnelle:

"Si le fait de produire des arguments en faveurs des chasseurs entre 2 évaluations d'attitudes influence l'attitude alors on devrait observer une évolution favorable de l'attitude moyenne dans le groupe expérimental"

Résultats:

tablo-copie-2.jpg

Moyenne témoin:
- avant: 38,5
- après: 38,9

Moyenne expé:
- avant: 37,9
- après 40,4

On est passé de 37,9 à presque pile la moyenne de l'échelle (40,5):

grf.jpg

Nos résultats semblent montrer clairement que l'engagement en faveur des chasseurs produit une modification d'attitude favorable dans le groupe expérimental. Il faudrait compléter cela par des tests statistiques pour valider les résultats.

 

THEORIE:   LE CHANGEMENT D'ATTITUDE

Ca vient d'où?

Théorie de la dissonance cognitive: (Festinger): Tout ce que nous pensons ce sont des cognitions. Et elles sont consonantes. Mais quand 2 cognitions sont en compétition elles sont dissonantes. On est donc dans un état de dissonance. LA situation de dissonance on la vit chaque fois qu'il y a des cognitions incohérentes entre elles. Situation typique : conflit entre nos attitudes et nos comportements. L'état de dissonance est insupportable pour le sujet et va essayer par tous les moyens de le réduire. Je sais que fumer ça donne le cancer mais je fume (dissonance)

On en sort comment?

Plusieurs stratégies:

On adapte nos comportements (exemple: "j'arrête de fumer")
On change nos attitudes (« bah faut relativiser tout ça, le cancer ça s'attrape pas comme ça, ils exagèrent... »)

Cette deuxième stratégie est la plus fréquente!

Expérience de Festinger & Carlsmith
On fait faire 2 tâches très fastidieuse à des  sujets: après les sujets les perçoivent effectiveent très ennuyeuses.
Ensuite on leur demande de carrément participer en tant que compère pour aider le chercheur: il faut raconter aux gens que les tâches sont intéressantes.
Le sujet va donc commettre un acte contredisant ses opinions. C'est un état de dissonance.
Dans un deuxième temps on leur refait remplir le questionnaire et ils trouvent que les tâches sont beaucoup moins ennuyeuses qu'au début (ils ont réduit la dissonance).

- « Le changement d'attitude n'est pas conscient ».

- Il  est provisoire.
- La dissonance est un état physiologique.

Quels ingrédients pour la dissonance cognitive et le changement d'attitude?

Il faut que le comportement ait un côté aversif. On doit être amené à faire commettre des actes dont les conséquences ne sont guère appréciés par les sujets.
Le fait que le sujet assume la responsabilité de ses actes: responsabilité individuelle incontestable. « je fais ça pour un euro je suis en conflit mais si je le fais pour 15 euros j'estime que mon travail mérite salaire et donc pas de dissonance, je vais légitimer mon comportement »
Le sujet doit ressentir un état de malaise psychologique et physiologique l'activation physiologique se mesure par conduction électrodermale, pression artérielle dans l'expérience de Festinger il y a eu augmentation physiologique chez les sujets libres de prendre partie pour la peine de mort et non ceux qui étaient contraints.
Il faut attribuer le malaise au comportement contre-attitudinal. (Zanna & Cooper 1974).

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